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La Lettre des Achats - Avril 2006 N°138
Avril 2006

Marchés

Dossier

Achats de flotte automobile : Les loueurs en copilotes de l'optimisation

Les articles

Achats de flotte automobile : Les loueurs en copilotes de l'optimisation

Flottes automobiles
La mort annoncée de l'indemnité kilométrique

Témoignages

Bernard Brunier, directeur administratif, achats, qualité et informatique, Osiatis
« 10 % d'économies en augmentant la durée des contrats »

Jérôme Séjourné, responsable du département achats, Schering-Plough France
« Nous préparons un appel d'offres européen »

Christophe Martinet, responsable des achats de matériel roulant, La Poste
« L’objectif de l’externalisation a été rempli »

Brigitte Cauvin, responsable du département services généraux et imprimés, AGF
« Un seul loueur pour nos 3 000 véhicules »

Par la rédaction

Les dix points-clés

1 Décomposer les coûts

La sélection d’un loueur de LLD ne peut se faire sur la base du seul loyer pour un véhicule donné. Et pour comparer les offres, la décomposition des coûts est précieuse. Par exemple en éclatant la prestation pour confier les pneumatiques à un autre fournisseur. Le manque de transparence a ainsi conduit nombre de loueurs à ne pas répercuter dans leurs prix le rallongement des garanties offertes par les constructeurs.

 

2 Auditer les prestations

Quelques loueurs ont créé de véritables cellules d’audit interne mises à la disposition de leurs clients. Leur rôle est de proposer des pistes d’optimisation des contrats et des prestations. Ces structures sont normalement bien différenciées des équipes commerciales et peuvent passer au crible les contrats et les consommations réelles. D’un loueur à l’autre, ou en fonction des missions, l’intervention est facturée ou pas.

 

3 Augmenter la durée des contrats

Les contrats associent une durée à un kilométrage, du type 36 mois/120 000 km ou bien 48 mois/120 000 km. En général, l’optimisation du choix de la formule, et donc du loyer payé, passe par la prise en compte des kilomètres effectivement parcourus. Pourtant, il peut-être tout aussi profitable de jouer sur la durée des contrats : le passage à 48 mois peut faire ainsi baisser le coût total d’acquisition de façon importante.

 

4 Ajuster aux consommations réelles

À l’origine, la LLD repose sur la mutualisation des risques et la forfaitisation des prestations. Mais selon la taille de sa flotte, il peut être intéressant de revenir à une facturation aux frais réels. À partir de 500 véhicules, il est possible de mutualiser en interne le risque, faible, d’une casse moteur. La variété des consommations internes en termes de kilométrage peut également plaider pour cette solution.

 

5 Envisager des relations tripartites

 Les loueurs agrègent des prestations mais ne sont pas les plus compétitifs sur chacune. Ainsi, sur le prix d’achat du véhicule, les constructeurs peuvent préférer traiter en direct avec le client final. Et ils n’ont pas forcément intérêt à trop favoriser les loueurs multimarques qui concurrencent leur loueur interne. Le carburant peut être négocié en direct avec le pétrolier, la carte étant gérée par le loueur.

 

6 Formaliser la reprise

La restitution du véhicule en fin de contrat peut bouleverser l’équation économique en donnant lieu à l’application de pénalités. S’il sait que le marché lui a échappé sur les lots suivants, un loueur pourra être tenté d’abuser de la formule. Dès la signature du contrat, certains proposent de formaliser l’appréciation de l’état d’usage du véhicule. Un jeu de photos permet ainsi de s’accorder à l’avance sur les critères d’évaluation.

 

7 Anticiper la restitution

Un autre biais pour contourner le problème de la restitution du véhicule consiste à le remettre en état préventivement. Les entreprises peuvent recourir à des réseaux de garagistes et de carrossiers qui mettent en place des offres adaptées à cette problématique spécifique aux véhicules en LLD. Ils font notamment valoir que les prix qu’ils pratiquent seront plus contrôlés et transparents que ceux appliqués par le loueur.

 

8 Étudier les services complémentaires

Pour se démarquer de la concurrence, des loueurs proposent par exemple des solutions de location courte ou moyenne durée à leur clients LLD, ce qui peut cadrer avec les objectifs de réduction du panel des fournisseurs et ou bien de contrôle des coûts. Dans l’autre sens, des clients ont demandé à leur gestionnaire de flotte de déborder de la problématique automobile pour s’occuper de téléphonie ou de deux-roues.

 

9 Piloter sa flotte via internet

Depuis quelques années, tous les loueurs proposent des interfaces électroniques offrant l’accès à des données de reporting pour surveiller les consommations. Ces outils améliorent aussi la productivité du côté des gestionnaires de parc, avec la possibilité d’émettre des devis instantanés. C’est aussi le moyen de gérer en ligne les différents catalogues de véhicules en fonction du personnel auxquels ils s’adressent. 

 

10 Surveiller les émissions de CO2

Depuis le début 2006, le niveau d’émissions de CO2 de chaque nouveau véhicule doit être pris en compte. Il sert en effet de base de calcul à la taxe sur les véhicules de société qui s’est substituée à la vignette. Bon nombre d’entreprises semblent avoir saisi l’opportunité de réduire la charge fiscale attachée à leur flotte puisque les délais de livraison se sont rallongés sur les gammes de véhicules les moins polluants.

Par la rédaction

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