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La Lettre des Achats - Avril 2014 N°226
Avril 2014

Support

Enquête

Travailler mieux, pour gagner plus

Dématérialisation

La montée en puissance du SaaS

Témoignages

Dominique Etourneau - Directeur des achats - Aéroports de Paris
« Nous visons le 100 % dématérialisé »

Solange Ligeret - Secrétaire générale - Apeca
« La carte d’achats est source d’économies substantielles »

Par la rédaction

Solange Ligeret - Secrétaire générale - Apeca

« La carte d’achats est source d’économies substantielles »

La carte d’achat a fait ses premiers pas à la fin des années 90. Quel est son bilan ?

L’utilisation de la carte d’achat se concentre actuellement en très grande partie dans le secteur public. Même si elle doit à l’origine son essor au secteur privé. De grands groupes comme Nestlé, Renault ou Sanofi l’ont adopté dès la fin des années 90. Mais avec l’essor d’outils tels que les ERP la carte est aujourd’hui complètement intégrée dans le processus d’approvisionnement. Il n’en demeure pas moins qu’au-delà du secteur public, c’est un outil tout à fait adapté et adaptable aux PME/ETI. Dans un contexte croissant de dématérialisation des actes et procédures, elle a de fait un rôle majeur à jouer à la fois en tant qu’outil de commande et de paiement. A la clé, les gains sont non seulement palpables sur le terrain des coûts mais également du reporting et de l’intégration des données.

Quel est son potentiel de développement ?

Les PME-PMI représentant plus de 97 % du total des entreprises françaises, les champs d’application pour la carte d’achat sont donc considérables. Mais à ce jour, elle souffre d’un manque de notoriété. Même dans le secteur public, où son développement s’est accéléré, il est encore loin d’être optimal. Que ce soit pour le secteur public local ou l’Etat, la dynamique enclenchée depuis plusieurs années se poursuit mais le travail reste important pour développer de nouveaux programmes, renforcer ceux qui existent avec d’autres natures de dépenses. Le potentiel de développement reste conséquent et le marché encore loin de sa maturité.

La carte d’achat est-elle véritablement un outil de dématérialisation ?

Tout dépend en réalité de la façon dont elle est utilisée. Plusieurs niveaux de détail du relevé d’opérations peuvent en effet être obtenus. Ces niveaux sont essentiellement le 1 et le 3. Le niveau 1 se résume à l’utilisation de la carte, en achat de proximité, à travers un TPE (terminal de paiement électronique) avec la remise d’une facturette. Mais le relevé n’est pas assez complet pour authentifier seul l’achat et sera obligatoirement complété par la facture de caisse. Le niveau 3 palie ce problème en fournissant l’ensemble des données détaillées de facturation et le relevé d’opérations peut être envoyé sous forme dématérialisée au comptable sans les factures papier. On gagne donc déjà beaucoup en gestion et en dématérialisation avec ce niveau.

Quelles économies génèrent une carte d’achat ?

Au-delà du fait d’acheter en toute sécurité et de rationaliser ses flux, la carte d’achat est en effet source d’économies substantielles. C’est ce que nous avons mis en évidence par la réflexion sur le calcul des gains réalisé par la commission secteur public, accompagné d’un outil de simulation. Les chiffres du conseil général des Hauts de Seine, cité en exemple pour le niveau 3, montrent sur une année d’exécution de marché une économie de plus de 41 %, soit près de 35 000 euros, par rapport au process achats antérieur réalisé sans carte. Les économies sont perceptibles à la fois au niveau des ressources humaines, de la consommation papier, des stocks.

Par la rédaction

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