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Publié le 20/01/2021 - Par la rédaction

20 premiers montants d’achats : et les nominés sont…

Entre 2004 et 2019, la liste des grands groupes français référencés dans les vingt plus importants montants d’achats a connu des évolutions sensibles, liées souvent à l’histoire de ces entreprises, mais aussi à une inflation généralisée des montans gérés.
Pilier de l’enquête TOP250, le tableau des directeurs achats qui clôture chaque édition donne trois informations essentielles : le nom du directeur ou de la directrice des achats de l’entreprise, l’effectif achats et le montant total des achats gérés par la direction des achats. Il s’agit d’un référencement, plus que d’un classement. Mais comme il faut bien trouver un moyen d’ordonner ces informations, fatalement, une hiérarchie se dégage du classement par chiffre d’affaires. Si l’on suit les montants d’achats déclarés, en revanche, difficile de parler de classement, puisque ces milliards d’euros gérés par la fonction achats s’appliquent à une trop grande variété de domaines d’activité, de biens et services achetés comme de de modèle d’organisations achats. L’évolution de la liste des vingt premiers montants d’achats à travers l’histoire du Top 250 est pourtant riche d’enseignement.
On peut notamment y voir la puissance d’achats des grands groupes français qui, dans la plupart des cas n’a fait que s’accroître à force de professionnalisation et de globalisation. Ainsi, le champion de 2019, EDF (52,9 Mds d’€ d’achats) était-il déjà aux avant-postes en 2004 et 2009. Son dauphin, Airbus Group a, pour sa part, affiché des montants d’achats couverts par la direction achats, chaque année plus élevés au gré des consolidations en interne avec les entités Space, Defence ou encore avec Aerolia. Même chose pour le numéro trois du classement, le groupe PSA, dont les 42 milliards d’euros d’achats de 2019 comprennent ceux d’Opel Vauxhall récemment intégrés au groupe.
Plus bas dans le tableau, l’évolution des groupes comme LVMH ou encore Total, montre, à travers la précision croissante des montants d’achats déclarés, de profonds efforts de professionnalisation et l’émergence de directions achats groupe.
La disparition de certains grands noms de notre tableau est également riche d’enseignement. Ainsi, Alcan, y figurait en bonne place en 2004, alors que son directeur des achats groupe était le français Jacques Barrailler, appelé à devenir par la suite le premier directeur du Service des achats de l’Etat. Quelques années plus tard, l’absorption d’Alcan par Rio Tinto l’a fait disparaître du tableau. Pour Arcelor Mittal, numéro 10 en 2004 et numéro un en 2009, c’est l’impossibilité d’obtenir des informations sur le périmètre France de l’activité achats du groupe qui a fini par avoir raison de la présence du groupe dans notre référencement.
Pour d’autres, en revanche, comme le groupe L’Oréal, la sortie du tableau des vingt premiers montants ne révèlent aucune mauvaise fortune pour les Achats, qui n’ont au contraire cessé de gagner en maturité. Mais, tandis que les 7,2 milliards d’euros d’achats du groupe lui assurait une honorable 19e place, les 10 milliards d’euros d’achats de 2019 ne permettent pas d’accrocher le TOP20.


Publié le 20/01/2021 - Par la rédaction

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