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Par Guillaume Trécan

Lafarge

Les 500 premières cartes d’achat déployées

Sur un an, le groupe cimentier vient d’achever une première phase de lancement de cartes d’achat dans l’Hexagone. Avec, à la clé, des gains de 877 000 euros obtenus sur les frais administratifs.

Depuis mars 2008, 496 cartes de niveau 1 ont été distribuées dans les sites français de Lafarge, par les membres du CSP (centre de service partagé) Appro en charge du projet. Elles sont destinées à environ 8 000 collaborateurs des unités opérationnelles – des techniciens de maintenance, par exemple – qui réalisent des achats de produits non stockés au coup par coup : pièces de rechange mécaniques et électriques, petit outillage, quincaillerie, fournitures et mobilier de bureau, services industriels ou encore colis postaux. Avec de faibles montants : la dépense moyenne d’une opération effectuée avec ces cartes s’élève à 220 euros et le montant maximum ne dépasse pas 700 euros. Mais si ces transactions ne représentaient, début 2009, que 0,7 % des achats en valeur, elles concernaient néanmoins 17 % du nombre total des transactions.
L’objectif immédiat de ce déploiement à grande échelle est bien de limiter les tâches administratives liées aux procédures de commandes et d’éviter de faire entrer des fournisseurs dans le panel, pour une dépense ponctuelle.
Sur les neuf premiers mois de mise en service des cartes d’achat, seuls 1 500 fournisseurs ont participé à l’opération et déjà 877 000 euros de frais administratifs ont été économisés. Un sondage préalable au lancement du projet a ciblé une proportion maximum de 20 % des fournisseurs susceptibles d’y participer.
À l’heure actuelle, il s’agit de cartes de niveau 1, ce qui explique ce constat de Jean-David Pinatel, directeur des achats France : « Nous avons gagné du côté amont du processus, mais pas du côté comptabilité ». En effet, ce premier niveau de carte ne permet pas encore de reporting des dépenses.

Passer à la dématérialisation

Pour cela, il faudra attendre la mise en place de la phase deux du projet, qui comprend la dématérialisation, et un retour d’informations détaillées de la part du prestataire bancaire, en l’occurrence BNP Paribas. C’est sur le montant de ces informations que le coût global du projet pourra réellement être calculé, dans la mesure où les coûts liés à la première phase de déploiement ont été très faibles.
Plusieurs autres cartes devraient être distribuées à l’avenir. À l’issue d’une étude de faisabilité préalable, le projet était dimensionné pour 600 cartes. Une vingtaine de cartes supplémentaires devraient notamment venir équiper le siège du groupe.
Toutefois, l’engagement relativement faible des fournisseurs pose des limites au développement des cartes en France. Jean-David Pinatel regrette « le manque de maturité de la part des fournisseurs, par rapport à d’autres pays comme la Grande-Bretagne ». Dans ce pays, où la première phase de mise en œuvre vient de se terminer, le projet a dû être limité à 40 % des fournisseurs, pour une question de faisabilité, tandis qu’une proportion bien plus importante s’était portée volontaire.


En chiffres

Lafarge
Matériaux de construction
Chiffre d’affaires 2007 : 17,6 milliards d’euros
Effectif : 90 000 personnes dans 76 pays
Montant des achats 2007 : 9,5 milliards d’euros
Effectif achats : 400 personnes


 


Début 2009, les cartes d’achat couvraient 0,7 % des achats en valeur, sur un total de 9,5 milliards d’euros pour le groupe.

Par Guillaume Trécan

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