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Publié le 01/03/2021 - Par François-Charles Rebeix

Trois questions à Gérard Dahan, Corcentric : « Avec l’acquisition de Vendorin, Corcentric se veut au centre de toutes les transactions… »

Gérard Dahan, Senior Vice-President EMEA, Corcentric Gérard Dahan, Senior Vice-President EMEA, Corcentric

Corcentric après avoir absorbé la plateforme Determine et lui avoir donné son nom, vient d’avaler pour cent millions de dollars, Vendorin, une plateforme de paiement née aux US. Le groupe qui a déjà commencé l’intégration technologique entend bien développer toute cette offre de service bien au-delà de ses bases américaines, en Europe. Quand le SI Achats et la FinTech se rencontrent, il y a sans doute de quoi rendre un marché de la prestation de services plus prometteur encore…

Qu’est ce qui a motivé le rachat de Vendorin par Corcentric ?

Cette entreprise fait partie du cœur de la stratégie du CEO, Matt Clark, qui voit Corcentric comme un Amazon du BtoB en étant au milieu de toutes les transactions qui pourraient passer de l’entreprise vers ses fournisseurs. J’appellerai cela une banque du procurement. Cela consiste à prendre une position de crédit pour payer les fournisseurs et ensuite se faire payer par le donneur d’ordres. Avec l’acquisition de Vendorin, Corcentric se veut encore plus au centre de toutes les transactions commerciales d’un client. C’est ce que nous faisons déjà avec Michelin aux US. Nous payons tous les clients de la distribution Michelin. Nous gérons aussi tous les règlements de ceux qui achètent ces pneus. C’est un réseau de paiement comme le propose Amex ou d’autres établissements financiers sauf qu’il s’agit, en ce qui nous concerne, exclusivement d’un réseau BtoB.

Vendorin dispose d’une technologie baptisée Inroll qui rend plus facile encore les paiements, notamment par carte, que les autres réseaux. Quand nous regardons la totalité des dépenses de nos 2 200 clients dans le monde, nous pensons avoir un gros potentiel de développement. Bien sûr, tous ses clients ne sont pas tous de la même taille, ont des types et des volumes d’achat très différents, mais cela représente quand même près de dix milliards de dollars. Le taux de commission moyen pour ce type de service se situe autour des 2%.

La technologie Vendorin va-t-elle se raccorder à votre propre plateforme ?

Nous sommes en train d’y travailler. Le module Invoicing de notre plateforme sera interfacée avec l’application Vendorin pour que dans la plateforme, au moment où la facture arrive en réconciliation avec le bon de commande émis, lui-même relié aux engagements budgétaires, le paiement puisse intervenir d’un simple clic, après approbation.

Dans la plateforme d’origine de Corcentric , il existe un module Gestion de trésorerie qui permet de se lier à la trésorerie de l’entreprise et d’optimiser, par exemple, les excédents disponibles et de négocier par anticipation des discounts avec les fournisseurs. Tout ce processus est automatisé. Le système établit en permanence des hypothèses et les propose aux gestionnaires. Aujourd’hui, une dizaine de clients américains utilise ce dispositif, demain, avec la réunion des deux plateformes, ce sera un standard applicable à tous les paiements de tous les fournisseurs. C’est un outil Achats et Finances particulièrement adaptés aux achats récurrents et en volume. Ce dispositif s’inscrit au cœur des services proposés par Corcentric.

Comment ce service né aux US et adapté aux pratiques de la place sera-t-il accueilli en Europe ? Les banques se défendent encore face aux fintechs…

Déjà, les réglementations ne sont pas exactement les mêmes en Europe d’un pays à l’autre. On ne fait pas de la banque en France comme on le fait en Angleterre ou en Italie. En ce qui nous concerne, nous allons commencer par le marché anglais. Nous avons là beaucoup de client order-to-cash. Plutôt de grosses entreprises. Et même des filiales de groupes français, comme Total par exemple… Nous avons commencé à travailler avec les équipes Netsend rachetée il y a quelques temps et celles de Vendorin.

Dans chaque pays, nous aurons de toute façon des partenariats avec des établissements bancaires. Ils nous faciliteront l’adaptation aux particularités locales. Des accords ont déjà été conclus.

Nous sommes raisonnablement optimistes. En France, par exemple, la purchasing card a été un échec, moins de 10% des transactions quand elle est implantée, les business cards ne servent qu’aux notes de frais et les virements voire les chèques représentent encore la majorité des transactions.

Bien sûr, les Etats-Unis restent notre marché de prédilection. Nous sous-traitions les paiements électroniques d’une partie de notre base clients américains auprès d’une société spécialisée. L’intégration de cette prestation dans notre offre va de facto nous apporter des économies substantielles, qui viendront renforcer les résultats financiers de notre nouvelle activité.

Communiqué de presse Corcentric-Vendorin

Publié le 01/03/2021 - Par François-Charles Rebeix

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