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La Lettre des Achats - Janvier 2002 N°91
Janvier 2002

Tableau de bord

Conjoncture

Entre croissance au ralenti et récession

Monnaies et taux
Les soucis de l’euro

Publié le 17/09/2004 - Par la rédaction

Monnaies et taux

Les soucis de l’euro

Le cycle de la baisse des taux de la Fed touche à sa fin, ce que traduit un retournement complet des marchés de taux (le rendement du T-bond 10 ans est remonté de 100 pb en décembre). À moyen terme, on risque une hausse des taux longs. Les conjoncturistes estiment que dès le printemps 2001, la Fed recommencera à monter ses taux. Toutefois, la croissance américaine est trop faible, l’endettement des ménages trop important, les bilans des entreprises trop fragiles pour supporter une hausse des taux des fed-funds. De surcroît, la résurgence de l’inflation est un risque limité grâce au repli des prix du pétrole et à la baisse des tensions sur les capacités de production. Il demeure donc fort probable que s’ouvre une période de stabilité des taux de la Fed autour de 2 % sur le court terme.
Toutes les prévisions faites l’an passé d’un retour à la parité euro-dollar ont été déjouées. Si la plupart des organismes continuent de penser et de dire que l’euro est sous-évalué, il n’en est guère qui se risquent à prévoir sa remontée réelle à court ou moyen terme. Chaque ressaut de la monnaie unique a achoppé sur la publication d’une statistique négative dans l’un ou l’autre des pays majeurs de l’Union et l’euro continue de souffrir d’une absence de confiance. De plus, il faut noter que la nouvelle structure des indices MSCI, très largement pris en compte par les fonds indiciels brassant plus de 500 milliards de dollars, augmente sensiblement le poids du dollar et de la livre sterling au détriment de l’euro et du yen. Le dollar a conservé son rôle de monnaie de réserve. À titre d’exemple, la Russie a annoncé fin décembre conserver ses réserves à hauteur de 92 à 93 % en dollars, se justifiant par le fait que 95 % de ses échanges commerciaux avec l'étranger sont libellés dans cette devise.
Par ailleurs, de plus en plus de capitaux européens migrent vers les États-Unis au travers de placements financiers et de rachats d'entreprises, alors que les investissements américains en Europe fléchissent. L'image négative de la BCE se traduit par une désaffection massive des investisseurs vis-à-vis des titres en euros, avec un accroissement des transferts vers le dollar. La balance des paiements de la zone euro tend à devenir structurellement déficitaire.

Publié le 17/09/2004 - Par la rédaction

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