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La Lettre des Achats - Janvier 2020 N°289
Janvier 2020

Marchés

Conjoncture

Pays émergents : le risque « émergents » reste sous surveillance

Le risque « émergents » reste sous surveillance

Michel Audeban - Directeur général - Genway Assets
« Nombre de pays émergents ont engagé des réformes pour soutenir leur économie »

Par la rédaction

Michel Audeban - Directeur général - Genway Assets

« Nombre de pays émergents ont engagé des réformes pour soutenir leur économie »

Les perspectives des pays émergents sont-elles encourageantes ?

Notre sentiment est positif sur les pays émergents, malgré la fébrilité actuelle de l’économie chinoise. Nous avons sensiblement révisé nos positions par rapport à mars 2019. Le niveau de cash dans notre allocation d’actifs était alors de 10 % contre 2 % actuellement. Au-delà de la sous-pondération des investisseurs internationaux sur les émergents qui est appelée à se rééquilibrer, le dollar semble sur le point d’atteindre un point haut dans les prochains mois. Ces prémices à un reflux sont historiquement bénéfiques pour les émergents. Nombre de ces pays ont par ailleurs engagé des réformes pour soutenir leur économie, à l’image de l’Inde où l’impôt sur les sociétés a été drastiquement réduit de 34 % à 25 %. Enfin sectoriellement, la tech chinoise devrait profiter du retournement du marché des composants électroniques et de l’arrivée massive de la 5G en Chine en 2021. Plus généralement, la Chine devrait voir sa classe moyenne grossir de 300 millions d’individus en dix ans, pour atteindre 723 millions, contre une classe moyenne américaine de 325 millions à cet horizon, en hausse de 27 millions.

Quels pays émergents attirent actuellement votre attention ?

Pour des raisons différentes, le Brésil et la Russie ont nos faveurs. Au Brésil, le ministre de l’économie Paulo Guedes a mis en œuvre une réforme des retraites avec un plan d’économie de 180 milliards de dollars sur dix ans. Après une croissance atone cette année, les effets positifs devraient commencer à se diffuser dans l’économie dès 2021, avec un PIB attendu en hausse de 2 % à 2,5 %. Avec des taux d’utilisation des capacités de production de seulement 70 %, les bénéfices seront immédiatement palpables par les entreprises à la fois en matière de chiffre d’affaires et de résultat. Sous le poids de sanctions internationales à la suite du conflit avec l’Ukraine, la Russie devrait pour sa part bénéficier de la bonne tenue des prix du pétrole. Si jusqu’ici, ces effets se sont fait attendre, la donne pourrait changer, Moscou ayant fini d’abonder son fonds souverain à hauteur de 7 % du PIB. Les sommes allouées à cet effort devraient désormais servir à soutenir l’économie russe.

Par la rédaction

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