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La Lettre des Achats - Juillet-Août 2005 N°130
Juillet-Août 2005

Marchés

Dossier

Voyages d'affaires : Embarquement immédiat pour les achats

Points-clés

Les cinq points-clés

Article

Voyages d'affaires : Embarquement immédiat pour les achats

Voyages d'affaires
Un marché de moins en moins concurrentiel

SBT et ERT
Vers une intégration des réservations et des notes de frais

Achats de voyages
Les acheteurs prennent la main

Cegelec
Mieux connaître les besoins pour mieux négocier

Témoignages

Philippe Malécot, Directeur des achats marketing et services généraux, Altadis
« Pour 2005, l'objectif est de ne pas augmenter les prix »

Julie Fouard, Responsable des achats marchés, KeyMRO
« Mutualiser les appels d'offres et les solutions »

Frédéric Lourdin, Acheteur chargé des voyages, Fournier Pharma
« Optimiser les voyages implique de meilleures négociations »

Étienne Broquet, Directeur des achats & Jean-Pierre Drioux, Responsable des projets et études, Axa France
« Agir en amont sur l'expression des besoins »

Par la rédaction

Achats de voyages

Les acheteurs prennent la main

Dans la plupart des entreprises, les achats sont chargés des négociations avec les prestataires tandis que les ressources humaines définissent la politique voyages. Les RH interviennent aussi sur des éléments ciblés comme l'adoption de la carte d'affaires qui implique une notion d'assurance. Mais une évolution par rapport à ce modèle se dessine nettement. Désormais, les achats sont régulièrement impliqués dans la définition de la politique voyages en amont, avec les RH : « De plus en plus, les achats pilotent le pro- jet de rationalisation, coordonnent et impliquent les services opérationnels (comptabilité, RH, informatique). Les services financiers et les directions générales sont ensuite consultées. Les achats reprennent la main pour la signature des contrats mais restent dépendants de la direction générale qui doit les appuyer dans leur démarche. Les solutions de paiement peuvent aussi être de l'initiative de la direction financière », détaille Ludovic Ciannarella d'AirPlus. Si cette implication croissante des achats reflète le fait que la rationalisation des coûts est bien entamée, elle entraîne aussi la suppression de privilèges auxquels le voyageur renonce de mauvaise grâce. Par exemple, le voyageur doit souvent opérer un choix entre différents vols et n'opte pas forcément pour la solution la moins onéreuse. Il choisit parfois l'option la plus chère pour des critères objectifs d'horaires. Mais il existe aussi des critè- res plus subjectifs : beaucoup de voyageurs possèdent une carte de fidélité personnelle, délivrée par une compagnie aérienne, qui leur sert à cumuler des miles.

Remettre en cause les privilèges
Dès qu'ils atteignent un quota suffisant, la compagnie leur octroie des billets gratuits à titre personnel. Cette carte est donc un avantage en nature. Les entreprises ne sont pas nécessairement tenues informées de la possession de ces cartes par leurs employés.
Certaines souhaitent s'atteler à ce sujet, mais cela reste un vœu pieux tant le risque de heurter les sensibilités est élevé. Le seul moyen de bousculer ces habitudes serait, comme quelques sociétés le font, d'imposer à un voyageur qui préfère une compagnie plus chère de voyager en seconde classe, alors qu'il pourrait obtenir la classe affaires avec une com- pagnie aux tarifs plus intéressants. Aux Pays-Bas, des entreprises auraient trou- vé la parade : elles demanderaient aux compagnies de disposer des points cumulés sur les voyages d'affaires de leurs collaborateurs afin que tous les membres de la société en bénéficient. La difficulté n'est pas tant de diminuer les coûts que de faire admettre en interne la perte d'avantages. L'acheteur doit donc user de toute sa diplomatie pour rationaliser efficacement ce segment d'achats.

Par la rédaction

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