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La Lettre des Achats - Juillet - Août 2020 N°295
Juillet - Août 2020

Management

Dossier

Directeur Achats : Une étape clef dans une carrière

Quelle voie pour devenir directeur achats ?

Le manager de transition, un électrochoc aux Achats

Témoignages

Nordine Zinbi, Manager de transition achats
« Nombre d’entreprises se restructurent et revoient la fonction achat dans sa globalité »

Par la rédaction

Nordine Zinbi, Manager de transition achats

« Nombre d’entreprises se restructurent et revoient la fonction achat dans sa globalité »

Après une carrière aux Achats dans l’automobile, Nordine Zinbi travaille désormais dans des secteurs d’activité variés sur des projets de transformation et de création de services achats.

Vous êtes manager de transition depuis deux ans, pourquoi ce choix ?

J’ai commencé les missions au moment où les demandes des directions générales s’accéléraient ! Je suis resté pendant dix ans, directeur des achats de Renault Maroc puis j’ai voulu rentrer en France pour retrouver ma famille. L’idée de devenir manager de transition pour poursuivre ma carrière m’a séduit. Pour ma première mission chez Sulo Groupe, j’ai pris en charge la direction des achats à la suite d’une démission et dans l’attente du recrutement d’un nouveau directeur des achats.

Pourquoi fait-on de plus en plus appel aux managers de transition dans les Achats ?

Ca va de pair avec l’évolution de l’économie. Bon nombre d’entreprises se restructurent et revoient la fonction achat dans sa globalité car elle représente une grande part du chiffre d’affaires des sociétés avec un impact très fort sur le P&L. Or, les managers de transition sont expérimentés et opérationnels tout de suite. Il y a de plus en plus de pression sur les coûts, les bonnes pratiques, la montée en compétence et les processus modernes et fiables qui vont sécuriser et pérenniser la performance de l’entreprise.

Que vous demande-t-on ?

Au début ce sont des missions qui démarrent souvent parce qu’un poste de direction est vacant. Toutefois, comme les achats représentent entre 60 à 70 % du chiffre d’affaires, la mission s’élargit très vite et nous sommes amenés à mettre en place des choses qui n’étaient pas prévues comme les pratiques achats par exemple pour la montée en compétence ou la formation.

Que signifie selon vous, ce recours aux managers de transition ?

Que les directions générales sont de plus en plus sensibles aux directions des achats comme c’est le cas depuis longtemps dans le secteur de l’automobile et des biotechs. Souvent dans les offres d’emplois, une des qualités majeures demandée est d’avoir une expérience d’au moins dix ans dans le secteur de l’automobile. De ce fait les compétences et les réflexes acquis vont être mis en œuvre dans des industries plus en retard.

Cette tendance est-elle généralisée aujourd’hui ?

Non car dans certains secteurs d’activité, la direction générale considère encore les achats comme une filière d’approvisionnement. C’est en train de changer car avec la tendance du marché et les crises successives, les entreprises doivent développer des performances dans les achats. Ce qui explique le recours au manager de transition.

De quelle manière êtes-vous perçu par les équipes internes ?

Nous restons une fonction assez mal connue. Lors de ma mission chez Sulo Groupe, l’équipe était très sceptique lors de mon arrivée car ils pensaient que j’allais semer le chaos en mettant en place un plan de restructuration. J’ai rassuré en expliquant que mon rôle était d’accompagner la performance et d’apporter les bonnes pratiques et de nouveaux outils. J’ai fait beaucoup de communication et de pédagogie.

Par la rédaction

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