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La Lettre des Achats - Septembre 2014 N°230
Septembre 2014

Management

Dossier

Transversalité : les achats catalyseur d’énergies

Travailler ensemble, une question de management

Une organisation matricielle pour décloisonner

Ne pas s’enfermer dans son expertise

Témoignages

John Preston - Directeur des achats et études - Essilor
« J’ai rencontré les 90 à 100 plus importants dirigeants de l’entreprise »

Nicolas Peignot - Directeur achat - Sandvik Mining
« Une grande intégration entre ingénierie, achats et ligne produits »

Arnaud Minvielle - Directeur général - GIE BPCE Achats
« Nous favorisons l’échange et le dialogue entre les directions métiers »

Par la rédaction

Nicolas Peignot - Directeur achat - Sandvik Mining

« Une grande intégration entre ingénierie, achats et ligne produits »

Le fabricant suédois d’équipements pour les mines Sandvik Mining a ancré le croisement des fonctions et des business units dans sa culture d’entreprise.

La culture de votre entreprise favorise-t-elle la coopération transfonctionnelle

Nous sommes dans un environnement matriciel car nous sommes une entreprise d’ingénierie, à haute valeur ajoutée. A contrario d’une organisation très hiérarchique, cela facilite la transversalité. Il existe une grande intégration entre ingénierie, achats et lignes produits (la fonction qui définit les produits dont les clients ont besoin). Fonctions et business units s’entrecroisent continuellement, les collaborateurs ont l’habitude de travailler ensemble. Nous travaillons beaucoup en mode projet et nous avons donc tous un but commun. La ligne de produit définit les spécifications, les coûts cibles et nous travaillons ensemble pour atteindre ce coût. Il est inutile de définir un équipement qui coûte trop cher.

Comment est organisée la fonction achat ?

Au sein de la fonction achats, nous adoptons également un fonctionnement matriciel. Nous disposons de category managers et d’acheteurs sites qui sont des acheteurs projets. Lorsque nous abordons un projet pour un site ou une business unit, l’acheteur projet travaille avec les category managers. Et, par exemple, si ce que nous voulons développer concerne un nouvel équipement minier souterrain, les category managers vont désigner les fournisseurs stratégiques pour les boîtes de vitesse ou tout autre besoin et l’acheteur projet va suivre la stratégie préconisée des category managers.

Et au niveau global ?

Je reporte au directeur des achats groupe. Dans le comité de direction, nous avons trois directeurs de catégorie, trois directeurs achat de business unit, dont moi, et nous avons les supports : un directeur de technologies, un directeur des processus, un directeur de la transformation des achats, et un directeur ressources humaines pour les achats. Les directeurs de catégorie élaborent les stratégies globales et les category managers des business unit les mettent en application. Mais ces derniers reportent au directeur de leur business unit. J’ai ainsi deux global category manager sous ma hiérarchie mais ils suivent la stratégie du directeur de catégorie. Nous sommes toujours en entrecroisement.

Comment sont gérés les projets ?

Nous travaillons selon le gate model [processus par étapes successives, Ndlr.] et les achats en sont une étape incontournable dès la définition du produit. Un produit ne peut être lancé sans l’aval des achats mais de l’ingénierie aussi. Le projet réunit un responsable projet par fonction avec un sponsor du projet. Par exemple, il y a trois ans, nous avons développé un produit en Chine, une foreuse rotative à percussion destinée à un marché très axé Asie-Pacifique. J’étais responsable achat en Chine à l’époque. J’ai été impliqué dès la définition du produit jusqu’au prototype et la production en série dans un travail de réduction des coûts avec les fournisseurs clés, de challenge des fournisseurs en place et de massification des volumes. Nous avons eu un time to market de 18 mois et nous étions 3 % en dessous du coût cible.


En chiffres
Sandvik Mining
Equipements pour l’extraction minière
CA Sandvik Mining : 4,5 milliards $ (12,8 milliards $ pour le groupe Sandvik)
Effectif Sandvik Mining : 12 965 personnes
Montant des achats : 1,5 milliard $
Effectif achat : 250 collaborateurs

Par la rédaction

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