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La Lettre des Achats - Février 2020 N°290
Février 2020

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Étude AgileBuyer 2020
Au revoir les "cost killers", bonjour les "business partners" ?

Baromètre Obsar
Les objectifs environnementaux montent en puissance

Baromètre des risques supply chain
Le coût du risque

Deloitte CPO Survey
La digitalisation des achats jugée sur son efficacité

Par Guillaume Trécan

Baromètre des risques supply chain

Le coût du risque

Les responsables achats, risques et supply chain interrogés par Kyu Associés déclarent avoir perdu beaucoup d’argent à cause de perturbations dans leur supply chain, tout en reconnaissant de grandes lacunes dans la connaissance de leurs fournisseurs.

Trois millions d’euros : c’est le coût moyen des perturbations dans leur supply chain évalué par les participants au baromètre des risques supply chain réalisé par le cabinet de conseil Kyu Associés en partenariat avec des enseignants chercheurs des Arts et Métiers. L’échantillon de cette enquête comprend une centaine de responsables achats, risques et supply chain travaillant pour près de deux tiers d’entre eux (63 %) dans des entreprises comprenant plus de 1 000 fournisseurs dans leur panel.
C’est dans l’industrie et plus particulièrement l’aéronautique et l’automobile que le risque supply chain prend les proportions les plus importantes, avec en moyenne 20 perturbations enregistrées durant les cinq dernières années ayant coûté une vingtaine de millions d’euros. Le nombre des perturbations recensées dans l’automobile et l’aéronautique est légèrement plus faible que pour la moyenne de l’industrie, mais le montant des pertes avoisine les 25 millions d’euros.

L’amont de la supply chain critique


Alors que l’étude envisage la notion de supply chain au sens large, dans l’esprit de l’entreprise étendue, allant des fournisseurs aux clients, c’est encore la partie amont de la chaîne de valeur qui réserve les risques les plus importants. Ces perturbations proviennent majoritairement des fournisseurs de rang 1 (35 % en moyenne et 40 % pour les répondants des secteurs automobile et aéronautique), des fournisseurs de rang 2 (15 % des perturbations) et des fournisseurs de rang 3 (encore 5 %). Pour les entreprises du tertiaire et du secteur commerce distribution, les risques sont en revanche partagés à parts égales entre l’amont et l’aval de la chaîne de valeur. Dans le secteur commerce et distribution, les entrepôts et magasins sont à l’origine de 30 % des perturbations et de 24 % dans les services.
Si les personnes interrogées affichent leur pleine conscience de l’ampleur des risques supply chain, toujours est-il qu’ils sont une majorité à ne pas avoir pris les mesures suffisantes pour s’en prémunir. Sur l’ensemble du panel, 40 % des personnes interrogées disent ne pas évaluer leurs risques supply chain. Dans le secteur de service, ce taux passe à 60 %, alors que dans l’aéronautique et l’automobile, il n’est que de 10 %.

Pas de cartographie, pas de mesure de la performance


Beaucoup d’entreprises anticipent toutefois ces risques potentiels en mettant en place des indicateurs de performance fournisseurs : 80 % des personnes interrogées dans l’aéronautique, l’automobile et les autres industries ; 60 % dans le commerce et la distribution. Mais ce n’est le cas que de 40 % des répondants du tertiaire.
Les deux tiers des personnes interrogées (65 %) déclarent ainsi ne pas avoir de cartographie de leur supply chain. Ils sont également plus d’un sur deux (55 %) à ne pas connaître la localisation exacte de leurs fournisseurs. Ils savent la plupart du temps situer leur siège social, mais pas nécessairement leurs sites de production. Autre source de risque avérée (18 % des risques dans l’aéronautique et l’automobile), les fournisseurs de rang 2 sont inconnus par leurs donneurs d’ordres dans 70 % des cas.
En termes de nature de risques, au regard de leurs conséquences et de leur fréquence, chaque secteur d’activité pointe des préoccupations particulières. Dans l’industrie, les trois risques en pointe sont les risques de qualité, les risques de planification et les risques capacitaires, dans les services, les risques réglementaires s’invitent dans le trio de tête et dans le commerce et la distribution les risques liées aux options techniques prises pour les produits vendus.







Par Guillaume Trécan

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