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Publié le 04/04/2013 - Par la rédaction

Allianz : une journée fournisseurs portes ouvertes

Pour cette journée fournisseurs, troisième édition, Laurent Cochereau, directeur des achats d’Allianz France, voulait une ouverture à tout « l’écosystème » des achats en réunissant des collaborateurs, leurs correspondants, des représentants d’autres fonctions (financiers, commerciaux, ressources humaines) mais aussi quelques-uns de ses homologues. Le tout a donné lieu à deux débats (innovation et organisation) et deux trophées ont été attribués.

Comment en finir avec cette image d’acheteurs fous furieux de la baisse des coûts ? Voilà en substance le thème de l’allocution de bienvenue à cette journée fournisseurs (26 mars) organisée par Allianz France. Autrement dit, comment montrer la vraie valeur des achats ? Celle d’une fonction partenaire du développement de l’entreprise, qui sait s’appuyer sur le talent de ses fournisseurs, susciter l’innovation, la promouvoir et s’inscrire dans une logique de développement durable ? Le patron des achats d’Allianz France, Laurent Cochereau, a contourné  par avance l’accusation toujours possible de nombrilisme en conviant des fournisseurs (Volkswagen pour ses véhicules-test 100% électriques, Microsoft et une application santé sur sa tablette Surface, Avob pour une gestion optimisée de l’énergie) et un client interne (Allianz Global Assistance pour sa plate-forme santé géolocalisée) à s’exprimer chacun dans une (courte) séquence d’autopromo.

Ensuite, deux tables rondes étaient organisées, l’une sur l’innovation (animée par Leïla Cardot-Fahas de CGI), la seconde sur les organisations (animée cette fois par Marc Debets de BuyO). Premières questions posées : les traditionnels outils achats (mutualisation, standardisation, etc.) auraient-ils atteint leur asymptote ? Et l’innovation, serait-elle le nouveau levier ? Pour ce premier round, quatre intervenants, chacun avec un mot d’ordre : Pierre Schick, directeur des achats indirects d’EDF (les achats doivent être en veille permanente, solliciter les fournisseurs, chercher et apporter de nouvelles idées, Martin de Neuville, directeur des achats de Pierre & Vacances (si les achats n’étaient pas beaucoup dans l’innovation, ils y sont bien maintenant, ils apportent même des produits nouveaux pour favoriser le marketing de l’entreprise), Emmanuel Haubout, directeur des achats Europe assurantiels d’Aviva (négociation très en amont par les achats pour favoriser le remplacement des biens des clients aux meilleures conditions) et Sébastien Simonian, responsable des achats informatique de la Société Général (savoir aussi travailler avec des start-up, se montrer ouvert et porter l’innovation en interne). Constat d’ensemble : ne pas forcément assimiler l’innovation à la technique. Les process, les services constituent d’autres domaines possibles. Rester en contact avec le marketing et le développement de l’activité. Et enfin, savoir devenir le client privilégié de ses fournisseurs pour capter l’élément différenciateur à la source !

Pour la seconde table ronde sur la question des organisations (ou comment, en temps de crise, faire mieux, parfois avec moins ?), même qualité du côté des intervenants, comme de leurs propositions, avec  Rémi Feredj, directeur des achats et de l’immobilier de la RATP (faire des achats un poste avancé de la finance et injecter davantage de culture financière dans une entreprise à forte orientation technique), Hervé Montaigu, directeur des achat du groupe SEB (apporter toujours plus de avleur dans le cadre de projets triennaux très évolutifs, animer la fonction, développer son attractivité, attirer de nouveaux talents), Jack Azoulay, directeur des clients grands comptes La Poste Courrier (comprendre la demande des achats, très structurée en central, homogénéiser les demandes, favoriser la standardisation comme la demande de réactivité et de service en local) et Clive Gallery, directeur général Executive Program INSEEC Business School (développer absolument les compétences financières des acheteurs encore largement insuffisantes).

En deux fois vingt minutes voilà des échanges qui ont tracé le portrait d’achats plus orientés sur le business de l’entreprise, portés par l’innovation mais de plus en plus « poste avancé » de la finance, qui doivent (encore) développer leur attractivité au yeux de nouveaux talents dans un univers très mouvant (plan triennaux, approche multiproduits, multicontinents, etc.), très à l’écoute de leurs fournisseurs (partage innovations) et forcément RSE (Responsabilité sociale et environnementale).

 

La journée s’est achevée sur la remise de trois trophées : Performance pour CSA (études et sondages), RSE pour ATF Gaia (reconditionnement matériel informatique) et coup de cœur pour La Poste Courrier (lettre verte). Conclusion de Philippe Bourguignon, directeur des relations grands clients d’Allianz France, conseiller du président, qui, de par ses fonctions, connaît bien les acheteurs (!) et leur attribue désormais deux mots-clés : transversalité et représentation. Ce qui apparaît à ses yeux comme une mission nouvelle : rayonner bien au-delà de leur entreprise…

Publié le 04/04/2013 - Par la rédaction

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