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La Lettre des Achats - Septembre 2019 N°285
Septembre 2019

Éditorial

Consortium

Par la rédaction

Consortium

L’idée d’un « village » regroupant plusieurs éditeurs du SI achats (un stand commun) n’est pas nouvelle. Elle est née au Salon des Achats et de l’Environnement de travail il y a quelques éditions déjà (avec La Lettre des Achats). Elle migre cette année au salon Solutions e-achat qui ouvrira au début du mois prochain (du 1er au 3 octobre, Porte de Versailles, Paris). Six petits acteurs (Market Dojo, Ecdys, Easypics, Orgasoftware, Per Angusta, Silex), certains déjà connus, d’autres un peu moins, ont décidé de faire cause commune. Jusqu’à écrire un livre blanc.

Face au trio de tête des full suites (SAP-Ariba, Coupa, Jaggaer) que rêvent de rejoindre les équipes franco-américaines d’Ivalua et de Determine, le message pourrait être celui-ci : place aux jeunes et aux best of breeds ! Plus sérieusement, ces solutions portées par des équipes de tailles plus modestes que leurs aînés font valoir une conception plus récente, plus agile (mode SaaS), plus spécialisée (pilotage de la performance, sourcing, données fournisseurs, innovation, appels d’offres, etc.). Par la magie des API (connexions et échanges de données), les clients ont la possibilité de combiner tel ou tel usage proposé par le prestataire d’à côté. Le plus aisément possible et à moindre coût. Voilà pourquoi ce consortium de fournisseurs paraît prometteur.
Les poids lourds du SI achats, éditeurs et(ou) intégrateurs, auront beau objecter que le risque existe de se retrouver avec des données « dans tous les coins » avec de possibles soucis de développement pour les faire communiquer, rien n’y fera. Le marché est dynamique, il y a de la place dans les entreprises – y compris les plus grandes qui ne s’engagent pas toutes dans des déploiements hyperstructurants - pour des solutions métiers, pragmatiques, aux bénéfices quasi-immédiats. Et, le dira-t-on assez, le critère décisif sera sans doute moins la technologie que la gestion du changement. A commencer par la volonté des équipes de bouleverser leurs pratiques.
Le digital pour le digital, non, mais le digital pour revisiter les process et faire mieux, voilà l’idée. C’est l’autre message qui est passé lors de la 3e étape d’un road show qui en comptera quatre en 2019 (Lyon, Bordeaux, Paris, Nice). Pour cette série d’événements régionaux baptisée « La digitalisation des achats à portée de mains », c’est un autre regroupement qui s’est opéré entre les éditeurs Oxalys, Per Angusta (c’est une habitude !) et le cabinet de conseil PWC. Les cas clients présentés (avec le spécialiste de l’audit qualité, Trigo, pour le premier, et le groupe de distribution spécialisée, Kingfisher, pour le second) illustraient avec brio ce recours au « juste nécessaire ». Les clients étaient à la tribune Qui mieux qu’eux pour défendre leur choix ?
Tous les petits éditeurs n’empruntent pas la même voie « unioniste ». Par réseaux sociaux interposés, Axiscope entend bien démontrer de son côté qu’une seule plateforme (la sienne) peut couvrir l’ensemble d’un cycle collaboratif acheteurs-utilisateurs-fournisseurs sans qu’il soit nécessaire de se disperser. Mais le même éditeur pense aussi proposer du Pocure-to-Pay en… partenariat s’il le faut !
Vous retrouverez tous les protagonistes de cette saga du digital achats et bien d’autres dans notre dossier annuel spécial SI achats, 21e édition. Entre les tenants des suites intégrales (full suite) et les partisans des meilleures briques dans chaque spécialité (best of breeds), la partie est loin d’être achevée !
A suivre…

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