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Publié le 07/10/2019 - Par la rédaction

Forum SAP Ariba : de l’achat guidé à l’achat automatisé

Parmi les clients d’Ariba venus témoigner de leur parcours à Levallois-Perret, au siège français de SAP, le 3 octobre, Nokia et Safran ont présenté des projets d’ampleur différente avec pour point commun un gain d’efficience et du temps libéré pour les acheteurs.

En introduisant cette journée au siège de SAP à Levallois-Perret, Pascal Bourcet, qui dirige Ariba et Fieldglass en France depuis l’an dernier, est revenu sur la création de l’Intelligent Spend Group, unissant depuis début 2019 Ariba, Fieldglass et Concur. Un rapprochement logique qui n’a pas encore fait disparaître les marques (voir l’interview du directeur des Opérations Ariba & Fieldglass dans la LDA n°284). Devant une centaine de clients et partenaires* (Acxias, Accenture, Arago Consulting, Deloitte et Docusign), il a également vanté le dynamisme commercial d’Ariba en France, marqué par le développement d’une équipe d’une trentaine de personnes qui s’appuient sur un pôle de ressources francophones européen. Le nouveau directeur général d’Ariba et Fieldglass France voit aussi un indice encourageant dans le doublement de la présence des clients français sur le dernier Ariba Live Barcelone (voir notre article dans la LDA n°284).

 

Nokia : une convergence à grande échelle

Au premier rang des invités, quatre clients sont venus témoigner de projets de dimensions variables menés avec l’éditeur. Représentant la direction des achats de Nokia en sa qualité de Business Project Director Source to Contract, Pascal Fouquier a plongé son auditoire dans l’univers des très grandes architectures SI. Les chiffres du projet de rapprochement des SI achats et d’alignement des processus métiers consécutif au rachat d’Alcatel Lucent par Nokia, ont en effet de quoi faire tourner les têtes : passer de 20 000 à 60 000 utilisateurs, de 22 000 à 45 000 fournisseurs actifs et de 15 000 à 45 000 contrats, pour un nouvel ensemble de 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec un peu plus de 12 milliards d’euros d’achats.

Initialement, Alcatel Lucent travaillait avec SAP pour le SRM, avec Emptoris pour l’e-sourcing et s’appuyait sur Sharepoint pour la gestion des risques. Le choix de la direction des achats s’est arrêté sur Ariba pour une suite Procure to Pay (P2P) d’une part et Source to Contract (S2C) d’autre part, après consultation de sept éditeurs distincts (pas nécessairement les mêmes à chaque fois).

 

Des vagues successives par pays

Démarré fin 2017, le projet P2P a connu une première phase de conception et design courant 2018, avant d’être lancé au dernier trimestre 2018, en commençant par un pilote dans trois pays test pour les achats indirects – Hongrie, Belgique, Espagne – représentant 5 % de la dépense. À partir du troisième trimestre 2019, une vingtaine d’autres pays représentant au total plus de 90 % de la dépense rejoignent le déploiement par vagues successives pour aboutir à un déploiement complet en 2020.

Le projet S2C a pour sa part débuté en mai 2018 avec le déploiement du sourcing et le débranchement d’Emptoris, suivis en fin d’année par la gestion par ma mise en œuvre du module de gestion des risques fournisseurs, le contract management et les modules de SRM, avec un atterrissage début 2019. Restent en projet pour l’avenir les modules de sourcing collaboratifs et un déploiement sur les achats directs.

Les indicateurs de réussite du projet sont au vert : en septembre, la solution de sourcing couvrait déjà 1,8 milliard d’euros, par rapport à un objectif cible de trois milliards d’euros ; le temps de création de prospects et fournisseurs avait été réduit de 40 % et 100 % des acheteurs indirects et services utilisaient le module de gestion du risque d’Ariba. Et Pascal Fouquier s’attend à bien d’autres bénéfices, à commencer par des gains substantiels liés à une pratique plus poussée des enchères inversées permise par l’outil et promue par les nouvelles directives achats du groupe.

Côté utilisateurs aussi la satisfaction est au rendez-vous, notamment en ce qui concerne la solution de Guided Buyings, dont la prise en main n’a nécessité aucune formation. Seule cause de préoccupation potentielle pour l’avenir aux yeux de Pascal Fouquier : la capacité des acheteurs à faire évoluer leurs pratiques vers des activités plus stratégiques qu’appellent la digitalisation accrue et l’automatisation de beaucoup des tâches qui les occupaient jusqu’ici.

 

Safran : la digitalisation touche par touche

Changement de dimension côté Safran, où une partie du processus de commandes est en passe d’être robotisée, dans un contexte où la digitalisation des Achats se traduit aujourd’hui par des initiatives en ordre dispersé : une contrathèque sur SAP pour les achats directs et indirects ; l’analyse des dépenses fondée sur les modules de Business Intelligence de SAP S4Hana et un processus P2R (Procure to Receipt) avec Ariba qui permet de dématérialiser 80 % des commandes pour 2 milliards d’euros d’achats indirects et 5 000 gestionnaires de demandes d’achats.

L’utilisation de la RPA intervient pour le traitement des demandes d’achats passées hors Ariba.

(Lire la suite de cet article dans le numéro de novembre de La Lettre des Achats N°287)

Publié le 07/10/2019 - Par la rédaction

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