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Par la rédaction

Zoom sur l’organisation achat de trois établissements publics

Avec des montants d’achats comparables à ceux d’une grande PME ou d’une ETI, les opérateurs de l’État sont des établissements aux organisations achats variées, de la centrale d’achats aux services achats éclatés en passant par des directions achats centralisées.

L’Université Paris Descartes prépare sa fusion

Chaque année, l’Université Paris Descartes passe entre 100 et 120 marchés, pour un montant d’achats de 60 millions d’euros. Un chiffre qui devrait doubler d’ici peu puisque l’université est en train de fusionner avec Paris Diderot. Ce projet devrait être concrétisé en 2019. « Nous avons déjà commencé à réfléchir à une nouvelle organisation », précise Guylaine Bourdais.
Créée en 2013, la direction des achats est actuellement structurée en trois services : un bureau dédié aux achats de travaux, une entité focalisée sur les achats de fournitures courantes, de services et d’achats liés à la recherche et un service support d’assistance administrative, technique et financière. Historiquement, elle recensait quatorze personnes. Mais ce chiffre a rétréci au fil des années, en raison d’un contexte budgétaire et financier com pliqué. Elle compte aujourd’hui neuf personnes.

Le Cnous met en place une centrale d’achat

Depuis un an, le Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous) gère la majeure partie des achats liés à la restauration via une centrale d’achat. « Nous avons commencé par grouper les achats des 28 centres régionaux (Crous) il y a cinq ans puis nous avons progressivement basculé vers une centrale d’achat », précise Dominique Francon, sous-directeur de la restauration et des achats au Cnous. Cette centrale est utilisée par les 28 Crous mais également certains établissements publics, en échange d’une cotisation. Elle prend en charge les achats de restauration ainsi que certains achats liés à l’hébergement mais aussi les produits à usage unique, les produits d’entretien, les locations de véhicules techniques ou encore les équipements de protection individuelle. Elle compte au total une centaine de lots, dont 80 alimentaires. Ce qui représente un montant d’achats cumulé de 280 millions d’euros. Aujourd’hui, 80 % des achats liés à la restauration passent par la centrale, soit 65 millions d’euros. « En cinq ans, nous avons économisé sur ces marchés entre 12 et 14 millions d’euros », observe Dominique Francon.
Le service achat du Cnous s’appuie sur une équipe de sept personnes, qui gèrent la centrale, mais aussi la mutualisation des achats informatiques des 28 Crous.

Des achats hautement technologiques pour le CNES

Au Centre national d’études spatiales (CNES), la majeure partie des achats est gérée par la sous-direction des achats et recettes externes. « Nous sommes une cinquantaine de personnes, pour la plupart des acheteurs ou assistants achats », précise Eric Maisonnier, sous-directeur achats et recettes externes. Ce dernier pilote les achats de programmes très stratégiques. Ils sont répartis dans quatre grands segments : les achats liés aux systèmes orbitaux, ceux liés aux lanceurs (fusées), les achats généraux et les achats informatiques d’entreprise. « Nous gérons diverses typologies d’achats, qui vont des achats très standards à ceux issus de la haute technologie », souligne Eric Maisonnier. Chaque année, le CNES dépense entre 800 et 900 millions d’euros. « Nous recensons environ 5 000 contrats et actes d’achats par an », révèle-t-il.

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