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La Lettre des Achats - Juillet-Août 2002   N°97
Juillet-Août 2002

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Facturation électronique
Le Crédit Lyonnais dématérialise les factures d’EDF

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Par la rédaction

Facturation électronique

Le Crédit Lyonnais dématérialise les factures d’EDF

Avec son projet de dématérialisation des factures lancé il y a un an, le Crédit Lyonnais a la volonté de centraliser et traiter automatiquement ses 15 000 factures annuelles envoyées par EDF, tout en intégrant les différentes facturations correspondant à des factures « jaunes », « vertes » ou « bleues » existant chez l’opérateur public. Second objectif : les factures doivent être visuellement accessibles aux responsables de pôle, pour valider ou non leur consommation et envoyer la facture au centre de règlement du Crédit Lyonnais. Avec billManager de b-process, la connexion à la plate-forme se fait via un modem : l’utilisateur entre ses identifiants (mots de passe/login ou bien certification électronique) puis a accès à sa page d’accueil personnalisée en fonction de ses droits, avec une présentation de page web. L’opérateur peut visualiser la facture, de présentation identique aux factures papier. Sont notamment reportés le nom du fournisseur, le numéro et le montant de la facture, le destinataire, etc. Au Crédit Lyonnais, le directeur des achats a accès à l’ensemble des factures afin de pouvoir par exemple intégrer les informations en vue de renégociations des contrats. En revanche, le responsable de service a uniquement accès aux factures adressées à son service, avec la possibilité de les valider pour règlement ou bien de les contester en cas de litige. Dans ce cas, il envoie une requête informative au fournisseur. Ainsi, les litiges sont délégués au personnel concerné, les achats ne traitant plus que les cas particuliers. De plus, en raison du caractère personnalisé de l’application billManager, seul le centre de règlement dispose de fonctionnalités permettant la validation pour le paiement de la facture.
Les contraintes principales du projet de factures électroniques ont été liées à la différence entre les systèmes d’information du Crédit Lyonnais qui utilise Oracle Application et ceux d’EDF qui est sous EDI. Jean-Paul Laude, directeur du système d’information achats du Crédit Lyonnais, l’affirme : « nous n’avons pas souhaité investir dans l’EDI. Dans le cas de la généralisation de ce procédé avec d’autres fournisseurs, peu d’entre eux utilisent l’EDI comme format de communication ». De plus, comme l’explique Christophe Méheut, consultant chez b-process, l’EDI oblige à une communication point à point, c’est-à-dire entre deux partenaires bien identifiés, avec des investissements importants. Ce système, très sécurisé du fait de son caractère restrictif, oblige à procéder à des investissements récurrents pour chaque intégration avec un nouveau fournisseur. La plate-forme web que propose b-process donne la possibilité d’une communication multipoints, c’est-à-dire que le client peut communiquer avec plusieurs partenaires, quel que soit le format que les partenaires utilisent (EDI, XML, IDOC, etc.), à partir du moment où les paramétrages ont été faits sur la plate-forme.

 

La dématérialisation des factures en chiffres

Aujourd’hui, 50 % des règlements sont centralisés et traités automatiquement par le Crédit Lyonnais. Sur cette part, 95 % sont sous format électronique, le reste sur support papier. Ce sont près de 130 000 lignes de factures électroniques qui sont ainsi traitées chaque mois. D’autre part, la généralisation du procédé sur l’ensemble des centres organisationnels en France est prévue dans six mois. 


Par la rédaction

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