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Voyages d'affaires

Actualité

Publié le 01/10/2013 - Par la rédaction

IFTM Top Resa : le voyage d’affaires entre morosité et maturité

Peu d’annonces et d’innovation sur le Salon IFTM Top Resa qui s’est tenu la semaine dernière. Le secteur est plutôt atone sur le versant affaires, mais les acheteurs sont plus que jamais sur la brèche, comme sur le dossier hôtellerie.

Certains poids lourds avaient fait l’impasse, comme CWT, Amex Voyages ou Egencia, laissant la place dans les travées à de plus petites agences ou aux plates-formes hôtelières. Des acteurs parmi les seuls à pouvoir revendiquer des taux de croissance à deux chiffres, alors qu’en 2013, comme en 2012, celle du secteur ne dépassera pas 2 %, attribuables aux variations de prix plus qu’au rebond des volumes. La dynamique de ces challengers se voit d’ailleurs illustrée par l’annonce aujourd’hui d’un rapprochement entre les agences 3mundi et FrequentFlyer Travel Paris, qui doit leur permettre d’asseoir leur développement.

Sur le versant hôtelier, l’évolution de l’offre va de pair avec la rationalisation des approches côté achats, comme le souligne l’étude réalisée cet été par le cabinet EPSA et HRS France. De fait, les acheteurs ont pris la mesure des enjeux : 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires de l’hôtellerie d’affaires, soit un quart des budgets consacrés au voyage (voire 31 % en incluant le MICE). En pratique, 95 % des entreprises du CAC 40 ont désormais une politique hôtelière structurée, via un référencement d’établissements, un plafond de dépenses fixé ville par ville, ou la référence à une gamme d’hôtels. A titre de comparaison, elles sont 96 % à avoir formalisé leur politique voyages, ou à s’être dotées d’une solution de réservation en ligne (96 %).

« C’est la centralisation de la problématique hôtels qui est à l’œuvre, à travers le canal de réservation clé que constituent évidemment les outils de réservation, mais aussi via les plates-formes hôtelières qui sont désormais utilisées par 45 % des grandes entreprises, ponctuellement ou de façon plus intensive », relève Matthieu Gufflet, le président du cabinet EPSA. Se dessine la perspective d’un canal unique de réservation hôtelière pour les voyageurs, qui permettra aux acheteurs d’avoir enfin une vision exhaustive des nuitées consommées, et d’être plus pertinents dans leurs négociations tarifaires.

Ce dossier hôtels illustre la montée en maturité des acheteurs voyages et travel managers, saluée par tous les acteurs. Mais cette reconnaissance ne vaut pas en interne, comme l’a montré l’édition 2013 du Baromètre du voyage d’affaires. Pas moins de 63 % des voyageurs interrogés déclarent peu apprécier le travail mené par les achats (contre 23 % d’avis positifs). Il faut dire que les échanges entre ces interlocuteurs sont nuls ou réduits à une occurrence annuelle dans presque 80 % des cas. « Cela fait à peine une demi-douzaine d’années que le travel management s’est développé dans les entreprises françaises et notre rôle reste encore méconnu », commentait Abdelaziz Bougja, le travel manager de Veolia. D’autant que les utilisateurs se tournent vers les intermédiaires, qui ne manquent pas dans la chaîne de valeur du voyages d’affaires : agence de voyages, fournisseur d’outils... ou désormais plates-formes hôtelières.

Publié le 01/10/2013 - Par la rédaction

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