Publicité
La Lettre des Achats - Avril 2002 N°94
Avril 2002

Management

Dossier

Achats et résultats financiers

Achats en ligne

Interviews

Alain Darney, directeur des achats, Groupe SNPE
“ Donner la responsabilité maximale aux unités opérationnelles ”

Christine Bénard, vice-présidente achats groupe, Valeo
“ D’une logique de négociation par les achats à une logique de management de la relation fournisseurs par l’entreprise ”

Jean-Guy Laujin, responsable du projet e-business,Renault VI, Groupe Volvo
“ Accélérer et optimiser le processus de sourcing stratégique avec les nouvelles technologies ”

Jean-Pascal de Casanove, responsable du projet e-procurement, Pechiney
“ La qualité du business plan et son objectivité conditionnent la réussite d’un projet ”

Jean-Louis Robin,chef de projet e-procurement,Aventis
“ L’outil permettra aux utilisateurs de respecter sans effort les procédures achats ”

Bruno de Larminat,en charge du projet e-procurement, Italcementi-Ciments français
“ Maîtriser en interne le processus électronique,le plus en amont possible de l’enchère ”

Rémi Mialet, directeur des achats groupe, Saint-Gobain
“ L’e-procurement est un outil pour le sourcing stratégique et la globalisation des achats ”

Catherine Cauwet, directrice des achats, Nestlé France
“ La crédibilité auprès des fournisseurs reste un enjeu majeur pour atteindre nos objectifs ”

Patrick Le Laouenan,directeur des achats, Sanofi-Synthélabo
“ Nous n’avons pas attendu les places de marché pour mettre en place des processus achats efficaces ”

Points-clés

Achats et résultats financiers
Les cinq points-clés

Achats en ligne
Les dix points-clés

Témoignages

Marc Petitqueux Directeur des achats, Ratier-Figeac
“ Les outils technologiques nous accompagnent dans notre stratégie ”

Serge Vanborre Chef de projets informatiques achats
“ La capacité du système à évoluer et à s'adapter est une donnée fondamentale dans le choix de la technologie ”

Autres articles

Achats et résultats financiers
Les achats s’invitent aux présentations de résultats

Grands groupes
L’actualité des programmes de réductions de coûts

Achats de bus
La RATP fait tomber les frontières

Achats en ligne
Travail collaboratif et enchères, vainqueurs de l’e-achat au second tour

Les erreurs de l’e-procurement
Entre précipitation et manque de réflexion

E-procurement
Bouger les habitudes et manager le changement

Intranet achats
Air Liquide développe son espace public achats

E-procurement
Agilent Technologies passe en ligne

Publié le 16/09/2004 - Par la rédaction

Jean-Pascal de Casanove, responsable du projet e-procurement, Pechiney

“ La qualité du business plan et son objectivité conditionnent la réussite d’un projet ”

D’ores et déjà opérationnel sur la plate-forme Quadrem, le système e-procurement de Pechiney devrait permettre, à terme, de gérer en ligne 550 millions d’euros d’achats d’exploitation. Jean-Pascal de Casanove, qui en a assuré la mise en place, en retient plus particulièrement un enseignement : la réussite d’un projet est conditionnée par le travail réalisé en amont et le réalisme du business plan.
Où en est votre projet d’e-procurement ?

Plutôt que le terme e-procurement, je préfère le terme e-requisitioning : il correspond plus à notre projet qui concerne directement les approvisionnements. Ce sont les achats d’exploitation qui sont visés, c’est-à-dire tous les achats du groupe hors matières premières, énergie et transport. À l’heure actuelle, quatorze catalogues ont été déployés. À la fin de l’année, nous visons un total de soixante catalogues. Ils ont été faits pour répondre aux besoins de Quadrem et sont accessibles à Pechiney comme aux autres membres de la place de marché si le fournisseur le désire, avec bien sûr des prix différents ou sans prix. L’avantage essentiel est que la plate-forme permet de mutualiser les licences et les matériels, elle gère les catalogues et les interfaces ainsi que les démarches commerciales avec les fournisseurs.
Comment s’est fait le choix des catalogues ?
Nous nous sommes appuyés sur les 200 accords-cadres déjà existants dans le groupe. Si nous pensons qu’un achat peut être « procurable », mais qu’il n’y a pas d’accord-cadre groupe, nous cherchons à développer un accord division. Avec internet, l’acheteur a donc une visibilité totale puisqu’il peut voir l’accord-cadre. Je souligne que le travail de sourcing, et plus largement le véritable travail de l’acheteur, a été fait au préalable. Sans cela, nous aurions adopté une optique différente. Si la démarche de sourcing est associée à la création du catalogue, cette dernière peut prendre jusqu’à six mois…
Qui aura accès au système en interne ?
Ce sont les prescripteurs, c’est-à-dire toutes les personnes qui ont une demande d’achat à faire. Sur deux sites, nous avons d’ores et déjà formé 150 personnes. À terme, toutes les demandes d’achat seront faites par le système « request ». Il en est de même pour les demandes spéciales qui passeront aussi entre les mains des acheteurs.
Quels gains tirez-vous de l’usage de votre système ?
Les achats d’exploitation représentent 1,1 milliard d’euros au sein de Pechiney. À terme, la moitié pourrait être couverte par le système. Un montant d’environ 550 millions d’euros est « e-procurable » et environ 350 millions d’euros doivent pouvoir passer par catalogue. Je pense que nous pouvons obtenir des économies de l’ordre de 4 à 5 % sur le chiffre d’affaires de ce qui est catalogable, complétées par des gains plus immatériels.
Notamment vis-à-vis des fournisseurs ?
Oui. La crédibilité face à ces derniers en sort renforcée. D’ailleurs, ils cherchent à s’intégrer et passent des systèmes EDI à l’XML. À terme, cela devrait permettre de développer des fonctionnalités plus intelligentes telle la visualisation des stocks, etc. À l’heure actuelle, pour les produits codifiés et stockés, la mise à jour des données est immédiate. En revanche, le rapprochement entre la facture et la commande est en projet. Quoi qu’il en soit, nous avons considérablement réduit l’écart entre les deux.
Quel sera le retour sur investissement du projet ?
Le ROI est long mais le principe même est rentable. La montée en puissance des vo-lumes est le point central : il faut cons-truire tous les catalogues et déployer sur tous les sites. C’est un projet de longue haleine où les gains n’arrivent que plus tard. La montée des gains sera donc progressive, sur plusieurs années. La qualité du business plan et son objectivité conditionnent la réussite d’un projet. Pour notre part, nous tenons nos objectifs parce ces contraintes ont été intégrées dès le début.

Pechiney en chiffres
Chiffre d’affaires : 11 milliards d’euros
Montant des achats : entre 55 % et 65 % du chiffre d’affaires selon les divisions
Effectif : 34 500 personnes
Effectif aux achats : 360 personnes
L’outil utilisé est EBP de SAP. Il a été mis en place par Pechiney avec Accenture.
Pechiney est actionnaire de Quadrem dont l’activité a démarré en avril 2001. La rémunération de la place de marché se fait au pourcentage, avec un fee pour les fournisseurs et les utilisateurs. La rentabilité est visée en 2003.

Publié le 16/09/2004 - Par la rédaction

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play