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La Lettre des Achats - Mars 2019 N°280
Mars 2019

Marchés

Reportage

Prestations intellectuelles
Un label pour les employeurs de freelances

Par Guillaume Trécan

Prestations intellectuelles

Un label pour les employeurs de freelances

Avec le concours de Bureau Veritas, Daniel Pardo a élaboré un référentiel qui permet aux entreprises qui font travailler des freelances de faire reconnaître leur capacité à avoir avec eux une relation saine et à les faire travailler dans de bonnes conditions.

Daniel Pardo, ancien formateur et fondateur en 2015 d’une société de portage salarial, Flexi-Entrepreneur, vient de lancer avec Bureau Veritas un label baptisé Best Place to Freelance qui permet aux employeurs de travailleurs indépendants de garantir la fiabilité et la qualité de la relation qu’ils sont capables de mettre en œuvre. Sont concernées les entreprises sous-traitantes des prestations à des freelance, les sociétés de portage salarial, les entreprises de travail temporaire et les groupements d’employeurs. Côté travailleurs indépendants, seuls sont exclus les travailleurs indépendants du secteur agricole, les personnes qui commercialisent des produits ou encore celles qui exercent sans intermédiaire leur activité auprès de particuliers.
« Je me suis rapproché de Bureau Veritas Certification pour mettre au point ce label dont l’ambition est de rehausser les standards du travail indépendant, explique Daniel Pardo, qui poursuit : l’intérêt du bien-être au travail des salariés a été démontré. Pourquoi le bien-être au travail de ces freelances qui souvent interviennent sur de longues périodes ne représenterait-il pas une question à prendre en compte ? »

Un référentiel de bonnes pratiques


L’obtention du label se fonde sur une liste de 24 caractéristiques et moyens mis en œuvre sur lesquels l’employeur doit pouvoir donner des gages. Elles sont listées en quatre catégories : « une organisation adaptée aux freelances », « une écoute et un suivi de la qualité des relations avec les freelances », « une relation gagnant-gagnant avec les freelances » et « une communication optimale avec les freelances ».
En ce qui concerne ses prescriptions en matière d’organisation, le label requiert par exemple qu’un ou plusieurs référents pour les questions relatives au freelance soient désignés, que les freelances soient clairement identifiés dans l’entreprise, qu’un plan d’action d’amélioration des relations avec eux soit établi et mis à jour régulièrement, qu’un système de traçabilité des réclamations soit mis en place, de même qu’un process de gestion des conflits avec les freelances, ou encore qu’aient été entreprises des actions de simplification administrative pour les process les concernant.
En ce qui concerne le déroulement des missions, le référentiel demande aussi que les collaborateurs soient sensibilisés aux particularités des règles régissant le bon fonctionnement des freelances, ou encore que soit menée auprès d’eux une enquête annuelle de satisfaction. Pour ce qui est de l’établissement de règle gagnant-gagnant, la question des délais de paiement est le point sensible. Pour les freelances en mission courte, un règlement sous trente jours est demandé. D’autres bonnes pratiques sont suggérées comme des avances sur trésorerie et l’adoption d’une date de facturation avant fin de mois.
Aucune société n’est encore labellisée Best Place to Freelance, mais selon Daniel Pardo, une dizaine ont à ce jour manifesté leur intérêt pour la démarche.

Par Guillaume Trécan

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