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La Lettre des Achats - Avril 2009 N°171
Avril 2009

Marchés

Dossier

Places de marché : l’édifice se fissure

Les articles

Places de marché
L’édifice se fissure

Saint-Gobain
Garder la maîtrise et contrôler les opérations

Achats publics
PMI : stimuler la dématérialisation

Flottes automobiles
Attention aux embardées !

Achats publics
La gestion de flotte au service de l’État

Témoignages

Marc de Schutter - Directeur des relations fournisseurs groupe - Groupe Danone
« Un bon outil de préparation »

Éric Ducret - Chef du département supply chain solutions - EADS Astrium
« Nous privilégions une approche groupe »

Stéphane Richer de Forges - Manager Xchanging - Groupe Caisse d’épargne
« Des loueurs obnubilés par leurs difficultés »

Pierre Blondeau - Directeur de la coordination des achats généraux - Limagrain
« Freiner le renouvellement pour tenir le budget »

Points-clés

Les cinq points-clés

Les cinq points-clés

Flottes automobiles : attention aux embardées !

Par la rédaction

Les cinq points-clés

1 Rester ouvert à la mutualisation

La mutualisation, principale raison d’être des places de marché en permettant des gains à trois niveaux (partage des coûts informatiques, accès à un large panel de fournisseurs, groupement d’achats), en a également été l’une des grandes causes d’échec. En effet, au-delà des bonnes intentions, les entreprises n’étaient pas totalement prêtes à mettre en commun leurs systèmes ou leurs pratiques. Surtout dans les secteurs fortement concurrentiels. En revanche, la mutualisation des fournisseurs reste une approche qui continue à intéresser les entreprises. À raison, puisque d’importants bénéfices peuvent en être attendus. Il suffit simplement qu’un certain nombre de mécanismes soient définis pour assurer un niveau minimum de sécurité et de confidentialité. Et que la base partagée se limite à des informations générales, de type administratif, sans dévoiler les conditions commerciales particulières.


2 Privilégier les outils spécialisés

Si les entreprises préfèrent disposer de leurs propres outils d’e-achat, notamment pour les opérations de sourcing, il leur est conseillé de ne pas négliger les places de marché qui subsistent. Non seulement leur modèle économique est éprouvé et leur couverture fonctionnelle bien délimitée, mais ces plates-formes offrent des spécificités (zones géographiques, segments d’achats, etc.) facilitant l’accès à certains fournisseurs. Y recourir peut aussi constituer un premier pas vers l’e-achat, pour structurer l’organisation ou les processus. Cela est surtout valable pour l’e-sourcing, avant de basculer vers une solution du marché. Mais aussi avec l’e-procurement où le déploiement d’un outil dédié sera accéléré grâce à un réseau de fournisseurs déjà établi. Une ou plusieurs places de marché pourront aussi venir compléter un système d’information achats, à condition de le doter des interfaces ad hoc.


3 Adopter l’e-procurement

De nombreuses places de marché, notamment celles positionnées sur des secteurs d’activité, qui n’ont pas réussi à percer dans l’e-sourcing, ont réorienté leur couverture fonctionnelle vers l’e-procurement : depuis les commandes jusqu’à la logistique d’approvisionnement, en passant par la facturation. Cette approche n’est pas forcément adaptée pour des achats hors production, en particulier les plus basiques (fournitures de bureau, etc.), gérables directement auprès des fournisseurs. Mais un outil d’e-procurement mutualisé en ligne peut être intéressant pour les achats de production, qui respectent souvent des circuits identiques pour tous les fournisseurs d’une même filière. Pour accroître l’efficacité des processus, ces places de marché proposant l’e-procurement cherchent à intégrer toujours davantage les fournisseurs et à rapprocher leurs systèmes d’information de ceux des donneurs d’ordres.


4 Étudier les nouvelles fonctionnalités

Pour ne pas disparaître et exploiter leurs plates-formes techniques, d’ex-places de marché ont choisi d’élargir la palettes de leurs services. Cet élargissement s’effectue vers les processus d’e-procurement, dans le prolongement logique de l’e-sourcing. Mais on constate surtout un développement de services connexes, du financement (gestion des flux de trésorerie) au travail collaboratif, en passant par l’information en ligne (contenus thématiques, forum, conseil d’experts, etc.). Hormis dans ce dernier cas, le concept initial de mutualisation n’est plus présent. L’objectif des opérateurs est de se positionner en concurrents des outils d’e-achat classiques, avec des services qui n’existent pas encore. Si ces fonctionnalités étendues méritent d’être étudiées, il faut cependant éviter les « outils à tout faire » qui ont tendance à se disperser et à ne pas apporter de réponse appropriée.


5 Evoluer vers l’ASP

Quelle que soit leur appellation, les places de marché qui subsistent s’apparentent à des outils classiques d’e-achat. La plupart des grands comptes, qui en étaient utilisateurs et continuent parfois à accéder à des fonctionnalités de plates-formes mutualisées, ont aujourd’hui déployé leurs propres systèmes d’e-achat. Pour les entreprises qui n’ont pas la taille critique et n’ont donc pas encore structuré leurs achats, une place de marché peut constituer une première étape d’informatisation. Elles en profiteront pour découvrir le mode de fonctionnement et les atouts des applications d’e-achat en mode ASP. Accès à distance, démarrage sans délai, retour sur investissement rapide, maintenance réduite, etc. : les avantages sont nombreux. Du côté des inconvénients, les difficultés d’intégration tendent à disparaître puisque les prestataires ASP ajoutent progressivement des connecteurs à leurs solutions.

Par la rédaction

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