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La Lettre des Achats - Septembre 2003 N°109
Septembre 2003

Tendances

Actualités

Marché de l’emploi aux achats
La crise touche aussi les acheteurs

Françoise Combelles, directrice des achats et de la logistique, RATP
“ Importer une véritable culture économique avec le recrutement externe ”

Les secteurs qui recrutent
Le public prend la main

Recrutements aux achats
Une inadéquation entre l’offre et la demande

Alcatel
Des économies de 15 à 20 % avec les enchères électroniques

Apeca
Une association pour le développement des cartes d’achats

Organisations achats en Europe
Des stratégies achats semblables sur le fond mais différentes dans la forme

Par la rédaction

Recrutements aux achats

Une inadéquation entre l’offre et la demande

Ce n’est pas exclusif à la fonction : le marché du travail aux achats est victime d’un problème d’adéquation entre l’offre et la demande, notamment pour les acheteurs fraîchement diplômés. Les directions générales ont du mal à concevoir que la fonction achats nécessite des personnes diplômées. Et avoir un service qui ne comporte que des cadres pose un problème aux directions des ressources humaines : comment expliquer cette particularité par rapport aux autres services ? De plus, de nombreux jeunes gens sortent des écoles avec des diplômes de niveau bac + 4 ou 5 et l’objectif d’exercer des fonctions de management, mais les postes se font rares. Et les tâches quotidiennes, moins séduisantes, ne trouvent pas d’exécutants : « Il y a une certaine désillusion des jeunes quand on leur demande d’accomplir ces travaux. Ils sont largement moins "sexy" que la réalisation d’une stratégie achats », ajoute Ghislaine Caire. Les entreprises manquent de personnel avec un profil de type bac + 2 pour le suivi des fournisseurs, des contrats-cadres ou la rédaction des commandes. En somme, le nombre d’approvisionneurs est insuffisant.

Une difficile mobilité

De plus, les entreprises sont hésitantes sur l’embauche de jeunes acheteurs : « Elles renâclent car elles doutent de leur formation. En cette période d’incertitude, elles sont plus frileuses, ont plus d’exigences et du même coup mettent un bémol à l’emploi de jeunes diplômés », ajoute la consultante. Autre difficulté : la mobilité géographique. Les candidats acheteurs sont prêts à accepter des postes à Paris et dans les grandes métropoles comme Nantes, Lyon ou Bordeaux, mais rechignent à déménager vers des villes comme Dunkerque ou Brest, alors que des postes, souvent très intéressants, sont à pourvoir. « Ce n’est pas un problème simple pour les candidats mais ils doivent y réfléchir », conseille Ghislaine Caire. Un premier emploi en région pour un grand groupe peut être une manière de l’intégrer puis de revenir ensuite dans une agglomération plus attractive. Des entreprises comme Daddy proposent des salaires très intéressants pour des postes d’acheteurs dans des zones un peu reculées comme la Beauce. « Je dis sans cesse aux étudiants que s’ils ne sont pas mobiles, ce n’est pas la peine de travailler dans les achats. Et qu’importe le lieu géographique, un premier emploi est comme un stage, c’est un tremplin », ajoute Natacha Tréhan de l’ESA. La diversité de la fonction et des entreprises qui se lancent dans des politiques achats nécessite un panel de profils très différents et comme le conclut la responsable de la formation du Desma : « Cette diversité fait la force de notre métier ».

Par la rédaction

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