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La Lettre des Achats - Janvier 2002 N°91
Janvier 2002

Tendances

Actualités

Achats de voyages
Les acheteurs seront-ils du voyage ?

Fastbooking
Canaliser les réservations hôtelières

Gestion des notes de frais
Heureux, qui comme Ulysse…

Achats de voyages
Acheteurs : profitez de la conjoncture pour vous imposer

Gestion collaborative
Le supply chain management va-t-il enfin décoller ?

L'approche collaborative dans la recherche
Et si la réduction des coûts devenait un axe de recherche ?

Gencod EAN France et ECR France
Le CPFR pour renforcer le lien entre industriels et distributeurs

Achat d’ordinateurs pour le compte de tiers
Les achats doivent monter en ligne

Silvio Andréose, responsable achats informatique et télécoms, direction des achats groupe, Vivendi Universal
“ Acheter une prestation de service auprès d'un maître d'œuvre,avec engagement de résultat ”

Commerce électronique
L’e-procurement au cœur des stratégies achats britanniques

Peter Reed, e-Procurement Director, Internetix
“ L’e-procurement entraîne des changements majeurs dans les stratégies comme dans les emplois de la fonction achats ”

Hervé Thermique
Un objectif de réduction des coûts administratifs de 20 %

Commerce One
Catalogues : faites-les vous-même !

Cap Gemini Ernst & Young
Pas d’e-procurement sans stratégie achats

Publié le 17/09/2004 - Par la rédaction

Peter Reed, e-Procurement Director, Internetix

“ L’e-procurement entraîne des changements majeurs dans les stratégies comme dans les emplois de la fonction achats ”

Que doit-t-on attendre de la mise en place des technologies e-procurement ?
Les nouvelles technologies permettent de baisser les coûts, d’optimiser le « time to market » et d’accroître la compétitivité par de meilleurs résultats de l'entreprise. Mais il me semble qu'il faut se concentrer sur des objectifs concrets en termes d'économies et éviter les vagues projections de gains devenues la pratique habituelle de trop nombreux cabinets de conseil. Il convient aussi de maximiser le retour sur investissement en choisissant les fonctionnalités nécessaires à l'atteinte de ces objectifs et en les intégrant au mieux aux systèmes existants et au meilleur coût.
Pourquoi les acheteurs sont-ils très diversement satisfaits de leurs projets e-procurement ?
Tout d’abord, les prestataires, même les leaders du marché, proposent une structure de coût qui leur permet de gagner de l’argent sans fin, avec un coût par transaction impliquant un système d’autant plus cher qu’il sera utilisé. Ils offrent aussi des « packages » intégrés ne permettant pas une implantation par étape pour des gains rapides. Certains vont même jusqu’à proposer une mise en place en quatorze jours… Impossible ! Ensuite, les prévisions de croissance exponentielle des sociétés e-business n’ont pas été au rendez-vous et les managers des entreprises sont maintenant très sceptiques quant à de nouveaux investissements. L’approche par « quick wins » est de première importance pour garder une certaine crédibilité.
Les problèmes de connexion ont-ils aussi un impact ?
Effectivement, les « packages e-procurement » ont du mal à être connectés aux systèmes existants, notamment aux modules financiers des ERP. Un simple paiement peut être déjà problématique. De plus, les problèmes de compatibilité pour le transfert des informations de l’e-système sont réels : le système déjà en place est donc un critère majeur pour le choix d’un package e-procurement, ce qui limite les possibilités.
Quelles seraient vos principales recommandations pour l’implantation d’un système e-procurement ?
L’e-procurement change la vie des services achats. Le meilleur système ne peut pas réussir si le personnel n'a pas une réelle volonté de changement. L’introduction de l’e-procurement ne devrait pas être considérée comme la simple installation d’un système informatique, mais comme un programme de gestion du changement. Il doit bien être compris que probablement la moitié du personnel ne sera pas capable de s'intégrer dans ce nouveau monde de l’e-procurement stratégique. De plus, ces projets devraient être mis en place en plusieurs étapes : la phase d’e-paiement en premier permettrait de libérer 70 % du personnel en charge du rapprochement des factures, des commandes et de la réception. Les économies réelles générées par l’e-procurement prendront plus de temps à être visibles, mais les organes de direction seront plus patients s'ils ont déjà vu les premiers résultats, les fameux « quick wins ». Enfin, les sociétés doivent garder présent à l’esprit que les vendeurs de software veulent maximiser leurs revenus de licence, pas le retour sur investissement de leurs clients.
Selon vous, quel est le futur des prestataires d’e-procurement ?
À l’heure actuelle, les principaux acteurs du marché sont Ariba, Commerce One, Oracle, SAP et PeopleSoft pour les softwares, et les « big five » pour les consultants. Mais l’avenir est certainement aux éditeurs de softwares qui auront une approche souple, multimodules. Pour le conseil, je pense que ceux qui réussiront la mise en place de projets seront ceux qui proposent des stratégies d’implantation par étapes plutôt qu’en une seule fois.
Et comment vont évoluer leurs clients ?
L’e-procurement est fait pour durer. Beaucoup de sociétés pensent qu’elles se sont fait avoir deux fois par l’industrie informatique : la première avec l’an 2000 et cette fois avec la bulle e-business. Le scepticisme est donc très ré-pandu. Après tout, ce n'est pas un mal pour l’e-procurement, car les clients vont être plus regardants et exiger de réelles économies. Et c’est possible à condition de faire le bon choix de la solution et de l'intégrateur. Mais il faut garder en tête que l’e-procurement entraîne des changements majeurs dans les stratégies comme dans les emplois de la fonction achats. Et il y a, dans ce changement, une certaine violence qui doit être gérée.

 

Internetix une société de conseil spécialisée pour l’alignement des investissements technologiques sur la stratégie des sociétés.

Publié le 17/09/2004 - Par la rédaction

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