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Publié le 19/01/2021 - Par la rédaction

2003 à 2019, du Top 50 au Top 250


L’Europe unie sur la réduction des coûts


En 2002, nous avions réuni les 60 directeurs achats des 60 premières entreprises hexagonales. En 2003, nous en avons invité 80 mais à une nuance près : il s’agit des directeurs achats des 80 premières entreprises européennes. Cela fait maintenant plus de cinq ans que nous sélectionnons les principales organisations achats sur la base de leurs chiffres d’affaires, avec pour ambition, non pas d’établir un quelconque classement de performances, notamment en matière d’achats, mais de mieux connaître leur périmètre d’action, les principaux budgets sur lesquels elles travaillent, le profil des collaborateurs qu’elles recrutent, les outils qu’elles utilisent, etc. En entraînant de fortes baisses d’activité, la morosité du climat économique avait conduit les dirigeants à reconsidérer le rôle des achats comme de véritables vecteurs d’économies…



Réduction des coûts toujours

L’enquête réalisée cette année-là (2004) auprès des 100 premières entreprises françaises souligne trois phénomènes : les plans de réduction des coûts restent sur leur lancée, les achats dans les pays à bas coûts vont croissants et les outils d’e-achat ne sont toujours pas complètement en place. La course vers l’amont se poursuit également. Parmi les sociétés interrogées se trouvent aussi les filiales françaises de nombreux groupes internationaux qui déploient des stratégies d’achat décidées par la maison mère, de quelque origine qu’elle soit (Asie, Amérique, Europe). Deux cas de figure lorsque l’accent est mis sur les achats : l’entreprise a un endettement très élevé qui grève son déploiement ou une fusion est intervenue qui oblige à éliminer les doublons et dégager du cash pour financer le développement.

Fusions, synergies et… Achats


Quel que soit le secteur d’activité, les achats continuent à s’imposer durablement dans les entreprises, avec un objectif : réduire les coûts. Encore… C’est l’un des constats de notre enquête réalisée cette fois auprès des 200 premiers groupes français où les fusions, les rapprochements ou les OPA occupent toujours le premier rang. Un dossier complété par un point sur les outils en ligne. L’e-procurement semble en voie de s’imposer (67 % des sociétés interrogées), l’analyse des dépenses arrive immédiatement après (62 % des réponses). Le recours à l’e-sourcing (appels d’offres en ligne suivis d’enchères) reste en retrait mais progresse. Seul son taux de couverture fait encore débat selon les catégories d’achats ou la maturité des entreprises.



Les Achats diversifient leurs objectifs

C’est la 10e édition de notre recensement annuel des premières organisations achats. Une nouvelle fois, nous avons retenu 200 entreprises selon un classement fondé sur le chiffre d’affaires. Les répondants ne sont que 50 % à placer les réductions des coûts en tête de leurs priorités. Une baisse de dix points par rapport à l’étude précédente (voir La Lettre des Achats n° 136 de janvier 2006). De quoi bouleverser quelques idées reçues sur les missions fixées aux Achats dont les préoccupations se font plus précises. Ainsi, le sourcing dans les pays à bas coûts (44 % des réponses) et le développement durable (41 %) rejoignent ensuite dans cet ordre le podium. Les relations fournisseurs (35 %), l’innovation (29 %) et les… outils électroniques (28 %) complètent le Top 6 des objectifs affichés.

Priorité absolue à la réduction des coûts


Notre Top des organisations s’installe sur la crête des 200 entreprises et impose son rendez-vous annuel du mois de novembre. Fin 2008, quand les dirigeants achats classent leurs priorités, cela donne pour le trio de tête : réduction des coûts (82 % des réponses), innovation (60 %) et développement durable (54 %). Loin devant le redesign to cost (49 %), le sourcing dans les pays à bas coûts (33 %) ou l’externalisation (25 %). Ne parlons même pas des outils d’e-achat, plutôt distancés (34 %). Particulièrement visés : l’e-sourcing et l’e-procurement. Nos dirigeants achats, habiles, inspirés ou tout simplement sincères, se sont taillés sur mesure un costume de responsables dans le vent : au-delà des réductions de coûts, innovation et développement durable commençent à émerger. A confirmer…


La réduction des coûts ne suffit plus


Pour ce premier Top 200 post crise des subprimes, la réduction des coûts et la génération de cash dominent plus que jamais les priorités. Travail sur les coûts, redesign to cost, recherche d’innovation et collaboration accrue avec les fournisseurs. Des fournisseurs parfois en grande difficulté.


Extension du domaine des achats

Pressés de générer des gains rapides, les directeurs achats du Top 200 ont étendu leur périmètre de responsabilité et fait bouger les lignes en termes de couverture achats. Des réorganisations de services achats appelés à globaliser leur action ont souvent accompagné ces efforts.

Tout pour la performance financière


En 2011 les leviers de génération de la performance s’affinent. La priorité absolue est plus que jamais donnée à la performance financière, mais les moyens de la générer sont sophistiqués : travail sur les besoins, implication en amont, prise en compte du coût total (TCO), redesign to cost et SI achat.


Le TCO valeur montante


Œuvrant encore à redresser les comptes de leurs entreprises, les directions achats confirment les axes de travail de la précédente édition du Top 200. Mais dans les rapports d’activité, il est de plus en plus fait mention des Achats et de leur travail : optimisation de la chaîne de valeur, gestion du risque, développement durable, notamment.


Un panel toujours plus riche


Cette année, nous avons rebaptisé le Top 200 des organisations achats « Top 250 », car nous avons intégré cinquante entreprises supplémentaires dans le panel. Une reconnaissance de la maturité des services achats des ETI qui, par leurs pratiques et leurs effectifs achats méritent largement leur place dans notre étude.


Les équipes achats à l’honneur


En 2014, après plusieurs années de crise, les équipes achats sont à l’honneur : plus jeunes, plus mixtes et de plus en plus pointues. Plus que les compétences achats, c’est désormais le leadership et la capacité à travailler en projet que les directeurs achats veulent développer.




Un palier dans la maturité


Des organisations achats au taux de couverture plus étendu et plus précis, des performances financières plus souvent reconnues, des directeurs achats plus proches du codir, des moyens en hausse… la fonction achats affiche ses gains de maturité et d’influence.

De nouveaux signes d’influence

De plus en plus mature, beaucoup de directions achats se situent désormais au stade du co-développement. Dans leurs relations internes aussi, elles revendiquent globalement une action stratégique.


Une fonction exemplaire


De plus en plus contributrice à la création de valeur de leur entreprise et toujours au top de la performance achats, les directions achats montrent aussi leur capacité à faire tout cela avec des effectifs qui demeurent modeste.


Les actions de fond prennent le dessus


En 2018, les Achats sont allés chercher de la valeur partout : en ouvrant leur sourcing, en travaillant sur le TCO, la qualité, les délais, les risques, la RSE... La fonction s’affirme comme un levier de différenciation pour l’entreprise.




Les Achats sur tous les fronts


La palette des directeurs achats est plus riche que jamais et suivant leur contexte, ils s’investissent dans une variété de leviers toujours plus importante. Ils progressent notamment sur leur implication dans les objectifs d’innovation et s’initient peu à peu à cet univers fait de startups.

Publié le 19/01/2021 - Par la rédaction

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