Publicité

Par Sylvain Chanourdie schanourdie@lettredesachats.fr

Étude Clipack

Les entreprises toujours frileuses face au SRM

L'éditeur de logiciels collaboratifs de gestion des achats Clipack vient de publier une mise à jour de son Observatoire des pratiques du supplier relationship management (SRM). Deux ans après, la perception comme l'usage des outils de gestion de la relation fournisseurs n'ont guère évolué : le SRM reste un enjeu stratégique pour les entreprises, mais celles-ci ne se disent pas prêtes pour la mise en œuvre d'un projet.

L’observatoire des pratiques du SRM de Clipack relève un paradoxe chez les entreprises françaises : plus de la moitié de celles-ci se déclarent en retard (53 %) pour lancer un projet de SRM et, dans le même temps, jugent ce concept très majoritairement (83 %) comme plutôt ou très important pour leur activité. Peur du changement ? Manque de poids dans la fonction achats ? Non, à en croire l’étude, la difficulté de mesure du retour sur investissement constitue le frein n° 1 à la mise en œuvre des outils de SRM. Un chiffre en nette progression depuis 2003. En revanche, le manque d’implication des dirigeants, considéré comme le frein n° 1 en 2003, est moins souvent mis en cause : il recule en quatrième position. Le manque de temps et une organisation insuffisamment stabilisée sont cités comme les deux principaux autres freins.
Dans ce contexte, un secteur d’activité tire son épingle du jeu : l’automobile. Le SRM y est jugé plutôt ou très important à 96 %, devant l’énergie, l’agroalimentaire, la pharmacie. Comme le note l’étude, l’intérêt accordé au SRM est directement proportionnel à la part des achats dans le chiffre d’affaires. Du concept à la réalité, les taux d’équipement des entreprises interrogées montrent cependant qu’elles deviennent familières de certains outils d’e-achat mais restent encore loin d’un projet complet de SRM. Les outils de gestion des projets, d’e-procurement et de web conférences sont utilisés par près de deux entreprises sur trois, les outils de mise en concurrence par près d’une sur deux. Les outils de business intelligence ou de gestion de cycle de vie produit (PLM) restent en revanche cantonnés à des pionniers.
Sans surprise, le premier bénéfice attendu des outils de SRM porte sur la réduction des coûts d’achat : 28,3 % de réponses positives, un chiffre en progression de 37 % par rapport à 2003. La deuxième attente arrive loin derrière, avec 16,9 % pour développer et structurer les relations fournisseurs, puis à 12, 4 % pour partager les connaissances au sein des équipes.





Méthodologie

Un panel de 160 entreprises majoritairement du milieu industriel, à 80 % de plus de 500 salariés, a été interrogé par le biais d'un questionnaire en ligne, entre novembre 2004 et janvier 2005. 90 % des représentants appartenaient à la direction des achats.



 

 

Par Sylvain Chanourdie schanourdie@lettredesachats.fr

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°286 - Octobre 2019

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play