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La Lettre des Achats - Janvier 2002 N°91
Janvier 2002

Tableau de bord

Conjoncture

Entre croissance au ralenti et récession

Monnaies et taux
Les soucis de l’euro

Publié le 17/09/2004 - Par Patrick Cartier

Entre croissance au ralenti et récession

La croissance dans la zone euro s'établira à seulement + 1,3 % en 2002, avant de connaître un rebond en 2003. La Commission européenne insiste sur les « incertitudes inhabituellement fortes » qui entourent ces prévisions et sur le creusement probable des déficits publics, s’opposant par-là à la remise en cause du pacte de stabilité. La BCE, plus pessimiste, situe la croissance dans une fourchette de 0,7 % à 1,7 %, contre 2,1 % à 3,1 % en juin dernier. Pour 2003, elle prévoit une croissance comprise 2,0 % et 3,0 %. La confiance des entreprises reste faible, les consommateurs sont toujours très vulnérables. Malgré un rebond de correction en novembre, toutes les statistiques publiées dans les mois à venir devraient traduire une contraction de l'économie de la zone.

France

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) se montre nettement plus optimiste que les autres instituts. Il considère que la croissance sera soutenue par la consommation des ménages, malgré la quasi-stagnation prévue pour les salaires. Le surplus de consommation proviendrait d’une forte croissance des revenus de l’épargne et des placements.
L’Insee indique une révision à la baisse de l’ordre de 4 % en 2002 des intentions d'investissement des industriels. Ce recul serait de 5 % dans l'industrie manufacturière en général et concernerait l'ensemble des secteurs. Il serait plus limité pour les biens d'équipement (- 1 %). Les petites entreprises (moins de 100 salariés) prévoient d'ores et déjà, pour 2002, une baisse de leurs investissements de 5 % ; elle est de 5 % sur l’année pour les entreprises moyennes (entre 100 et 500 salariés) et de 3 % pour les sociétés de plus de 500 salariés. L’orientation est similaire pour les prévisions d’embauche.
La dernière enquête trimestrielle de la Banque de France fait état d’une détérioration sensible de la trésorerie des entreprises, surtout pour les PME. La situation peut s’avérer gênante car les banques ont tendance à se montrer plus sélectives pour l’accord de crédits de trésorerie. La demande de crédits à moyen et long terme des entreprises s’est réduite en corrélation avec le ralentissement des investissements. Elle laisse supposer qu'au cours des prochains mois, la perspective d'une nouvelle dégradation de la trésorerie provoquerait un recours accru aux crédits à court terme.

Publié le 17/09/2004 - Par Patrick Cartier

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