Publicité
La Lettre des Achats - Janvier 2005 N°124
Janvier 2005

Management

Dossier

Matières premières : la hausse, prétexte aux délocalisations

Les articles

Matières premières : la hausse, prétexte aux délocalisations

PME : les achats  adaptent les recettes des grands

Acheteur en PME
Le parcours du combattant

Pacte PME
Les grands comptes s'ouvrent aux PME

Soermel Laser
L’union fait la force

Atlantem
Une priorité : contrer la hausse des prix

Étude lectorat
Votre organisation achats nous intéresse !

Achats publics : l’Europe gagnée par les nouveaux outils

Union européenne
Un cadre juridique disparate

Allemagne
La révolution e-Vergabe

Partenariat privé-public
Une association gagnante

Témoignages

Alain Poix Directeur général, Fim
« Une table ronde pour rassembler  clients et fournisseurs »

Jean-Paul Bugaud Directeur général, Symap
« Faire passer les hausses de prix auprès des acheteurs »

Francis Sarrazin, Consultant indépendant en achats et productivité
« Autre problème lié à la pénurie : le manque de visibilité »

Joël Pautrieux Directeur des achats, ECM
« Réduire la hausse plutôt que la supprimer complètement »

Laurent Villard Senior purchasing director, mechanical commodities, Electrolux Home Products Europe
« La hausse sert d’accélérateur vers les pays à bas coûts »

Patrice Puthod Directeur des achat, Lohr
« Garantir l'alimentation des lignes de fabrication »

Philippe Vandecasteele Directeur des achats, Montupet
« Des matériaux recyclés pour baisser nos prix d'achat »

Yvon Squividen Responsable des achats, Triapt Production
« Remettre nos produits sur la planche à dessin »

Matthieu Velthier Responsable des achats, Zefal
« Nous regroupons de plus en plus nos achats »

Christophe Hilpert Responsable des achats et de la logistique, Mesura
« Maintenir des relations pérennes avec nos fournisseurs »

Philippe Monnier Responsable des achats et de la logistique, SNEES
« Nous avons sécurisé nos achats auprès de nos fournisseurs »

Ezio Melzi Directeur commercial, BravoSolution
« Une place de marché  pour centraliser les contrats-cadres »

Friedrich Ludwig Hausmann Spécialiste du droit des marchés publics, Freshfields Bruckhaus Deringer
« La dématérialisation automatise les procédés »

Urbain Bruggeman Directeur, cellule conseil et politique d'achat du gouvernement belge
« Une communauté en ligne pour partager les pratiques d'achat »

Elisabeth Vogt Chef du secrétariat de la Commission des achats
« Une plate-forme internet commune à toute la Suisse »

Martin Lightbown Directeur des achats, université de Warwick
« Regrouper les achats généraux des universités »

Niels Frederiksen Directeur, National Procurement Ltd
« La dématérialisation a abouti à 30 % d'économies »

PME : les achats adaptent les recettes des grands

Points-clés

Les cinq points-clés

Achats publics : l’Europe gagnée par les nouveaux outils

Par la rédaction

Atlantem

Une priorité : contrer la hausse des prix

Touché comme bien d'autres PME par la hausse du prix des matières premières, le nouveau service achats d'Atlantem, fabricant de menuiseries extérieures, s'est focalisé sur l'élargissement de son panel de fournisseurs, tout en poursuivant sa politique de sourcing à l'étranger. Parallèlement, la réorganisation interne des achats de production a vu la centralisation des achats auparavant éclatés sur cinq sites.

En 2004, Bernard Rondeau, le directeur des achats d’Atlantem, s’est attaché à contrecarrer la flambée du prix des matières premières, plutôt que de réduire le panel de fournisseurs ou de développer des contrats de collaboration. Et paradoxalement, il a été conduit à élargir son panel afin de mieux faire jouer la concurrence. « C’est le cas pour l’acier où il y a une véritable pénurie. Nous n’avons pas réalisé de gains significatifs sur les achats mais avons absorbé au mieux la hausse des prix. Cet élargissement a été nécessaire sur les renforts d’acier, un achat sur lequel nous étions mono-source. Nous avons donc dû intégrer de nouveaux fournisseurs », explique Bernard Rondeau.
Toutefois, sur d’autres segments plus favorables, le nombre de fournisseurs a été optimisé. Pour le vitrage, les sources d’approvisionnement sont passées de sept à trois. Cela représente un gain intéressant sur les coûts de passation de commande : depuis la soumission des besoins à l’approvisionneur jusqu’à la facturation, il faut compter au moins 30 euros pour toutes les étapes du processus. « Au total, nous avons environ 200 fournisseurs actifs, un nombre que nous réduirons lorsque la conjoncture le permettra, reprend Bernard Rondeau. Il poursuit : Dans ce contexte, nous n’avons pas non plus travaillé à la rationalisation des achats hors production, comme les prestations ou le marketing. Mon objectif est de les reprendre en main cette année ».
Un chantier prioritaire reste la recherche de fournisseurs à l’étranger. « Nous le faisons depuis des années et ce processus s’intensifie, notamment en direction des pays de l’Est », précise Bernard Rondeau. Enfin, un autre axe de développement pour le service achats  est le renforcement des contrats de co-  développement. Atlantem collabore en effet avec des confrères, pas nécessairement des concurrents, pour assurer un développement commun sur certains produits. Si par exemple un fabricant de tringles de volets augmente brutalement ses prix de 15 points, il peut être intéressant de grouper les volumes d’achats avec une autre entreprise. « De même, ce partenariat peut nous amener à co-développer un produit équivalent ou un nouveau produit en le sous-traitant auprès d’un fournisseur commun ».

Des achats réorganisés

Dans le même temps, la réorganisation des achats en interne a été menée à bien. Il a fallu travailler pour obtenir l’adhésion interne à cette nouvelle politique. La centralisation n’a pas été bien perçue par les approvisionneurs : ils géraient jusque-là une partie de la fonction et y ont vu une perte de pouvoir.  « À mon arrivée, il n’y avait pas de fonction achats identifiée dans l’entreprise. Notre structure d’implantation éclatée en cinq sites rendait encore plus difficile la centralisation. Les achats étaient réalisés pour la plupart sur chaque site par les approvisionneurs, indépendamment les uns des autres », se rappelle Bernard Rondeau.
À présent, outre les approvisionneurs sur site, il travaille en relation avec les services études, marketing, commercial ou qualité. Des réunions mensuelles sont organisées sur les aspects techniques et commerciaux. Pour le service études, les achats effectuent des recherches de sourcing pour des produits techniques en cours de développement. Du côté du service commercial, un membre de l’équipe peut avoir identifié un produit intéressant chez un concurrent, comme un style de poignée bien précis. Le services achats  se verra alors consulté pour trouver des  fournisseurs de ce produit. Si le produit  correspond aux attentes, il pourra être ajouté à l’offre d’Atlantem.

La taille n’est pas un handicap

Les spécificités des achats en PME ne sont pas vécues comme un handicap par le directeur des achats : « La taille de notre entreprise n’est pas un frein car nous sommes sur un marché très atomisé. La France compte  environ 800 entreprises travaillant dans les menuiseries extérieures. Nous sommes classés dans les dix à quinze premières, donc clairement, nous sommes bien positionnés sur ce marché, en dépit d’une taille de PME ». Mieux, Bernard Rondeau apprécie de travailler en relation directe avec son P-DG :  « C’est l’un des avantages de travailler en PME, l’acheteur a plus de responsabilités. Qui plus est, dans ma fonction, je me consacre exclusivement aux achats. De mon expérience personnelle, j’estime avoir plus de  latitude que dans l’automobile où j’étais  également acheteur. Dans ce secteur, les contraintes sont nettement plus élevées, les donneurs d’ordres cadrent fortement leurs fournisseurs ».

PORTRAIT
Bernard Rondeau (40 ans, DUT tech de co, spécialisation achats) est, depuis janvier 2004, directeur des achats d'Atlantem (groupe Vendée Matériaux). Il a occupé des fonctions achats dans l'automobile et dans une entreprise de menuiserie industrielle.
EN CHIFFRES
Atlantem
Fabrication et commercialisation de menuiseries extérieures (bois, PVC, aluminium)
Chiffre d'affaires : 43 millions d'euros
Effectif total : 450 personnes
Montant des achats : 25 millions d'euros
Effectif achats : 1 acheteur, 3 approvisionneurs

Par la rédaction

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°286 - Octobre 2019

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play