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Publié le 11/06/2021 - Par Guillaume Trécan

Française des jeux : une démarche d’amélioration des relations fournisseurs inscrite dans le long terme

Anna Toledano, acheteuse achats responsable Anna Toledano, acheteuse achats responsable

Le groupe Française des Jeux (FDJ) vient d’obtenir le Label Relations fournisseurs achats responsable. C’est l’aboutissement d’au moins trois ans de travail, mais pas la fin du chemin puisque cette démarche continue à l’engager sur la voie du progrès continu.

Covid oblige, la direction des achats de la Française des Jeux a obtenu son label RFAR sans grande cérémonie le 1er juin, mais pour autant l’événement a suscité l’enthousiasme dans toute l’entreprise, celui de sa présidente, Stéphane Pallez, signataire du courrier accompagnant le dossier de candidature montée par la direction des achats et bien sûr celui d’Anna Toledano, qui pilote depuis trois ans les activités achats responsables de FDJ : « L’obtention du label est un signal fort adressé à nos marchés fournisseurs, avec lesquels nous continuons à développer des relations responsables, mutuellement bénéfiques, porteuses d’innovation et créatrices de valeur. Il souligne également l’implication collective de l’ensemble des parties prenantes internes concernées. Cette démarche a généré une belle cohésion d’équipe ».

Si le processus de labellisation a été initié en novembre 2018, à la suite du choc d’une amende de 375 000 euros infligée par la DGCCRF pour des retards de paiement répétés, des indices de la volonté de bien faire du groupe en matière de relations fournisseurs sont déjà apparus en 2014, avec la signature de la Charte des relations fournisseurs responsables. En 2017, l’entrée en vigueur de la loi Sapin 2 marque un autre jalon important, avec l’élaboration d’une cartographie des risques environnementaux et sociaux et en particulier des risques fournisseurs : RSE, industriels, financiers, contractuels, éthique. La maîtrise des risques et l’éthique sont en effet deux des sept critères rédhibitoires pour obtenir le label.


Une cellule de crise pérennisée

Une autre exigence du label avait déjà été remplie en 2016, avec la désignation d’un Médiateur interne. Un acteur clef des relations fournisseurs, qui a pris de l’ampleur en avril 2020, en participant à la création d’une cellule pluridisciplinaire au sein de laquelle il a été associé aux Achats, au Juridique et la Finance pour gérer au jour le jour les requêtes des fournisseurs : demandes de paiements anticipés ou d’acompte. Le groupe a ainsi payé quatre millions d’euros d’avance de trésorerie auprès de fournisseurs fragiles. Cette cellule d’urgence a fait preuve de son utilité et fonctionne encore. « Dans le cadre de la cellule d’accompagnement des fournisseurs fragiles, FDJ souhaite élargir le périmètre en proposant aux fournisseurs, un accompagnement social et psychologique. Cela permettra de mutualiser les dimensions financières et sociales, pour s’assurer de la performance globale des fournisseurs fragilisés par la crise sanitaire », explique Anna Toledano.

En janvier 2020, la création de l’entité achats responsable et l’inscription dans les statuts de l’entreprise de sa raison d’être, conformément aux exigences de la loi Pacte, confirment encore l’engagement de la FDJ. Entre temps, la direction des achats a consolidé sa démarche à travers différents indicateurs, à commencer par celui des délais de paiement. Pour corriger le tir, le groupe a mis en place un projet PtoP pour réduire les délais de paiement à moins de 45 jours avec des conditions de paiement réglementaire à 30 jours fin de mois. Le groupe a conçu pour cela ses propres tableaux de bord avec l’équipe Accompagnement de process de la Française des Jeux et a eu recours à Tradeshift pour la dématérialisation des factures.


Des achats à impact territorial et sociétal

Répartie sur trois sites – Boulogne pour le siège, Villepinte pour les services administratifs et Vitrolles pour l’informatique – le groupe FDJ réalise 87 % de ses 490 millions d’euros d’achats par an auprès d’entreprises française et sur 1 700 fournisseurs du groupe, 74 % sont des PME et 19 % des ETI. « Premier réseau de proximité avec près de 30 000 points de vente dans 11 000 communes, FDJ contribue à la création d’emplois sur le territoire national par le biais de ses achats », explique Anna Toledano.

Les achats auprès du secteur du travail adapté et protégé (STPA) font partie de la démarche, avec 745 000 euros facturés par an auprès d’EA et d’Esat. « Depuis 2019, FDJ développe les achats auprès du secteur du handicap avec les prestataires spécialisés dans les prestations intellectuelles. Nous souhaitons également développer ces relations avec les fournisseurs des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), afin de faciliter les achats auprès d’entreprises à impact social. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un levier permettant de contribuer au dynamisme social et sociétal des territoires », explique Anna Toledano.

La direction des achats a aussi progressé sur la partie évaluation de la performance RSE des fournisseurs, en travaillant à partir de 2017 avec Ecovadis.


Un travail de structuration important

En décembre 2019, avant de s’engager dans la dernière année de constitution de son dossier de candidature, la direction des achats de FDJ a effectué un premier « audit blanc » avec le cabinet Asea pour lister l’ensemble des actions à finaliser et des documents à présenter. Une phase de compilation et d’organisation qu’Anna Toledano invite à anticiper. « Le référentiel du label de la Médiation des Entreprises évalue l’ensemble des critères selon trois angles d’appréciation. Il est donc nécessaire de structurer son dossier de candidature et réunir l’ensemble des éléments de preuves associés avant l’audit de certification », insiste-t-elle. Outre les preuves documentaires des réponses au questionnaire de la Médiation, le candidat au label doit par exemple fournir la liste d’une vingtaine de fournisseurs à contacter par l’auditeur pour évaluer la qualité de la relation.

Le rapport d’un deuxième audit réalisé sur trois jours en mars 2021 complète le dossier de candidature, qui comprend également un plan de progrès sur trois ans. Après étude du dossier de labellisation, les critères d’évaluation sont notés par un code couleur – rouge (non tangible), jaune (partiel), vert (probant) à violet (excellent) – qui détermine les axes d’amélioration du groupe labellisé. Pour le groupe FDJ, les axes de progrès à creuser sont les délais de paiement, l’identification des risques RSE et le TCO. Mais la Française des Jeux a d’ores et déjà acquis le droit de citer dans un club de labellisé encore très (trop) fermé, qui comprend à ce jour une cinquantaine de donneurs d’ordres. Le label étant adossé à la norme ISO 20400, le groupe FDJ obtient du même coup, une attestation de maturité à l’ISO 20400.

Communiqué de presse FDJ

Publié le 11/06/2021 - Par Guillaume Trécan

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