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La Lettre des Achats - Novembre 2014 N°232
Novembre 2014

Par la rédaction

Attentes fournisseurs

Apporter des économies, mais aussi des innovations

Le palmarès des exigences des directeurs achats envers leur panel fournisseurs consacre de nouveau la réduction des coûts. L’apport d’innovations grimpe en deuxième position, devant l’amélioration de la qualité et des services.

Sans surprise, la réduction des coûts reste, de très loin, l’attente n°1 des directeurs achats vis-à-vis de leurs fournisseurs. Mis en œuvre pour la troisième année consécutive, notre système d’analyse pondérée lui attribue un score stable de 26,4 % des suffrages exprimés. L’écart avec les autres exigences envers le panel conserve plus de treize points. Ce résultat entre en résonance avec les priorités stratégiques des directions achats, qui placent le travail sur les besoins, la massification, la renégociation ou la démarche en coût complet tout en haut du classement. Il correspond également aux feuilles de route distribuées par les directions générales à leurs directeurs des achats. Leur travail doit apporter des gains.
L’apport d’innovations reste stable en suffrages (12,7 %), mais monte d’une marche, profitant du léger affaiblissement de l’exigence de qualité (12 % contre 13,45 % l’an dernier). Certes, l’innovation n’occupe pas une place de premier choix : onzième place (4,3 %) parmi les axes de travail des directions achats, 41 % d’organisations achats ayant mis en place un indicateur et seulement 29 % disposant de ressources humaines dédiées à cette thématique. Mais, cela n’empêche pas les directeurs achats de nourrir des attentes envers leur panel. Si certains mènent des actions volontaristes (veille, open innovation, codéveloppement…), beaucoup se contentent pour l’instant de faire passer le message auprès de leurs fournisseurs et attendent d’eux des solutions.
De 2,9 % à 7,6 %, la maîtrise des délais bénéficie de la plus forte progression, grimpant de la huitième à la cinquième place. Dans les secteurs en flux tendus (comme l’automobile ou les biens de consommation) ou les domaines d’activité en croissance soutenue (comme l’aéronautique), le respect des cadences est devenu primordial. Autre mouvement significatif, la transparence financière chute de la neuvième à la quinzième position. Un recul paradoxal au regard du niveau toujours aussi élevé des défaillances fournisseurs. Peut-être un signe que la fonction a pris la mesure du problème et s’est organisé pour en limiter l’impact.
Enfin, l’amélioration de ses propres achats par le panel fournisseurs conserve la dernière place, loin derrière la progression de ses performances dans le domaine de la supply chain ou de la production. Soutenir le développement de ses fournisseurs reste l’apanage d’une minorité de leader.


Par la rédaction

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