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La Lettre des Achats - Septembre 2014 N°230
Septembre 2014

Tendances

Études

Pacte PME
Les partenariats d’innovation ont le vent en poupe

Délais de paiement :
Gagnants et perdants

Prestations intellectuelles
Quels moyens pour quelle valeur ?

Par Jean Chabod-Serieis

Délais de paiement :

Gagnants et perdants

Tantôt clientes, tantôt fournisseurs : les entreprises sont doublement concernées par l’amélioration des délais de paiement. Un prix remis par Arnaud Montebourg voit le jour, qui illustre les efforts engagés pour entrer dans les clous légaux.

Les délais de paiement ont leurs prix. Ils ont été remis le 2 juin au ministère de l’économie, du redressement productif et du numérique. Quatre structures ont été distinguées : Sealock (fabricant de colles industrielles), pour le prix PME ; GDF Suez pour le prix Grande entreprise ; le conseil général de Vendée pour le prix Territoire ; et l’INRA (Institut national de recherche agronomique) pour le prix de l’Organisme public.
Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises et Jean-Lou Blachier, médiateur national des marchés publics assistaient à la cérémonie organisée conjointement par : trois pôles de compétitivité (Finance Innovation, Astech et Mov’eo), deux clusters (Comité mécanique et RAVI), Pricewatehouse Coopers, la CGPME, Altares-D&B, la Banque de France, BPI France et Paris Europlace et SAYpartners.
En dépit de la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008, qui statuait que le délai de paiement ne pouvait dépasser 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture, les abus restent nombreux. Une enquête OpinionWay – commandée à l’occasion de la remise des prix, et menée au mois de mai auprès de 403 chefs d’entreprise – révèle que 75 % des entreprises répondantes n’ont pas été payées dans les temps au moins une fois dans l’année.
Et elles-mêmes, paient-elles à temps leurs fournisseurs ? Elles ne seraient que 34 % à n’avoir pas réglé une facture dans les temps... C’est toute la complexité du dossier puisque chaque entreprise est à la fois cliente et fournisseur. En tant que fournisseurs, elles estiment à 42 % que leurs clients paient en retard pour des raisons comptables, « alors qu’ils ont les moyens de payer » suggère l’enquête.

Un coup à la trésorerie et au moral


Pour 48 % des répondants, ces retards ont un impact sur leur moral, sur les coûts et frais de gestion (41 %) et les relations avec les clients (41 %). Mais c’est d’abord sur la trésorerie (53 %) que ces retards ont des conséquences négatives. Selon le cabinet Altares-D&B, en 2013, 63 100 entreprises déposaient le bilan, dont 25 % pour cause de retard de paiement, selon France Innovation.
Si la loi LME encadre les pratiques en matière de délai de paiement, plus de la moitié des entreprises considèrent qu’elle ne les protège pas assez, faute de mesures coercitives suffisantes. Les banques ont en revanche bonne réputation, puisque 77 % des répondants se sentent bien accompagnées. Ce chiffre monte à 86 % pour les plus de 250 salariés. Les grandes entreprises sont également celles qui ont le plus souvent recours à des sociétés spécialisées dans le recouvrement ou l’affacturage : 45 % des entreprises de plus de 250 salariés. Les pénalités de retard sont mentionnées sur chaque facture... mais sont souvent « oubliées » volontairement, pour ne pas fragiliser la relation client-fournisseur.






Par Jean Chabod-Serieis

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