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Par la rédaction

Outils maison ou ERP ?

Concernant les systèmes d’informations achats, les PME sont inégalement équipées. La majorité dispose d’outils maison (conçus, mis à jour et entretenus par leur direction informatique), ne couvrant pas toutes les missions de la fonction achats. La Française des Plastiques et ses trois informaticiens ont par exemple développé une solution qui permet de traiter les besoins d’achats, de suivre l’évolution des prix et de gérer les approvisionnements. Le service informatique de Pouchard Tubes a élaboré un outil achats qui assure le sourcing, les approvisionnements, la gestion des stocks et la mesure de la performance. « Très souvent, les petites entreprises n’utilisent que des fichiers Excel. Une solution à moindre coût qui ne permet pas une analyse fine des dépenses, une gestion rigoureuse du panel et un partage fluide des informations entre services. Les ERP et les outils spécifiques aux achats leur font peur », observe le consultant achats en PME Jérôme Greff.

Des fonctionnalités partielles


Pourtant, certaines PME ont déployé un ERP, même si elles ne disposent pas de toutes les fonctionnalités achats. Celui de La Fonte Ardennaise permet d’analyser les dépenses et le panel par familles achats, de gérer les approvisionnements et d’automatiser les indicateurs de performance. Il n’assure pas le sourcing, ni le traitement électronique des factures. Une solution spécifique aux achats d’électricité assure le suivi de la consommation et des déplacements de puissance. Chez ERA-SIB, l’absence de service informatique interne ne permet pas d’exploiter tout le potentiel de l’ERP (qui devrait d’ailleurs être remplacé dans les prochains mois), notamment pour l’évaluation de la performance achats.
Les entreprises, ayant grandi via de grandes opérations de croissance externe, doivent faire face à un autre problème : l’existence de plusieurs ERP. Plastivaloire, qui a acquis quatre sites de Key Plastics en 2009 et le groupe Bourbon en 2011, dispose aujourd’hui de trois ERP, dont les données sont harmonisées par la direction des systèmes d’informations. « Ce qui permet tout de même d’obtenir une vision globale des dépenses, de centraliser le sourcing et de verrouiller les commandes des usines en termes de fournisseurs et de tarifs », précise le directeur des achats, Sébastien Gallais.

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