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La Lettre des Achats - Septembre 2014 N°230
Septembre 2014

Marchés

Enquête

Travaux et maintenance : des achats en projet

Des achats en projet

Témoignages

Groupe Galeries Lafayette
Miser sur l’expertise critique

Par la rédaction

Groupe Galeries Lafayette

Miser sur l’expertise critique

Cette année, les achats travaux et maintenance de GGL devraient couvrir 70 millions d'euros liés à une cinquantaine de projets dans les différentes enseignes du groupe.

C’est à l’initiative de la présidence du Groupe Galeries Lafayette qu’un portefeuille travaux et maintenance a refait son apparition dans la cartographie achats au 2e semestre 2012. Un précédent s’était soldé sans résultat probant, faute d’avoir dégagé une vision globale des enjeux et trouvé le modus operandi côté acheteurs. Il s’est agit cette fois-ci de créer une équipe dédiée, sur fond de structuration des achats groupe comme véritable fonction transverse. Le tout pour prendre en main et optimiser un poste de dépenses pouvant dépasser 100 millions d'euros.
Engagé pour constituer et diriger cette équipe d’aujourd’hui six personnes, Jean-François Campoli a misé sur l’expertise technique dans ses recrutements, soit un profil-type ingénieur éventuellement complété d’un second cycle achats. « Cette expertise doit favoriser la qualité du dialogue avec les clients internes et les fournisseurs, mais aussi permettre d’entrer dans l’analyse des produits et de leur filière de production, sans compter la capacité à challenger la prescription interne », résume-t-il.
Cette implication au niveau de la prescription s’inscrit dans l’axe-clé de la démarche qui est de mobiliser les acheteurs en mode projet. La formule exige d’autant plus une bonne intelligence avec les autres acteurs, à commencer par la maîtrise d’oeuvre. A charge pour l’acheteur de garder une vision globale de la performance
du projet, en tachant de démêler les enjeux derrière chaque préconisation, chaque choix de produit ou de fournisseur.

17 critères pour juger l’entreprise et sa proposition


« En pratique, au-delà du challenge du besoin, le second rôle-clé des acheteurs en mode projet est de gérer la consultation du marché. Et pour approfondir l’évaluation des offres, nous nous appuyons sur une nouvelle grille qui élargit l’analyse bien au-delà du prix », poursuit Jean-François Campoli. En l’occurrence sur la base de 17 critères visant à établir le profil de l’entreprise et à évaluer sa santé financière, puis à jauger la proposition technique jusque dans son estimation des difficultés ou son découpage temporel. Sans négliger les questions de conformité administrative dans un secteur qui prend parfois des libertés avec le droit du travail.
« Un mauvais choix de fournisseur devient vite problématique sur le dossier travaux, et si cela en vient à perturber l’ouverture au public, la facture peut rapidement outrepasser toute perspective d’économie initiale », prévient-il. D’ailleurs cette année, un des objectifs est de formaliser les retours d’expérience post-projets, avec des appréciations sur la capacité de telle entreprise à intervenir en milieu occupé, ou sur la performance de telle autre aussi bien sur le volet étude que sur le volet chantier…
« L’achat projet absorbe l’essentiel de la capacité de travail de l’équipe, mais nous avons un second mode d’intervention qui tient de l’achat stratégique, indique Jean-François Campoli. En l’occurrence, il s’agit d’identifier les besoins ou les opérations qui ont une certaine récurrence, et de mettre en face des accords-cadres qui permettent à la fois d’améliorer les conditions d’achats dans une logique de volume et d’optimiser les ressources en dispensant les achats de multiplier les interventions. Des contrats de ce type existaient sur le volet ascenseurs, de nouveaux ont été négociés pour des revêtements de sol ou muraux, ou pour la sécurité incendie. Et une logique similaire pourrait déboucher sur un référencement pour certaines prestations intellectuelles : bureau de contrôle, et pourquoi pas maitrise d’œuvre.


Portrait


Jean-François Campoli

Responsable achats maintenance et travaux

En chiffres
Groupe Galeries Lafayette
Distribution (Galeries Lafayette, BHV, Didier Guérin, Louis Pion-Royal-Quartz)
Chiffre d’affaires : 3,7 milliards €
Effectif : plus de 15 000 personnes
Montant des achats : 500 millions €
Achats travaux et maintenance :  70 millions € couverts cette année
Effectif achats :  20 personnes au niveau groupe

Par la rédaction

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