Publicité
La Lettre des Achats - Juin 2002 N°96
Juin 2002

Tendances

Baromètre emploi

Un mois de mai sous les ponts

Par la rédaction

Un mois de mai sous les ponts

Avec 116 annonces, mai illustre la continuité du mouvement que nous connaissons depuis le début de l’année, avec un panel d’offres autour de 100 à 150, sans toutefois tomber plus bas. Ce mois-ci, les acheteurs rassemblent à eux seuls 76 offres, soit 65,52 % de la demande totale. Les responsables de services achats représentent 36 offres sur la quarantaine destinée aux fonctions de management. Autre répartition, les postulants devront travailler en région pour 58,6 % des postes. Parmi les 48 offres situées en Île de France, seule une douzaine sont sur Paris.
Nous avons consacré l’un des dossiers de ce numéro aux solutions des éditeurs d’ERP et aux outils dédiés aux acheteurs. Si, dans ce domaine, l’offre est pléthorique, les annonces n’en rendent pas – encore ? – compte dans leurs exigences. Et si la connaissance des outils bureautiques de base, Word, Excel et PowerPoint, paraît aller de soi, elle est prolongée, dans une douzaine d’annonces, d’exigences plus pointues. C’est le cas de Pierre Fabre Médicament qui recherche un acheteur matières premières « ayant une connaissance SAP ». D’autres, comme Aventis Pharma, placent la barre plus haut en demandant la « maîtrise de SAP ». Dans la chimie, ceci est d’autant plus vrai que les achats de matières premières transitent par les ERP. Mais ces critères de sélection reflètent aussi le déploiement des solutions logicielles initiées par les grandes entreprises et dont l’utilisation devient un passage presque obligé.
Cela amène à un autre constat lié au précédent : l’implication grandissante des acheteurs dans la chaîne de production et la supply chain. Les annonces le montrent, comme celle émise par Aubert & Duval Holding (produits métallurgiques de haute technologie) qui recrute un responsable achats ayant « un rôle primordial dans l’efficacité et la performance de la supply chain ». Le pilotage de l’équipe d’approvisionneurs, la liaison avec les clients internes ainsi que la mise en œuvre de la politique achats font aussi partie de son contrat. Preuve, s’il en était besoin, que les services achats doivent collaborer et que leurs efforts s’inscrivent au sein d’une politique corporate visant à mutualiser les volumes. Car l’acheteur ne se contente plus de réduire les coûts et de négocier les contrats, il a un rôle clé dans la politique de l’entreprise et la mise en place de la stratégie corporate, il satisfait aux exigences des clients tant internes que finaux et il participe à l’optimisation de la supply chain. D’ailleurs, ces conclusions, vous les retrouverez, plus détaillées, dans notre dossier central qui brosse un portrait des 60 premières organisations achats françaises. Et si les organisations concernées sont précurseurs, elles n’en sont pas moins représentatives de la tendance de fond qui touchera, tôt ou tard, les services achats. 

Par la rédaction

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°295 - Juillet - Août 2020

Le catalogue

Le catalogue Silex

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play