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La Lettre des Achats - Février 2017 N°257
Février 2017

Management

Actualité

Top 250 des achats (suite)
Un budget modeste pour la fonction achats

Par Guillaume Trécan

Top 250 des achats (suite)

Un budget modeste pour la fonction achats

D’ici à la prochaine édition du TOP 250, nous approfondissons graphiquement les données issues de l’enquête 2016. Premier volet sur les moyens consacrés à la fonction achats… des moyens restreints pour une fonction qui se doit d’être budgétairement exemplaire.

Des budgets  qui ne flambent pas

Les six dernières éditions de notre enquête annuelle sur les organisations achats des grandes entreprises françaises ont beau démontrer que la multiplication et la sophistication croissante des tâches confiées à la fonction achats, l’évolution des budgets des directions achats ne suit pas cette tendance au même rythme. Il est vrai que ces quatre dernières années, le nombre d’organisations achats dont le budget augmente n’a cessé de croître… mais dans des proportions toujours modestes. Et si une direction achats sur trois voit les moyens qui lui sont conférés augmenter, la proportion de celles dont les moyens se réduisent est restée quasiment identique depuis 2011.






Source = TOP 250 2015, La Lettre des Achats



Les secteurs d’activité où l’on investit le plus dans les Achats

En 2016, les directeurs achats de trois secteurs d’activité en particulier ont profité de moyens supplémentaires pour mettre en œuvre des politiques achats ambitieuses. Le premier du podium a, il est vrai, un certain retard à rattraper, les directions achats des entreprises qui le composent étant souvent très jeunes, en particulier au niveau des ETI. Mais les nouveaux investissements dans les directions achats du BTP sont aussi le fait des grands groupes qui développent fortement leurs SI achats. De même, dans l’agroalimentaire, on trouve à la manœuvre des grands groupes assez matures et des groupes de types coopératifs où la fonction est plus récente. Dans l’automobile en revanche, les Achats ne sont pas seulement matures, ils sont stratégiques et quand la conjoncture est bonne, on investit dans les Achats.




Évolution des budgets SI

Les investissements dans les outils e-achats apparaissent comme un élément à la fois constant et consistant du budget des directions achats. Sur les cinq dernières années, la proportion de directions achats dont le budget SI achats augmentaient a toujours été supérieure à la proportion de directions achats dont le budget global augmentait. A croire que l’argent investit dans les outils a été pris sur une autre section du budget de la direction achats.




Origine des hausses

Le budget d’une direction achats peut augmenter sans pour autant qu’elle ait des moyens supplémentaires : quand son périmètre augmente et que les achats et les acheteurs d’une filiale ou d’un pays entrent dans son périmètre, ou encore quand sa société en rachète une autre. Il se trouve justement que ce sont les deux causes les plus fréquentes d’augmentation du budget des Achats. En revanche, les véritables investissements – recrutements, SI achats, formation – sont beaucoup plus rares et les choses ne vont pas en s’améliorant.




Origine des baisses

Les directions achats travailleraient donc plus, avec des moyens constants ? La réponse est oui et encore, quand ces moyens ne sont pas en baisse. En effet, si la première cause des réductions budgétaires des directions achats est une participation à un plan global de réduction des coûts dans l’entreprise, les deux suivantes sont des efforts d’optimisation de l’organisation achats et des gains d’efficience de la fonction achats.

Par Guillaume Trécan

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