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La Lettre des Achats - Novembre 2017 N°265
Novembre 2017

Éditorial

Unique

Par François-Charles Rebeix

Unique

C’est comme les saisons. Il revient chaque année à la même époque. Ce mois-ci, c’est la 20e édition du Top 250 des organisations achats. Ce spécial Etat des achats en 2018 comme les années précédentes occupe presque l’essentiel de ce numéro. Notre méthode est immuable : un questionnaire adressé aux 250 plus grandes entreprises (chiffre d’affaires), une réponse par entreprise, même si les réponses sont souvent collectives.

Cette année encore, nos questions ont évolué (nous avons rajouté un volet startup). Nous avons aussi modifié notre approche dans la présentation de notre panorama des sociétés. Pour les chiffres d’affaires, nous avons bénéficié d’un partenariat avec Infolégale, société de production d’informations économiques, qui nous a permis d’une part de valider les données déclaratives et d’autre part, de compléter, autant que possible, les indications manquantes. Pour les montants d’achats, chaque fois qu’ils n’ont pas été déclarés, nous les avons signalés par une mention NC (Non Communiqué). Nous avons mis un terme à nos évaluations passées (50 % pour l’industrie, 20 % pour les services). Elles souffraient de la comparaison avec les chiffres déclarés. Remercions les équipes de La Lettre des Achats, et en particulier le rédacteur en chef, Guillaume Trécan, qui se sont employés jusqu’au bout à convaincre les plus rétifs de nous communiquer leurs chiffres, plutôt que de se replier commodément sous le parapluie du confidentiel, du stratégique, etc. Incompréhensible réticence au moment où les entreprises attendent tant de leurs fournisseurs, exigent autant de transparence que les consommateurs eux-mêmes. Saluons les entreprises et leurs dirigeants achats qui ont fait de la communication de leurs actions un levier essentiel de leur réussite !
Place aux chiffres ! Ils parlent d’eux-mêmes : 2 193 milliards d’euros de chiffres d’affaires pour un montant total d’achats déclarés de 668 milliards d’euros. Moins que les 1 084 milliards évalués l’an passé. Nous avons vu pourquoi. Les effectifs de la fonction ont progressé à 42 399 contre 41 551 l’an passé. Le montant d’achats par acheteur augmente de 17,3 millions d’euros à 19,9 millions d’euros dans le secteur tertiaire et de 13 millions à 22,1 millions d’euros dans l’industrie. La reprise de l’activité s’est amorcée tandis que la charge de travail s’est accrue sur des effectifs relativement stables. Mais si 25 % seulement des répondants déclarent des effectifs en hausse, c’est aussi le meilleur pourcentage depuis les années 2012-2014. Ce qui augmente en revanche, ce sont les budgets achats (40 % des réponses). Plusieurs raisons avancées : accroissement du périmètre des achats, croissance externe ou encore percée des SI achats. Particulièrement visées : la mesure de performance et la gestion de portails fournisseurs. Des fournisseurs dont on attend toujours qu’ils réduisent les coûts mais aussi qu’ils apportent plus d’innovations. Du côté des directions achats, la progression vers le Codir est constante (38 %) d’autant que la jonction avec les directions financières s’est opérée avec une performance financière visible et budgétée pour 62,5 % des répondants. Dernière tendance lourde : l’internationalisation des organisations. D’une part, les mouvements de capitaux et autres fusions ont fait sortir un certain nombre d’entreprises de leur périmètre strictement français (Areva, Alstom Power, Club Med, Faiveley, Lafarge, Mécaplast, Technip, etc.) et d’autre part le recours à des managers d’autres nationalités (SEB, Sanofi, etc.) s’est affirmé. Mais c’était déjà vrai d’équipes largement diversifiées elles aussi. Nous parlons bien de champions mondiaux…

Par François-Charles Rebeix

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