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Publié le 16/09/2004 - Par la rédaction

Pétrole - en stagnation

Pétrole

Lors de sa réunion de mars, l’Opep a décidé de ne pas relever ses quotas. Il est loin d’être sûr qu’elle change de position lors de sa réunion de juin. Il faut d’ailleurs noter que, depuis le début de l’année, ces quotas ont été largement dépassés (700 000 barils par jours [bj] en moyenne). La position de la Russie, qui augmente ses taxes à l'exportation de 8 dollars à 9,2 dollars par t, reste floue. Sa production devrait augmenter de 5 % cette année à 7,33 millions de bj, selon des déclarations du ministre de l'Énergie. La Norvège a annoncé qu’elle maintiendra ses réductions d’exportations jusqu’en juin et continuera d’accéder aux demandes de l’Opep visant à faire remonter les cours. Le panier de référence est d’ailleurs remonté au-dessus du seuil de 22 dollars.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE), dans son rapport mensuel publié le 12 mars, a abaissé encore une fois sa prévision de croissance de la demande mondiale en 2002 à 420 000 bj, contre une croissance de 500 000 bj prévue précédemment. Elle atteindrait 76,4 millions de bj cette année. L’AIE s'attend maintenant à ce que la demande de pétrole aux États-Unis ne progresse que de 60 000 bj cette année, soit de 0,3 %, alors qu'elle avait précédemment tablé sur 105 000 bj, soit 0,5 %. Par ailleurs, cet organisme prévoit que le programme gouvernemental de reconstitution des réserves stratégiques sur les trois prochaines années aura pour effet de retirer 160 000 barils de brut du marché international cette année et environ 110 000 en 2003. En conséquence, le cours du baril est assez volatil, fluctuant au gré des informations provenant d’Irak (retards de production) et des publications hebdomadaires de l’Institut de l’énergie sur l’état des stocks de brut et de produits raffinés.

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Publié le 16/09/2004 - Par la rédaction

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