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La Lettre des Achats - Mars 2014 N°225
Mars 2014

Par la rédaction

Moins de contraintes, plus de réactivité

Beaucoup de managers achats en PME ont fait leurs premières armes dans la fonction au sein des grands groupes. Ils semblent plutôt satisfaits de l’évolution de leur carrière et ne regrettent pas leur choix d’avoir intégré une organisation plus modeste.

Les directeurs achats de PME louent en premier lieu la réactivité et le pragmatisme dont font preuve leurs entreprises. « Nous décidons rapidement et ne reproduisons pas des schémas préétablis. Nous jugeons au coup par coup. Nous devons nous adapter en permanence aux différentes situations », témoigne Laurent Eusen, responsable achats de La Française des Plastiques. « L’actionnariat familial à long terme favorise la stabilité des managers et une chaîne décisionnelle courte. Le cap ne change pas tous les deux ou trois ans et les décisions sont prises rapidement. Notre PDG reste facilement accessible. Nous ne suivons pas non plus les concepts théoriques à la mode dans les directions achats des grands comptes, comme la réduction aveugle du panel, la part d’achats minimum en pays à bas coûts ou encore les enchères inversées. Nous développons une vision durable de la fonction », défend le directeur des achats de Plastivaloire, Sébastien Gallais.
Souplesse des process
Les responsables achats de PME évoquent également une certaine liberté de fonctionnement, permise par une plus grande souplesse des process. « Il y a moins de contraintes et de lourdeur administrative que dans les grands groupes. Nous profitons d’une plus grande latitude dans l’accomplissement de nos missions, dans l’engagement des dépenses par exemple. La direction générale nous fait entièrement confiance », relate Michel Beaumont, directeur des achats de La Fonte Ardennaise. Pour Laurent Eusen de La Française des Plastiques, « tout est très cadré et formalisé dans les grandes entreprises, avec des procédures rigides de validation. Il faut avant tout améliorer les indicateurs de performance, même s’ils vont à l’encontre du bon sens. En PME, nous sommes plus libres, donc plus inventifs. Nous n’hésitons pas à travailler avec de petits fournisseurs innovants, même si cela gonfle le panel. »

Manque de moyens et de volumes d’achats


Pour autant, les managers achats de PME reconnaissent les difficultés liées au manque de moyens et de volumes d’achats. Majoritairement, ils préfèreraient bénéficier d’équipes plus étoffées, d’un contrôle de gestion achats digne de ce nom et de systèmes d’informations plus performants. Les acheteurs des petites entreprises sont multitâches, couvrent plusieurs familles d’achats et par conséquence sont très souvent surchargés.
Plus de volumes leur faciliteraient également certaines négociations et amélioreraient leur performance. « Acheter en PME est compliqué, mais passionnant. J’apprécie notamment la diversité des achats et des fournisseurs. Nous traitons les urgences au quotidien et sommes focalisés sur la satisfaction rapide des clients. C’est parfois un peu artisanal et souvent le système D. Ce qui ne nous empêche pas de nourrir des ambitions », souligne le responsable achats d’ERA-SIB, Arnaud Bonneville.
Si l’environnement et les conditions de travail divergent, les PME appliquent les mêmes fondamentaux de la fonction que les grands groupes et poursuivent les mêmes objectifs, à travers les coûts, la qualité et les délais.

Par la rédaction

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