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La Lettre des Achats - Mai 2019 N°282
Mai 2019

Secteur Public

Reportage

Conseil régional d’Île de France
Une centrale d’achats pour élargir le périmètre

Par Guillaume Trécan

Conseil régional d’Île de France

Une centrale d’achats pour élargir le périmètre

Le 20 mars dernier, les élus du conseil régional ont donné à l’unanimité leur accord pour la création d’une centrale d’achats qui aura vocation à mutualiser les achats des 470 lycées de la région en premier lieu, ainsi que de petites collectivités franciliennes.

Un comité technique doit encore avaliser la création administrative de la centrale d’achats de la Région Île de France, afin d’officialiser le transfert d’agents en son sein, l’objectif étant qu’elle soit opérationnelle courant 2019. « La centrale d’achats fait partie de notre changement de culture », commente Stéphane Salini, vice-président en charge des finances, qui rappelle que ce changement de culture est avant tout marqué par la mise en œuvre d’objectifs d’économies, là où la démarche achats de la collectivité était « plutôt administrative, essentiellement tournée vers la sécurisation des procédures. »
La moitié de l’objectif achats de 100 millions d’euros d’économies sur la période 2016-2021 a déjà été atteint, avec 14 millions d’euros en 2017 et 36 millions d’euros en 2018. A titre d’exemple, le vice-président du conseil régional cite cinq millions d’euros de gains sur le marché mobilier scolaire et informatique, ou encore 6,5 millions d’euros sur les contrats de maintenance réseaux et serveurs dans les lycées. Pour ce qui est de la centrale d’achats en devenir, il évoque un objectif de 10 % d’économies. Autre objectif, l’efficacité administrative : cette centrale d’achats doit permettre de faire gagner un temps précieux en améliorant les procédures administratives des entités acheteuses.

Structurer des filières


Cette institution aura aussi vocation à aider la collectivité à homogénéiser ses besoins et donc mieux les communiquer auprès de certaines filières. Parmi elles, la filière agricole bien sûr, concernée au premier chef par l’objectif ambitieux du conseil régional d’intégrer d’ici 2024 dans les cantines des lycées 100 % de produits en circuit court dont 50 % en bio. Centraliser les besoins des lycées est une étape indispensable avant de penser à inciter les agriculteurs franciliens à développer des productions en bio.
Une autre filière ciblée a déjà commencé à bénéficier de cette volonté d’apporter une vision programmatique des besoins, le secteur du Bâtiment pour lequel la région a organisé une grande convention en son sein afin de dévoiler son plan pluriannuel d’investissements sur les dix prochaines années : 4 milliards d’euros de construction et 1 milliard d’euros de maintenance.
La mutualisation des besoins devra également permettre d’orienter les achats publics franciliens vers des produits et services correspondant à des critères qualité, RSE et innovation définis collectivement. Ce qui nécessite de mettre en place un process de mobilisation des entités qui vont recourir à la centrale d’achats… process qui reste encore à définir. « Notre objectif est de travailler en amont avec eux pour définir le bon produit, acheter de plus gros volumes et avoir les prix les meilleurs possibles », rappelle Stéphane Salini.
Portrait

Stéphane Salini
Vice-président du conseil régional

Des critères d’insertion dans tous les marchés
A l’occasion de ce vote, l’assemblée régionale a également entériné l’intégration d’un critère d’insertion dans l’attribution de tous ces marchés, en plus des deux critères essentiels que demeurent le prix et la qualité technique de la réponse. Les soumissionnaires seront libres de définir ces actions en faveur de l’insertion. Ce critère comptera entre 10 % et 15 % de la note finale.

Par Guillaume Trécan

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