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Cuivre

« Le métal rouge est revenu à l’équilibre, voire en léger surplus »


Comment expliquer l’absence de tendance réelle sur le marché du cuivre ces derniers mois ?


Depuis janvier, le cuivre affiche une certaine volatilité. Les cours du métal rouge sont chahutés par l’enquête menée autour des soupçons de fraude agitant la gestion des stocks du port de Qingdao en Chine. Ils auraient servi de collatéral à des prêts fictifs au lieu d’être utilisés dans la construction d’infrastructures à travers le pays. L’éventuelle mise à jour d’une bulle spéculative a largement inquiété, le risque étant que d’importants stocks de cuivre cachés soient libérés. Mais à ce stade l’enquête est loin d’être alarmante et, après avoir cédé du terrain, le cours du cuivre a retrouvé quelques couleurs, refranchissant le seuil des 7 000 dollars la tonne, à 7 150 dollars.

Au-delà de cette volatilité passagère, quels sont les fondamentaux du cuivre ?

Depuis deux ans, le cuivre est légèrement baissier. Les problèmes d’offre ont été résolus, alors que la croissance de la demande mondiale s’est légèrement tassée autour de 4 %. La crise a frappé les économies occidentales et a quelque peu pesé sur l’appétit de l’ogre chinois. Après des années de déficit, le métal rouge est ainsi revenu à l’équilibre, voire en léger surplus. Cette situation devrait perdurer jusqu’en 2016-2017. Dans ce contexte, le prix du cuivre devrait osciller autour des 7 000 dollars sur les deux prochaines années. Il faudra tout de même surveiller les risques de grèves et d’accidents dans les mines, même s’ils ont reculé en 2013.

Quel scénario envisagez-vous au-delà de 2017 ?

Une baisse du cuivre n’est a priori pas à privilégier. Avec un cours de 7 000 dollars, les sociétés minières absorbent leurs coûts de production et dégagent globalement de confortables marges. Mais à ce prix, il n’est pas question d’investir massivement dans de nouvelles mines. Faute d’investissements, parallèlement à une demande toujours en progression, une remontée des prix est largement probable. Un retour vers les sommets à 10 000 dollars comme en 2011 n’est toutefois pas envisageable, même si le cuivre souffrira d’un problème structurel d’offre. Nous tablons plutôt sur un cours de 8 000 à 8 500 dollars.


Portrait


Olivier Eugène

Co-gérant du fonds Axa WF Framlington Hybrid Resources


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