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La Lettre des Achats - Décembre 2018 N°277
Décembre 2018

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Coupa Inspire Londres
Rendre du temps à l’utilisateur

Par Guillaume Trécan

Coupa Inspire Londres

Rendre du temps à l’utilisateur

Présentées à Londres dans le cadre de l’événement Coupa Inspire 2018, les nouvelles fonctionnalités de l’éditeur ont toutes pour vocation d’alléger la tâche des utilisateurs. Accroître le taux d’adoption passer par là, mais la finalité est surtout d’aller plus loin dans le cœur de métier en particulier dans la partie choix et mesure de la performance des fournisseurs et gestion des risques.

Du 6 au 8 novembre, l’éditeur américain Coupa a réuni ses clients européens à Londres pour un tour d’horizon de ses développements, sous le signe de la simplification et de l’automatisation. Symbole de cette tendance, l’offre Coupa Pay, couplant des solutions de financement et un hub de paiement, est opérationnelle depuis le troisième trimestre 2018. Elle a fait l’objet d’une présentation en grande pompe par le Senior vice-président Business Acceleration, Ravi Thakur, avec en point d’orgue l’annonce d’un partenariat avec Barclaycard pour la solution de carte de paiement virtuelle incluse dans le hub de paiement.

Carte de paiement virtuelle


Cette carte de paiement virtuelle apporte tous les avantages d’une carte d’achats : rapidité et traçabilité des paiements. Grâce à ses connexions aux autres modules de Coupa, en particulier le module de sourcing, ce hub de paiement apporte à l’utilisateur des indications sur le meilleur moment de payer tel ou tel fournisseur. Il est également couplé à une offre de financement : financement de la supply chain, financement des créances et factoring. Pour Ravi Thakur, « les bénéfices de l’offre Coupa Pay sont clairs : économiser des ressources, diminuer le risque de fraude et optimiser la gestion du cash ».
Concernant la détection de la fraude, un autre nouveau module a été présenté, qui se nourrit d’intelligence artificielle. Cette solution s’appuie en effet sur une analyse et un apprentissage des usages pour détecter des comportements suspects, à partir des montants dépensés, des demandes d’achats et des montants de facture passés par les employés sous le seuil nécessitant une approbation. Cette analyse, qui est par ailleurs enrichie par les avis éventuels sur les fournisseurs concernés des autres utilisateurs de Coupa réunis dans la Coupa Community Intelligence, est au départ anonymisée pour éviter que des préjugés positifs ou négatifs sur un tel ou tel collaborateur entrent en ligne de compte et faussent le jugement.

Approfondissement par catégorie


Pour le reste, les développements 2018 de Coupa présentés par la Senior vice-présidente produit, Raja Hammoud sont principalement centrés sur l’approfondissement des capacités du module d’e-sourcing existant pour permettre aux utilisateurs d’aller plus loin dans la gestion des catégories d’achats. Les achats de ressources humaines obtiennent en la matière un traitement à part, puisqu’ils font l’objet d’une solution spécifique, Coupa Contingent workforce, dédiée à la gestion des dépenses liées aux ressources additionnelles et à l’intérim.
L’accent est également mis sur les achats directs, qui bénéficient du développement de fonctionnalités de gestion de projet des événements de sourcing, avec la possibilité d’intégrer à toutes les étapes clefs du sourcing l’appréhension du risque fournisseurs, grâce à des synergies avec les scorecards.
Déjà au centre des attentions de l’éditeur en 2017, la gestion des risques à encore fait l’objet d’améliorations, avec l’ajout d’une plus grande capacité à calibrer les niveaux de risques acceptables par fournisseur.
Pour le reste, il est essentiellement question de faciliter l’expérience utilisateur avec plus de rapidité d’action via l’automatisation. On en retrouve dans la gestion de la conformité réglementaire, avec des modèles de contrats intégrant des canevas réglementaires automatisés pour une quarantaine de pays, dont presque tous les pays d’Europe, mais aussi les États-Unis, le Canada, l’Australie et, en Asie, l’Inde, la Malaisie et le Japon. L’introduction d’une possibilité de signer en ligne les contrats grâce à Docusign devrait également permettre aux utilisateurs de gagner du temps.

Autoévaluation de la réactivité


Sachant que pour ce qui est du gain de temps et de l’efficacité, la machine ne fait pas tout, les développeurs de Coupa ont également introduit un indice de mesure du temps d’approbation des demandes d’achats qui permet à chaque utilisateur de prendre conscience de ses propres performances en la matière, résumé en un statut via une icône lièvre ou tortue. Autre nouveauté, sans doute encore de l’ordre du gadget au moins pour les très grands comptes, la possibilité de passer un ordre de commande à la voix grâce à une compatibilité du module de commandes avec les assistants Google Home et Amazon Eco.
Les ambitions en matière de digitalisation de Karin Hagen-Gierer, directrice des achats du groupe Sanofi (8 milliards d’euros d’achats dans plus de 100 pays), venue témoigner dans les panels clients, sont bien plus terre à terre : « plus de mesures touchant au TCO, l’optimisation totale des dépenses, la contribution à la top Line et donner une idée du profil de risque du partenaire avec lequel nous travaillons ». Pour le directeur des achats du spécialiste britannique de la formation et de l’édition d’ouvrages éducatifs Pearson (4,5 milliards de livres de chiffre d’affaires), Dan Cameron, l’objectif ultime de sa démarche de digitalisation est de : « pouvoir mesurer la capacité du fournisseur avec lequel nous travaillons à délivrer ce à quoi il s’est engagé » « Nous rêvons d’avoir une sorte de Trip Advisor de la relation fournisseur », confesse-t-il.
Ce que Thomas Sebastian, directeur des achats de Zurich Insurance, qui gère un portefeuille d’achats de 3,5 milliards d’euros en croissance, attend principalement de Coupa est d’« aider la société à naviguer dans ses changements ». « Ce sur quoi nous sommes attendus aux Achats, c’est le Time to Market. Nous avons besoin d’un écosystème de fournisseurs pour y parvenir et la digitalisation des achats doit nous permettre de gagner en flexibilité dans nos relations avec les fournisseurs. »
Ce qu’il lui importe le plus dans son outil d’e-achats : son caractère intuitif. Même son de cloche côté Sanofi, où Karin Hagen-Gierer prime « la facilité d’usage », là où pour le directeur des achats de Pearson, c’est « le partenariat avec l’éditeur, car le chemin est long et les projets évoluent. »

Par Guillaume Trécan

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