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La Lettre des Achats - Avril 2004 N°116
Avril 2004

Marchés

Dossier

Imprimantes

Article

Les acheteurs jouent la carte du service

Prestataires
Les fabricants se positionnent sur le service

L’implication des acheteurs
Un travail partagé

Sodexho Alliance
Rationaliser avant l’externalisation

Un marché fournisseurs encore éclaté

Produits de fonctionnement industriel
Un référencement commun pour réduire les coûts

Distribution industrielle
L’e-business au secours d’un marché fragmenté

Témoignages

Sylviane Monnier Responsable du référencement fournisseurs, BNP Paribas groupe
“ Le coût à la page ou l’externalisation n’étaient pas viables ”

Jean-Jacques Lang Directeur des achats corporate, SI et télécoms, Alcatel
“ Le service achats a joué un rôle de catalyseur ”

André Haziza Responsable des achats, BNP Paribas Épargne
“ Un seul fournisseur, une référence unique ”

Christophe Mallet-Monceau Responsable des achats, NRJ Group
“ Les achats interviennent en support ”

Éric Duarte Directeur des achats hors production, Belron
“ Travailler la discipline en interne avant d’externaliser ”

Richard Gabry Responsable des achats, WoltersKluwer
“ Dans un groupe de presse, la culture papier est très forte ”

Stéphane Lebarbier Directeur des achats, Astra Zeneca
“ 45 % de gains sans changement de prestataire ”

Gérald Benchetrit Responsable des achats média, télécoms et informatique, Volkswagen
“ Nous avons supprimé les trois-quarts de nos imprimantes ”

Points-clés

Imprimantes
Les cinq points-clés

Fournitures industrielles
Les cinq points-clés

Fournitures industrielles

Interviews

Laurent Chevallier - Responsable des achats hors production, - Aventis
« Utiliser les mêmes leviers de négociationque pour les achats de production »

Axel Jardin - Responsable du service achats, - Stratinor
« Rationaliser et standardiser nos achatsavec un catalogue interne dédié »

Marc Lamendour - Responsable de marchés achats, - KeyMRO
« Réduire le nombre de distributeurs plutôt que le nombre de marques »

Par la rédaction

Laurent Chevallier - Responsable des achats hors production, - Aventis

« Utiliser les mêmes leviers de négociationque pour les achats de production »

Au sein du site de Compiègne d’Aventis, les fournitures industrielles font l’objet d’une attention particulière : elles comptent pour un cinquième des 100 millions d’euros d’achats. Pour mieux répondre aux besoins des clients internes, les acheteurs raisonnent sur l’ensemble du cycle de vie du produit et réfléchissent à une standardisation. Avec également le recours à des outils internet pour optimiser le processus d’approvisionnement.

Avez-vous évalué l’importance des fournitures industrielles dans vos achats ?
Elles représentent 20 % de notre montant d’achats, dont 14 % pour les investissements. Elles sont une partie de la grande famille des achats hors production, car il n’y a pas recouvrement total. Pour nous, les achats d’investissement tels que les bâtiments et les machines de production peuvent être aussi considérés comme des fournitures industrielles. À cela, nous ajoutons tous les achats ou pièces de rechange liés à la maintenance de nos équipements : les consommables électriques (moteur, vannes, etc.) et mécaniques (visserie, courroie, etc.).
Selon votre typologie, comment appréhendez-vous le marché fournisseurs ?
Ce marché comporte tous les cas de figures. Pour les consommables, nous avons de grands acteurs, fabricants ou distributeurs. Et lorsque nous le pouvons, nous négocions des accords groupe avec eux. Pour nos achats spécifiques, le panel fournisseurs est plus restreint et, dans la mesure du possible, nous nous adressons aux leaders du marché concerné.
Quels sont les actions des acheteurs sur ces familles ?
Notre organisation achats est segmentée en fonction de nos client internes, ce qui permet à nos acheteurs d’avoir une vision globale et de traiter pour eux à la fois les achats de production et de hors production. Ainsi, pour les fournitures industrielles, les acheteurs peuvent utiliser les mêmes leviers de négociation que ceux mis en œuvre pour la production. Ce fonctionnement contribue d’ailleurs fortement au développement des compétences et l’acheteur tend à devenir un chef de projet.
Quelle méthodologie est alors utilisée par les acheteurs ?
Si l’on prend en compte la complexité du portefeuille, et particulièrement quand nous sommes en présence d’achats d’investissement, nous nous projetons sur tout le cycle de vie du produit et nous raisonnons en coût global d’acquisition. Cela nous amène, par exemple, à réfléchir à la propriété intellectuelle ou à examiner la notion de maintenance de plus près : Qui va s’en charger en externe ? Quelle sera la disponibilité des pièces chez le fournisseur ? Une formation sera-t-elle assurée par le prestataire, etc. ? De plus, de par notre organisation achats entièrement tournée vers le client interne, notre premier objectif reste de connaître l’ensemble des projets pour anticiper et être intégré au travail en amont. Parfois, selon l’enjeu, nous passons par l’analyse de la valeur afin de procéder à une simplification du besoin avant d’acheter.
La standardisation fait-elle l’objet d’une attention particulière ?
Nous réfléchissons effectivement à une standardisation sur plusieurs niveaux. Le premier, pour les achats de consommables de maintenance, serait l’établissement d’un standard pour l’ensemble du groupe Aventis. Il amènerait une globalisation de nos demandes et de nos achats auprès des fournisseurs. Le deuxième niveau, essentiellement lors de l’achat de produits nouveaux, consisterait à aller chercher les standards en vigueur dans notre secteur d’activité, en veillant toutefois à éviter la création de monopoles. Bien sûr, l’idéal serait de se rapprocher du standard « universellement » admis, quand le produit l’autorise, et de nous trouver sur un marché concurrentiel avec une réelle compétition entre fournisseurs. Le développement de standards doit encourager l’apparition de nouveaux entrants. Cette standardisation demande de passer d’une stratégie d’approvisionnement à un travail d’achat très fouillé, mettant en œuvre la totalité du processus.
Utilisez-vous des outils d’achat en ligne ?
Depuis 2003, nous avons recours à un outil d’e-sourcing pour nos appels d’offres. Nous avons de même un outil pour les transactions en ligne, faisant appel aux catalogues fournisseurs. Pour les pièces de maintenance, nous avons déjà ce type de catalogue. Au final, l’ensemble du processus d’achat et d’approvisionnement peut être réalisé en ligne.
Quelles seront les voies à explorer à l’avenir ?
Par rapport à notre typologie pour les fournitures industrielles, nous envisageons différentes évolutions. L’émergence de fabricants de machines dans les pays à bas coûts nous pousse à regarder de ce côté lors d’un projet d’investissement. Pour les achats liés à la maintenance, des solutions sont donc déjà utilisées ; nous étudions ce qui se pratique sur internet pour évoluer vers ces outils. Une autre voie à explorer serait de réfléchir au bien-fondé de l’externalisation pour l’approvisionnement. En d’autres mots, le processus d’approvisionnement doit être simplifié et le processus achats renforcé.

 

Laurent Chevallier (32 ans, ingénieur chimiste, master en sciences au pays de Galles) a travaillé aux achats de Charbot et d’une filiale de Saint-Gobain. Pour le site de Compiègne, il a été responsable des achats de production d’Aventis Pharma France avant d’être nommé, en mai 2003, responsable des achats hors production.

Aventis
Site de production de Compiègne
Chiffre d’affaires : n. a.
Montant des achats : 100 millions d’euros
Effectif : 650 personnes
Effectif achats : 14 personnes

Par la rédaction

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