Publicité

Publié le 14/11/2013 - Par la rédaction

Lafarge : nouvelles fondations pour le SI achats

Au terme d’une longue réflexion, le groupe cimentier français vient de retenir la plate-forme de SynerTrade comme nouveau socle de son système d’information achats. Objectif : optimiser la gestion des fournisseurs et des dépenses pour renforcer le rôle de la fonction et améliorer ses résultats.

La refondation du système d’information des achats de Lafarge, qui traitent chaque année quelque 10 milliards d’euros, était dans les cartons depuis des années. En 2008-2009, à la suite du rachat de Mobile Workers, son outil décisionnel, par BravoSolution, le cimentier avait même accéléré la réflexion : il devenait en effet difficile de travailler avec la solution d’un éditeur détenu par un groupe concurrent, Italcementi en l’occurrence. Puis il avait été finalement décidé de déployer une suite intégrée pour remplacer les multiples outils assemblés au fil des années : analyse des dépenses de BravoSolution donc, e-sourcing de SynerTrade (solution de SynerDeal), gestion des contrats d’Ariba, pilotage d’enchères avec le prestataire CKS Consulting, etc. « Avec cet assemblage, nous faisions face à un certain nombre de difficultés, comme des différences d’ergonomie, des lourdeurs d’interfaçage, etc. mais aussi des lacunes fonctionnelles et une absence de connexion à l’ERP », explique Pierre-Alexandre de Lavallaz, directeur finance et performance au sein du département énergie et sourcing stratégique (ex-direction des achats groupe, élargie fin 2012 à d’autres domaines), en charge du projet. Cela se traduisait au final par des problèmes d’adoption par les 2 000 utilisateurs potentiels, dont les 500 acheteurs, et donc de performance de la fonction.

Parallèlement au programme d’homogénéisation des ERP dans le groupe autour de JD Edwards, qui continuera de gérer l’e-procurement, Lafarge s’est donc lancé en 2011-2012 dans la recherche d’une solution intégrée couvrant le processus d’e-sourcing et le décisionnel. Le but : donner aux équipes en central et dans les filiales les moyens de réaliser des « économies significatives », dans la cadre du plan global de réduction des coûts. Retenu en short-list avec IBM Emptoris et Ivalua, SynerTrade l’a emporté « de peu » après une analyse fine sur un ensemble de critères : ergonomie, aspects techniques (capacité d’interfaçage avec l’ERP, notamment), flexibilité, coûts (déploiement et abonnement). « Le fait que la solution dispose d’un module d’analyse des dépenses de bon niveau a également été déterminant, puisque c’est l’un des volets sur lesquels nous souhaitons progresser », complète Pierre-Alexandre de Lavallaz. La couche décisionnelle sera d’ailleurs traitée en marge de la mise en place des modules purement fonctionnels (appels d’offres, contrats, relation fournisseurs, enchères, etc.), dans le cadre d’un projet plus global autour des master data. Une fois que le core model de l’outil sera finalisé, entre fin 2013 et début 2014, le déploiement pourra commencer, avec des ajustements pour tenir compte des spécificités des pays. Les premiers démarrages opérationnels sont attendus avant l’été.

Publié le 14/11/2013 - Par la rédaction

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°296 - Septembre 2020

Le catalogue

Le catalogue Silex

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play