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Par la rédaction

Investissements étrangers

Une présence renforcée en France

Contrairement aux idées reçues, la France reste bien plus ouverte aux groupes étrangers que ses principaux voisins, et plus particulièrement dans l’industrie.

Selon une enquête de l’Insee, 1,9 million de personnes dans l’Hexagone travaillent pour des groupes étrangers (chiffres 2003), soit un presque doublement des effectifs en dix ans, hors secteur financier et administrations. Une ouverture plus réduite en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, avec seulement un salarié sur dix. Aux États-Unis, le chiffre est d’un sur vingt. Et en dix ans, ce sont 9 000 entreprises qui ont été acquises par des groupes étrangers.
En termes de présence, les groupes américains arrivent en tête, avec 430 000 salariés, suivis par les entreprises allemandes, avec 280 000 employés et 2 600 filiales. Du côté de l’Asie, c’est le Japon et ses 49 000 salariés qui s’adjugent le premier rang. L’enquête note que fin 2003, la Chine ne détenait qu’une vingtaine de filiales et 1 100 personnes. Une situation qui a dû largement évoluer depuis.
L’industrie reste favorite des investissements et des emplois dépendant de groupes étrangers, avec la moitié des salariés concernés ; mais elle couvrait encore les trois quarts de ces emplois en 1993. La part des services et du commerce va croissant : les effectifs sous contrôle étranger ont ainsi été multipliés par 3,7 et 2,8 respectivement en dix ans, avec un 400 000 personnes au total pour chaque secteur. Enfin, les 17 900 filiales de groupes étrangers réalisent 17 % de l’ensemble de la valeur ajoutée nationale, un chiffre qui atteint les 28 % dans l’industrie.

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