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La Lettre des Achats - Septembre 2020 N°296
Septembre 2020

Marchés

Enquête

Immobilier : les nouveaux profils du poste de travail

Les nouveaux profils du poste de travail

Témoignage

Carlos Puican - Gère les achats pour les réseaux et télécoms - AXA
« Le télétravail a explosé et augmenté nos besoins en bande passante sur VPN »

Par la rédaction

Carlos Puican - Gère les achats pour les réseaux et télécoms - AXA

« Le télétravail a explosé et augmenté nos besoins en bande passante sur VPN »

Carlos Puican est acheteur monde pour les réseaux et télécoms du groupe d’assurance AXA. Arrivé en juillet 2019, l’ancien directeur achats de Philips France a fait face à l’augmentation phénoménale de la bande passante provoquée par le passage massif des équipes en télétravail.

Quel impact a eu la crise sur le poste de travail chez AXA ?

Fin 2019, les 3 000 salariés du siège ont déménagé de la Défense au XVIIe arrondissement parisien. Les deux nouveaux bâtiments ne peuvent en accueillir que 70 %, car la direction a mis en place le flex office, qui répartit les espaces non pas en bureaux individuels mais en espaces fonctionnels (un espace égal une fonction) que l’on occupe en fonction de ses besoins. Le groupe avait donc déjà anticipé le télétravail. Malgré tout, avec la crise, le télétravail a explosé. Cela a augmenté nos besoins en bande passante sur VPN. Nous avons été confrontés à une demande exponentielle qui arrivait du siège parisien mais aussi d’autres pays dont la Suisse, le Royaume-Uni, Singapour, l’Inde et le Maroc.

Comment avez-vous répondu à ce besoin ?

Nous avons négocié avec Cisco, notre fournisseur, l’augmentation de la bande passante et les prestations de maintenance. Mais tous les grands comptes ont demandé la même chose en même temps et sous la pression de la Commission Européenne, Cisco a dû privilégier les établissements publics de santé. Bilan : les prix ont augmenté, les délais aussi, jusqu’à six mois. Le pire était que nous ne pouvions pas challenger davantage Cisco avec des fournisseurs étrangers comme Huawei car ces derniers n’ont pas certaines licences pour opérer en Europe.

Comment avez-vous négocié ?

Par des méthodes classiques. Nous avons consolidé les besoins en hardware des principaux pays, en achetant un seul lot regroupant les besoins de plusieurs pays. Nous avons mis dans la balance d’autres projets, notamment l’achat de firewalls, ce qui représentait pour Cisco un potentiel de business supplémentaire. Nous avons joué sur les délais de paiement. Nous avons négocié les prix des licences.

Avez-vous réussi à faire baisser les prix ?

Les prix unitaires ont pu baisser jusqu’à 15 %. Nous avons retrouvé un bon niveau de service dès le mois de mai. Dans ce cahier des charges conçu dans l’urgence, nous avions imaginé les pires situations (que tout le monde se connecte en même temps, que certains pays aient de plus gros besoins que d’autres, etc.), ce qui nous a permis d’anticiper les risques.

Et pour la téléphonie mobile, quels impacts ?

À l’inverse de la bande passante sur VPN, l’achat de téléphonie mobile ne se globalise pas. En France, notre prestataire est Orange. Un peu avant la pandémie, nous avions négocié le passage de la capacité en data de nos collaborateurs de 5 à 10 Go, ce qui nous a permis d’offrir plus de flexibilité et de réduire la surconsommation. Actuellement nous sommes en train de finaliser l’appel d’offres en cours pour la téléphonie mobile, avec au minimum un doublement du forfait data.
En chiffres
Axa
Banque assurances
Montant des achats : 1 Md d’€
Montant des achats réseaux et télécoms : 200 M d’€

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