Publicité

Par la rédaction

Une organisation hétéroclite au sein des ministères

Le déploiement de la politique achat de l’État varie d’un ministère à l’autre, chaque RMA ayant à couvrir des périmètres composés d’entités à l’organisation et aux missions très diverses…

Minefi : une coordination solide

« Les organisations des missions achats sont très hétérogènes selon les ministères. Certaines, comme la nôtre, se focalisent uniquement sur la coordination des besoins et le pilotage des stratégies achat. Nous ne réalisons aucune procédure de marché ni actes d’achats », explique Laurent Denoux, RMA des ministères économiques et financiers. La mission ministérielle des achats (MMA) qu’il dirige pilote les stratégies achats de plusieurs entités. La direction générale des finances publiques (DGFIP), la direction générale des douanes (DGDDI), le Secrétariat général, les trois premières, réalisent la majeure partie des dépenses du ministère. « Au niveau des domaines d’achats, l’immobilier et l’IT représentent les principaux postes de dépenses », souligne Laurent Denoux. La MMA se focalise en priorité sur les projets à plus fort enjeu financier.
Pour cela, Laurent Denoux a mis en place une procédure appelée « groupe de travail achat » (GTA). Celle-ci est appliquée au-delà d’un certain seuil de dépense (un million d’euros pour les travaux, cinq millions d’euros pour l’IT et deux millions d’euros pour les autres catégories). « Il s’agit, au travers d’une équipe pluridisciplinaire concernée par le projet d’achat, d’élaborer la stratégie d’achat du futur support au regard des`travaux préalablement réalisés : un besoin revu et optimisé, un sourcing poussé ainsi qu’un benchmark varié », précise Laurent Denoux. Cette procédure est généralement réalisée quatre à six mois avant la consultation.

Intérieur : trois services distincts

Lætitia Cesari-Giordani, RMA du ministère de l’Intérieur, dirige un bureau chargé des achats immobiliers, de fourniture et de services. Le reste des achats du ministère est géré par la direction des systèmes d’information et de communication (DSIC), qui prend en charge les marchés liés au SI (informatique, téléphonie, etc.) et le Service de l’achat, de l’équipement et de la logistique de la sécurité intérieure (SAELSI) qui se focalise sur les achats métiers des forces de sécurité intérieure (police nationale, gendarmerie nationale, et sécurité civile).
Avec 3,3 milliards d’euros de dépenses achat en 2017, le ministère de l’Intérieur représente le deuxième acheteur de l’État. Les trois principaux domaines d’achat en volumes dépensés en 2017 concernent l’immobilier (un milliard d’euros), les transports de biens et de personnes (700 millions d’euros) et l’informatique (400 millions d’euros). Au total, le ministère de l’Intérieur passe plus de 2 000 marchés par an et recense plus de 70 000 fournisseurs.

Education nationale : en central et dans les rectorats

De même, la mission achat des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, dirigée par Philippe Ajuelos, conçoit et met en place des marchés nationaux pour l’ensemble des services acheteurs du ministère sur trois segments d’achats : informatique, logistique et travaux.
Elle intervient sur deux périmètres : à un niveau central (pour les services administratifs des deux ministères) et à un niveau local (pour les services achats des trente académies). La mission peut également accompagner certains établissements publics dans la définition de leur stratégie d’achats. « Nous intervenons à leurs demandes, pour examiner leur organisation achats et leur délivrer des conseils ».

Par la rédaction

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°277 - Décembre 2018

Les indicateurs

Les indicateurs Commoprices

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play