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Par Guillaume Trecan

Axes de travail

La palette des directions achats foisonne de couleurs

Si, cette année encore, les actions de sourcing, mise en concurrence et renégociation dominent largement dans les axes de travail privilégiés par les directeurs achats, les autres choix montrent bien la grande diversité des moyens à la disposition des organisations achats.




Difficile de réduire l’action d’une direction achats à cinq axes de travail et plus difficile encore de les hiérarchiser, mais cette année encore près de 150 directeurs achats ont joué le jeu. Nous n’en demandons que cinq pourtant la liste des priorités à gérer est longue et variée et parmi les 17 items que nous proposons, très peu sont finalement délaissés.
Deux axes de travail se détachent tout de même de plus en plus nettement depuis trois ans qui rappellent que, même si elle a bien d’autres manières d’apporter de la valeur, c’est avant tout sur la réduction des coûts que la fonction achats se doit d’agir. Le sourcing et la mise en concurrence demeurent le premier item, cité par 88 directeurs achats en tout, dont 22 fois en item numéro 1 et 28 fois en item numéro 2. L’axe renégociation complète le tableau, avec un total de 80 citations dont également 22 fois en numéro 1 et 17 en numéro 2.

Travailler en interne et sur le fond


On frôle la victoire par KO sur les autres éléments de la boîte à outil de l’acheteur. Les sept suivants, cités entre 59 et 45 fois se tiennent dans un mouchoir de poche, départagés essentiellement par les pondérations liées à la hiérarchie appliquée par nos répondants. En numéro 3 se trouve l’autre dimension du métier de l’acheteur après la négociation externe, l’implication en amont, qui ouvre la porte à des actions en profondeur avec les partenaires internes. Cet item est beaucoup moins cité que les deux précédents (54 fois au total), mais presque autant de directeurs achats le positionnent en axe de travail numéro 1 (21 citations).
Le décalage n’est pas très grand avec l’item numéro 4, le pilotage des relations fournisseurs, cité 52 fois en tout, mais il est toutefois symboliquement important de constater que cette légère priorité donnée à l’approfondissement des relations en interne. D’ailleurs seuls dix directeurs achats font du pilotage des relations fournisseurs leur priorité numéro 1.
Parmi ces actions en profondeur rendues possibles par l’implication en amont figurent l’optimisation TCO, item numéro 5 avec 49 citations, ou encore le travail sur l’expression des besoins, item numéro 6, avec 48 citations.

Le SI achat en outsider


L’axe de travail suivant a effectué depuis les six dernières éditions de notre enquête une ascension ininterrompue dans la hiérarchie du tableau, au point que l’on peut se demander où elle s’arrêtera. Quatorzième axe de travail de cette liste en 2011, le SI achat a atteint cette année le rang numéro 7 et gagne deux places en un an. Neuf entreprises en font leur axe de travail numéro un : trois groupes du BTP, deux groupes du secteur banque assurance, deux du secteur énergie et environnement et un groupe du secteur transport de personnes.
Viennent ensuite la massification (numéro 8) et la gestion des risques (numéro 9), cités respectivement par 42 et 45 directeurs achats. La massification se situant à un niveau de hiérarchisation assez élevé parmi les directeurs achats qui l’évoquent, en particulier des directeurs achats de grands groupes auxquels il reste encore une grande marge de manœuvre dans l’exploitation des synergies entre filiales.
Encore une fois la distance en nombre de citations qui sépare ces deux items du suivant, l’innovation, citée par 43 directeurs achats, n’est pas significative… mais la hiérarchisation des priorités des directeurs achats ne lui est pas favorable. Sur ces 43 citations, 18 positionnent l’innovation à la place guère confortable de cinquième et dernière priorité.

Des priorités... moins prioritaires


Notre panel réserve un sort comparable à la RSE, qui émarge à la place numéro 11 avec 35 citations seulement, dont 15 en item numéro 5. D’ailleurs, en six ans, en dépit des discours et pétitions de principe sur ces deux thèmes, aucun des deux n’a avancé d’un pouce dans ce classement.
On peut en dire autant des six items suivants : la réduction du panel fournisseurs, le redesign to cost, le contract management, l’amélioration des délais de paiement, les LCC et SOC (Low Cost Countries et Sourcing Oportunities Countries) et l’externalisation. Preuve de la très grande diversité des plans d’actions achats, à l’exception des LCC et SOC et de l’amélioration des délais de paiement, chacun de ces axes de travail est cité au moins une fois en numéro 1.

Par Guillaume Trecan

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N°273 - Juillet - Août 2018

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