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Publié le 29/09/2021 - Par François-Charles Rebeix

Synertrade : un nouveau boss nommé Gérard Dahan

Gérard Dahan, nouveau directeur général de Synertrade Gérard Dahan, nouveau directeur général de Synertrade

Et de cinq ! Après Ariba, Bravosolution (devenu Jaggaer), Ivalua, Determine (devenu Corcentric), Gérard Dahan accroche avec Synertrade une cinquième étoile a sa casquette de manager vedette du SI Achat. Récit de ce nouveau transfert improbable…

Le communiqué est finalement tombé mardi 28 septembre. Gérard Dahan a pris officiellement ses fonctions de nouveau directeur général de Synertrade, la veille, lundi 27 septembre. La rumeur courrait depuis l’annonce de son départ de Corcentric à la fin de l’été. Gérard Dahan avait finalement choisi de quitter l’entreprise américaine, à l’origine fournisseur de solutions et de services pour la gestion des dépenses et de la trésorerie et qui avait rachetée la plateforme Determine peu après son arrivée en 2017 au poste de CM0. Quelques nouveaux tours de table plus tard et le rachat au début de l’année 2021 de Vendorin, un réseau de paiement B2B, pour 100 millions de dollars, Corcentric confirmait son intention de se développer dans les services financiers aux entreprises, bien au-delà de la frontière des Achats. Mais cette fusion signifiait aussi l’arrivée de nouveaux managers dans le sillage des capitaux apportés. Cette réorganisation et semble-t-il une recentralisation des décisions au siège de l’entreprise à Philadelphie (US) a sans doute rendu moins attractive la mission du Senior vice-president EMEA français. Déjà, le projet d’acquérir une activité une société de conseil européenne spécialisée dans les Achats (pour renforcer le pôle déjà existant) était doucement passé eu second plan, premier (petit) nuage dans le ciel de ce rapprochement franco-américain idyllique… Dont acte. La musique des regrets a sans doute joué mais la séparation s’est imposée. Pas le ressentiment. Comme on dit là-bas aussi : c’est la vie (en anglais dans le texte). Les diamants ne sont pas éternels. Il resterait tout de même, dixit l’équipe de France (toujours basée entre Aix-en-Provence et Paris), une bonne vingtaine de nouveaux projets Achats signés.

Une belle endormie

Le chapitre Synertrade peut donc s’ouvrir. Editeur d’une solution logicielle dédiées aux Achats, Synertrade (environ 20 millions d’euros de CA, présent au Europe et aux Etats-Unis, 700 clients, 350 000 utilisateurs et un effectif annoncé de près de 200 personnes) est aussi depuis 2015, filiale du groupe Econocom (équipements informatiques, services, financement, 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, France et Europe, 9 000 personnes). Deux mots encore du produit : Synertrade Accelerate est une plateforme SaaS, avec un code source unique, qui présente trois modules, Source to Contract, Procure to Pay et Supplier Relationship Management (SRM), et qui s’applique aux Achats directs ou Indirects. Parmi les références majeures et autant de groupes mulinationaux figurent notamment, en France, Schneider Electric (avec plus de 16 000 utilisateurs, 13 000 fournisseurs, pour 12 milliards d’euros d’achat), Alstom, Groupama, en Allemagne, Porsche, en Espagne, DKV (assurance santé), en Italie, Salvagnini group (machines-outils), aux Etats-Unis, ParkOhio (logistique industrielle), etc.

En 2018, Lors d’un évènement Synertrade DPS, la road map technique présentée par Eberhard Aust, CEO et co-fondateur de l’entreprise parti depuis, avait convaincu, tout comme la présence de nombreux témoignages clients worldwide. L’année suivante, en 2019, le même évènement avait montré Vishal Chouha, COO, North American Synertrade, électrisant la salle en ponctuant chacune de ses phrases d’un vibrant « Exciting ! », pour afficher sans doute sa confiance dans la solution et sa satisfaction d’avoir réuni un beau plateau d’entreprises américaines à Paris. La veille, le fondateur et dirigeant d’Econocom, Jean-Louis Bouchard, avait, dans un dîner avec les clients, rassuré sur ses intentions. Il comptait bien continuer à investir dans sa filiale. Si celle-ci avait été un temps à vendre, elle ne l’était plus… Mais souvent homme varie, dirigeant aussi. En réalité, la tentation n’avait jamais totalement disparu. Jusqu’à cet été donc…

Beaucoup de fées sur son berceau

Synertrade brillera sans doute à nouveau dans la galaxie du SI Achats entraîné par un leader qui aime bien la lumière. Mais sait aussi la diffuser… Marques (encore) vivante, couverture fonctionnelle, dimension internationale, qualité des clients et des partenaires (intégrateurs ou logiciels), poids de l’actionnaire (à part SAP-Ariba, quel autre compétiteur présente un actionnaire pesant 2,5 milliards d’euros ?), le nouvel attelage se présente plutôt bien. Deux questions restent cependant posées : jusque quand ou plutôt jusqu’où ?

Avant de tenter de répondre : retour en arrière obligatoire. En fait, Synertrade, c’est un peu à elle toute un seul résumé de la formidable histoire du temps dédiée à ces nouveaux outils web qui ont émergé dans les années 2000. Et comme pour tous ses confrères cités plus haut, c’est aussi l’itinéraire d’un enfant gâté du SI Achats. L’entreprise est née d’un rapprochement en 2005 entre deux petites structures, la française Synerdeal (co-fondateur Thierry de Cassan, aujourd’hui Tolson Consulting) et l’allemande TradetoB (fondée par Eberhard Aust, parfaitement francophone d’autre part). Chacune des deux structures pesait environ 5 millions d’euros. Ensemble, elles allaient réaliser les dix millions d’euros en 2006, adopter une plateforme unifiée cette même année, renoncer au conseil achat intégré dès 2007 (qui allait se traduire par -40% de chiffre d’affaires) avant de reprendre sa progression en devenant un pur player (éditeur) et en migrant peu à peu ses clients.

L’entreprise a vu passer beaucoup de talents : Thierry de Cassan, Eberhard Aust donc, mais aussi Patrick Chabannes (Cyrenac Conseil aujourd’hui), Franck Letendre (venu de SAP), Patrick Samama et Anne Tessier-Chenebeau plus récemment, tous partis. Elle a signé aussi très tôt de nombreux partenariats technologiques dans des domaines aussi variés que le développement durable (avec EY), le sourcing (Kepler), le costing (Easycost), le RPA (UiPath), Lemon Learning (formation intégrée), Qliq (BI), Itesoft (automatisation de processus) sans oublier des intégrateurs comme Axys Consultants mais pas uniquement.

Au nouveau dirigeant de mettre en valeur cet (encore) petit acteur du SI Achats, de faire jouer les synergies (commerciales) au sein du groupe Econocom dont l’assise à la fois financière et internationale ne pourra que l’aider à faire grandir son activité. En 2018, les managers de l’époque se disaient en route vers les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous l’avions rapporté dans nos colonnes. Cette fois-ci, ni chiffres, ni date mais ça ne veut pas dire que le temps ne presse pas. Le marché est à la fois prêt à se développer et à se concentrer. En même temps. Qui sait aussi, l’actionnaire principal pourrait même à nouveau changer d’avis. Nous ne sommes sans doute pas à la fin de l’histoire.


Toute la saga Syntretrade peut être retrouvée sur le site www.lettredesachats.com. Nous l’avons largement sollicité pour cet article. Moteur de recherche par mots clés ici.


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English version


SYNERTRADE: A NEW BOSS NAMED GÉRARD DAHAN

And that's five! After Ariba, Bravosolution (now Jaggaer), Ivalua, Determine (now Corcentric), Gérard Dahan has added a fifth star to his hat as a star of IS Procurement manager with Synertrade. Here is the story of this new unlikely transfer...


The announcement was finally made on Tuesday 28 September. Gérard Dahan officially took up his post as the new Managing Director of Synertrade the day before, Monday 27 September. The rumour mill had been running since the announcement of his departure from Corcentric at the end of the summer. Gérard Dahan had finally chosen to leave the american company, originally a provider of solutions and services for expense and cash management, which had acquired the Determine platform shortly after his arrival in 2017 as CM0. A few more rounds of financing later and the early 2021 procurement of Vendorin, a B2B payment network, for $100m, Corcentric confirmed its intention to expand into corporate financial services, well beyond the procurement frontier. But the merger also meant that new managers were brought in to help with the capital injection. This reorganisation and the apparent re-centralisation of decision-making at the company's headquarters in Philadelphia (US) has undoubtedly made the mission of the French Senior Vice President EMEA less attractive. Already, the project to acquire a European consulting firm specialising in Procurement (to strengthen the existing division) had slowly taken a back seat, the first (small) cloud in the sky of this idyllic Franco-American rapprochement... Duly noted. The music of regrets was no doubt played, but the separation was imposed. Not resentment. As they say over there too: that's life. Diamonds are not eternal. According to the French team (still based between Aix-en-Provence and Paris), there are still a good twenty new procurement projects signed.

The sleeping beauty

The Synertrade chapter can therefore be opened. Publisher of a software solution dedicated to procurement, Synertrade (approximately 20 million euros in turnover, present in Europe and the United States, 700 customers, 350,000 users and a workforce of nearly 200 people) has also been a subsidiary of the Econocom group since 2015 (IT equipment, services, financing, 2.6 billion euros in turnover, France and Europe, 9,000 people). Two more words about the product: Synertrade Accelerate is a SaaS platform, with a unique source code, which presents three modules, Source to Contract, Procure to Pay and Supplier Relationship Management (SRM), and which applies to direct or Indirect Procurement. Major references and as many multi-national groups include, in France, Schneider Electric (with more than 16,000 users, 13,000 suppliers, for 12 billion euros of procurement), Alstom, Groupama, in Germany, Porsche, in Spain, DKV (health insurance), in Italy, Salvagnini group (machine tools), in the United States, ParkOhio (industrial logistics), etc.

In 2018, at a Synertrade DPS event, the technical road map presented by Eberhard Aust, CEO and co-founder of the company who has since left, was convincing, as was the presence of numerous customer testimonials worldwide. The following year, in 2019, the same event showed Vishal Chouha, COO, North American Synertrade, electrifying the room by punctuating each of his sentences with a vibrant "Exciting!", no doubt to show his confidence in the solution and his satisfaction at having brought together a fine group of American companies in Paris. The day before, Econocom's founder and CEO, Jean-Louis Bouchard, had reassured clients of his intentions at a dinner. He intended to continue investing in his subsidiary. If it had been for sale for a time, it was no longer for sale... But often a man varies, so does a manager. In reality, the temptation had never completely disappeared. Until this summer, then..

Many fairies in her cradle

Synertrade will undoubtedly shine again in the procurement IS galaxy, led by a leader who likes the light. But it also knows how to diffuse it... Brands (still) alive, functional coverage, international dimension, quality of customers and partners (integrators or software), weight of the shareholder (apart from SAP-Ariba, which other competitor has a shareholder weighing 2.5 billion euros?), the new team looks rather good. However, two questions remain: until when or rather until where?

Before attempting to answer, we must look back. In fact, Synertrade is a single summary of the formidable history of the time dedicated to these new web tools that emerged in the 2000s. And as for all its colleagues mentioned above, it is also the itinerary of a spoiled child of the Procurement IS. The company was born of a merger in 2005 between two small structures, the French Synerdeal (co-founder Thierry de Cassan, now Tolson Consulting) and the German TradetoB (founded by Eberhard Aust, who is perfectly French-speaking). Each of the two structures weighed about 5 million euros. Together, they reached ten million euros in 2006, adopted a unified platform that same year, gave up integrated procurement consulting in 2007 (which resulted in a 40% drop in turnover) before resuming its growth by becoming a pure player (software vendor) and gradually migrating its clients.

The company has seen many talented people pass through its doors: Thierry de Cassan, Eberhard Aust, but also Patrick Chabannes (Cyrenac Conseil today), Franck Letendre (from SAP), Patrick Samama and Anne Tessier-Chenebeau more recently, all of whom have left. It also signed many technological partnerships very early on in fields as varied as sustainable development (with EY), sourcing (Kepler), costing (Easycost), RPA (UiPath), Lemon Learning (integrated training), Qliq (BI), and Itesoft (process automation), not forgetting integrators such as Axys Consultants, but not exclusively.

It is up to the new manager to promote this (still) small player in the procurement IS, to make use of (commercial) synergies within the Econocom group, whose financial and international base can only help it to grow its business. In 2018, the managers at the time said that they were on the way to achieving a turnover of 100 million euros. We reported this in our columns. This time, there are no figures or dates, but that does not mean that time is not running out. The market is both ready to develop and to concentrate. At the same time. Who knows, the main shareholder might even change his mind again. We are probably not at the end of the story.


The whole Syntretrade saga can be found at www.lettredesachats.com. We asked him extensively for this article. Keyword search engine here.



Synertrade-CP-Nomination G.Dahan-27092021

Publié le 29/09/2021 - Par François-Charles Rebeix

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