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La Lettre des Achats - Juillet - Août 2019 N°284
Juillet - Août 2019

Marchés

Enquête

Voyages et mobilité : vers la convergence des achats

Vers la convergence des achats

Témoignages

Didier Perrigault - Responsable voyages d’affaires groupe - Thales
« Parler de mobilité, c’est mettre l’utilisateur au centre »

Par la rédaction

Didier Perrigault - Responsable voyages d’affaires groupe - Thales

« Parler de mobilité, c’est mettre l’utilisateur au centre »

Près de la moitié des 80 000 collaborateurs de Thales voyage au moins une fois dans l’année. Avec la modernisation récente de sa fonction achats, le groupe a repensé son approche Travel pour l’orienter vers cette fameuse notion de mobilité.

Que pensez-vous de l’évolution des achats de travel vers la notion de mobilité ?

Parler de mobilité au sens large, c’est mettre l’utilisateur au centre de la stratégie. Le salarié a des besoins professionnels qui font écho aux besoins qu’il rencontre dans sa vie personnelle. Nous travaillons donc à la fois sur les agences, les billets, les parkings, les services à l’aéroport, le VTC, la LLD, les moyens de paiement, les conventions et les séminaires. Nous voulons apporter du choix à l’utilisateur.

Certes mais la mobilité engloberait encore plus de segments, tels que la téléphonie. Est-ce envisageable ?

Nous travaillons en réseau avec les achats de télécom et mobile, mais aussi avec les achats de visioconférence. Je crois – et nous avons commencé – que tous ces category managers devraient se parler aussi souvent que possible. Dans certaines entreprises, à l’avenir, il y aurait du sens à créer un poste de mobility manager, qui pourrait être occupé par un prescripteur.

Quelle évolution constatez-vous sur le segment travel ?

Dans l’ensemble, nous remarquons quatre évolutions. Les flux de données et la technologie ont pris une importance majeure ; de fait, le travail d’acheteur basique ne suffit plus, le risque étant de ne plus capter les innovations marché. Le low cost augmente considérablement, comme dans d’autres secteurs (agroalimentaire, train, etc.) : toutes les sociétés proposent aujourd’hui des solutions low cost, ce qui témoigne d’une diversification des produits. Le "bleisure" prend de l’ampleur. Enfin, la gamme tarifaire des compagnies aériennes augmente et se trouve dérégulée : les schémas de pricing sont de moins en moins logiques.

Quel impact ces évolutions ont eu sur vos achats ?

À Thales, nous recueillons le besoin utilisateur dès que possible. Ensuite, nous développons les partenariats avec nos fournisseurs (agences, fournisseurs de moyens de paiement ou d’outils en ligne) : les contrats portent généralement sur trois à cinq ans, et nous organisons des workshops pour nous améliorer ensemble. Parallèlement, notre cellule relations fournisseurs rencontre les nombreuses startups du secteur : beaucoup sont orientées techno mais nous voyons aussi d’autres services possibles : mise en relation des personnes, récupération de la TVA, services de conciergerie, de parking, etc.

Comment jugez-vous l’évolution des agences de voyage depuis la fin du système des subventions ?

Les agences sont devenues de vrais partenaires, elles ont évolué et ne sont plus dans une posture qui pouvait être parfois distante, à attendre leur commission. Aujourd’hui, elles ont développé de nouveaux services : récupération de TVA, compensation benefits (vols annulés, retardés) mais aussi des prestations de conseil.

Par la rédaction

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