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La Lettre des Achats - Avril 2009 N°171
Avril 2009

Marchés

Dossier

Places de marché : l’édifice se fissure

Les articles

Places de marché
L’édifice se fissure

Saint-Gobain
Garder la maîtrise et contrôler les opérations

Achats publics
PMI : stimuler la dématérialisation

Flottes automobiles
Attention aux embardées !

Achats publics
La gestion de flotte au service de l’État

Témoignages

Marc de Schutter - Directeur des relations fournisseurs groupe - Groupe Danone
« Un bon outil de préparation »

Éric Ducret - Chef du département supply chain solutions - EADS Astrium
« Nous privilégions une approche groupe »

Stéphane Richer de Forges - Manager Xchanging - Groupe Caisse d’épargne
« Des loueurs obnubilés par leurs difficultés »

Pierre Blondeau - Directeur de la coordination des achats généraux - Limagrain
« Freiner le renouvellement pour tenir le budget »

Points-clés

Les cinq points-clés

Les cinq points-clés

Flottes automobiles : attention aux embardées !

Par la rédaction

Les cinq points-clés

1 Standardiser sans excès

La rationalisation de la flotte repose essentiellement sur la « car policy ». Celle-ci permet de concentrer les commandes sur un nombre restreint de marques et de modèles, le volume restant le principal levier de négociation avec les constructeurs. L’homogénéité du parc est également prisée par les loueurs, en assurant l’uniformité des processus de gestion et du suivi des coûts. Même en interne, cette standardisation rend possible la réaffectation d’un véhicule suite au départ d’un collaborateur. La rationalisation a pourtant des limites car il faut continuer de répondre à la diversité des besoins et des usages. Et la DRH exige souvent de conserver un minimum de choix et différents niveaux de standing : cela participe de la politique salariale et de l’attractivité de l’entreprise. Le maintien au catalogue de quelques références haut de gamme intéresse par ailleurs les constructeurs en difficulté sur ces segments de marché.

 

2 Affiner le coût de détention

Les achats disposent d’une connaissance fine de la facture automobile, favorisée par la pénétration de la LLD et le reporting qui l’accompagne. L’optimisation repose sur une analyse des coûts de détention : il s’agit d’une part d’inscrire au catalogue les véhicules les plus économiques à l’usage, puis d’en négocier au mieux le loyer sur l’ensemble du contrat. Au-delà du prix d’achat, chaque modèle est donc décortiqué en termes de consommation de carburant et d’émissions carbone (conditionnant la TVS et l’application du bonus/malus), sans négliger l’entretien ou l’assurance. Reste ensuite à le faire coter par les loueurs, en veillant à ce que la compétitivité du loyer ne soit pas grevée par d’éventuels coûts de restitution en fin de contrat. Chaque véhicule est ainsi assorti d’un véritable coût complet de détention, à rapprocher de l’enveloppe automobile mensuelle accordée à telle ou telle catégorie de collaborateurs.

 

3 Travailler la relation fournisseur

Contrat-cadre avec un constructeur ou référencement de plusieurs loueurs : les accords montés par les achats se gardent en général de tout engagement de volumes et se fondent sur une concurrence entretenue au fil des besoins. Et la récente crise a paradoxalement à la fois bouleversé le modèle de relation exclusive avec un seul loueur – surtout si celui-ci a stoppé net les mises à la route – et plaidé pour un approfondissement de la relation. La confiance entre donneur d’ordres et prestataires s’est en effet avérée essentielle lorsqu’il a fallu s’accorder sur les mécanismes inflationnistes et les mesures à prendre à courte échéance. Des pistes de coopération ont même été dessinées pour affronter ensemble la baisse des marchés de l’occasion : mise en place d’une filière de revente aux collaborateurs dans un groupe du Cac 40, ou encore travail conjoint sur la diversification du parc entre un grand groupe et un petit loueur.

 

4 Économiser le carburant

Il y a encore un an, la maîtrise de l’envolée des prix du carburant mobilisait toute la filière, alors que la facture dépassait le tiers du budget de certaines flottes. Encouragées par l’évolution de la TVS, les car policies ont fait la place aux modèles économes proposés par les constructeurs et les parcs ont été profondément renouvelés entre 2007 et 2008. Les pétroliers ont mis sur le marché des carburants plus performants, bien qu’entraînant un surcoût à l’achat. Même les pneus favorisaient l’économie de carburant. Et les alternatives aux déplacements comme la visioconférence sont entrées dans les mœurs et contribuent de fait à réduire les kilométrages. Ces pistes restent évidemment à l’agenda car la remonté du prix du baril semble inexorable à terme. Mais c’est tout autant le défaut de concurrence que déplorent les achats, regrettant par exemple qu’une initiative de carte multi-pétroliers ait tourné court courant 2008.

 

5 Miser sur l’éco-conduite

Les prix du carburant ou des VO ne sont pas les seules variables du budget. Le comportement des conducteurs a aussi un fort impact sur les coûts, comme le prêchent des loueurs pour qui l’éco-conduite fait figure de nouveau sésame. La modification des habitudes de conduite contribue à la fois à modérer la consommation de carburant – notamment en roulant moins vite – et peut diminuer de 30 % la sinistralité au sein de la flotte. Avec à la clé une réduction des immobilisations de véhicules et des coûts de remise en état. Voire des accidents du travail : près des deux tiers relèvent d’accidents de la route dans certaines entreprises. Et les assureurs encouragent la démarche, contribuant aux campagnes de communication, comme la création d’un espace dédié à la prévention routière sur le portail d’entreprise. Côté loueurs, les stages de formation se multiplient, en commençant par cibler les salariés ayant récemment eu un accident.

Par la rédaction

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