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Par Guillaume Pommereau gpommereau@lettredesachats.fr

Baromètre Ernst & Young 2005

Une externalisation renforcée mais mesurée

Selon la dernière étude d'Ernst & Young, l'externalisation se porte bien et se renforce même dans les entreprises où elle est déjà largement pratiquée, notamment pour les services généraux ou l'informatique et les télécommunications. Avec des gains en matière de réduction des coûts, de flexibilité et de qualité. Mais dès qu'il va s'agir de toucher à leur cœur de métier, les entreprises préfèrent garder la main.

L’externalisation est entrée dans les mœurs : 96 % des 200 dirigeants interrogés savent ce que signifie ce terme et 65 % des entreprises sondées y ont recours (contre 62 % lors de la précédente enquête en 2003). Plus précisément, 72 % des sociétés de plus de 5 000 personnes l’utilisent, contre seulement 57 % de celles qui comptent moins de 1 000 employés, un chiffre qui constitue pour Ernst & Young un seuil décisif. Et quand elles ont testé l’externalisation, les entreprises y prennent goût : 83 % externalisent six fonctions et plus ; elles n’étaient que 27 % dans ce cas en 2003.
Sans changement majeur par rapport à 2003, les avantages de l’externalisation restent le coût (61 %), la flexibilité et la souplesse (36 %), une meilleure qualité (37 %) et l’inscription dans une stratégie d’organisation qui veut outsourcer les fonctions hors du cœur de métier (20 %). Les inconvénients restent les mêmes, avec la perte de contrôle (23 %), les problèmes sociaux (19 %), le coût trop élevé (18 %), le manque de réactivité (15 %), la mauvaise qualité (15 %), la perte de savoir-faire (15 %) et la dépendance (10 %).
À nouveau sans surprise, les services généraux arrivent en tête des fonctions externalisées (95 %), suivis par la distribution, la logistique et le transport (83 %), l’informatique et les télécoms (73 %) et les ressources humaines (72 %). Un classement qui évolue lorsque sont évoquées les prévisions d’externalisation dans les deux ans à venir : l’informatique et les télécoms prennent la tête (50 %), suivies de l’administration et des finances (46 %), des services généraux (40 %), de la production (30 %), et de la distribution, de la logistique et du transport (22 %). Pour ces deux derniers groupes de fonctions, les chiffres d’intention d’externalisation restent très inférieurs à 2003 (48 % et 39 %), ce que l’enquête explique par leur technicité. On pourrait aussi ajouter que les entreprises cherchent à rester maîtresses de ce qui constitue le cœur de leur métier.
Un point à noter : seuls 21 % des sondés ont mis en place une fonction spécifique de suivi des contrats d'externalisation. L’enquête souligne que les sociétés cotées, pourtant tenues par des contraintes de reporting plus fortes, ne sont que 27 % à avoir établi un tel suivi. En revanche, 64 % des entreprises ont recours à des tableaux de bord.

 

     

   

Méthodologie 

Pour réaliser la dernière édition de cette étude créée en 1999, 200 entreprises ont été interrogées ; elles se répartissent ainsi :

           

Par Guillaume Pommereau gpommereau@lettredesachats.fr

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