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La Lettre des Achats - Mars 2016 N°247
Mars 2016

Management

Dossier

Achats et RSE : plus responsables que verts

Des achats verts tous azimuts

Aider les PME à prendre leur envol

EDF
S’ouvrir aux PME pour favoriser l’innovation

Co-traiter au STPA pour aller plus loin

Baromètre des achats responsables OBSAR
La maturité en ligne de mire

Devoir de vigilance
« Un texte qui comportait de graves déficiences juridiques »

Témoignages

Olivia Rose - Directrice achats France - Sanofi
« Une centaine de PME stratégiques »

Thibault Gouache - Président - Cornis
« S’appuyer sur une bonne ossature de contrat »

Evelyne Austruy - Responsable communication et achats responsable - Crédit Agricole SA
« Nous avons pensé un contrat quadripartite »

Par Matthieu Maury

Baromètre des achats responsables OBSAR

La maturité en ligne de mire

Le dernier baromètre des achats responsables indique une solide montée en maturité dans la priorisation, les motivations et les freins de la démarche, ainsi que dans le déploiement des process. Mais toujours des progrès à réaliser sur le coût complet et l’économie circulaire.

Conduit par l’institut Opinionway pour le compte de l’Obsar, le septième baromètre des achats responsables confirme la progression et la structuration de la thématique sur une multitude de dimensions. Pour 42 % des participants à l’enquête, la RSE aux achats constitue une priorité pour leur organisation. Une proportion qui gagne neuf points en un an, au détriment des six points perdus pour la réponse « un élément parmi d’autres ».

Des connaissances et des process en progrès


Chez ceux qui ont mis en œuvre une démarche d’achats responsables (soit 85 % des répondants), 68 % affirment avoir une « plutôt bonne connaissance » des réglementations, des référentiels et des bonnes pratiques, soit cinq points de plus que l’an dernier. Et 13 % revendiquent même une « très bonne connaissance ».
À 79 %, la mise en place d’une cartographie des risques RSE bondit de dix-neuf points. Celle-ci est construite par type d’achats dans 57 % des entreprises, par catégorie de fournisseurs dans 28 % et par zone géographique dans 15 %. Pour appréhender les risques, 67 % utilisent un outil élaboré en interne, contre seulement 14 % une plate-forme externe dématérialisée.
La diffusion en interne de la démarche (74 %) progresse de trois points, tout comme la concertation avec les parties prenantes (64 %). La formalisation d’objectifs précis (71 %) et le suivi d’indicateurs (64 %) s’élèvent de sept points chacun.

Les PME prises en compte


Concernant les relations avec les fournisseurs, 67 % des donneurs d’ordres tiennent compte des PME (moins de 250 salariés) dans leurs pratiques achats. Parmi ceux-ci, 62 % donnent plus d’importance à l’efficacité économique de l’offre qu’aux références et à la taille de la société. Les démarches actives pour solliciter les PME compétentes concernent 43 % et l’allotissement des marchés 40 %. Toutefois, ils ne sont que 26 % à adapter leur seuil de dépendance aux PME innovantes ou en création. Chez 43 % des répondants, la part d’achats aux petites et moyennes entreprises s’avère supérieure à 20 %. Dans 17 % des cas, elle ne dépasse pas 5 %.
Sur les résultats de la politique d’achats responsables, 57 % les considèrent conformes aux objectifs initiaux et même supérieurs pour 4 %. Alors que 22 % les jugent inférieurs, 17 % estiment qu’ils ne sont pas quantifiables.
Parmi les motivations à actionner la démarche, l’image de l’entreprise (49 %, moins quatre points) devance le respect des réglementations et des normes (43 %, -9). Deux optiques défensives qui restent en tête, mais qui poursuivent leur recul. Suivent la qualité totale (40 %, +2), le développement du territoire (37 %, +2) et l’analyse des risques fournisseurs (34 %, +10). La réponse à la demande des clients ne recueille que 17 % des suffrages (+5).
Autre motif de satisfaction pour les adeptes des achats responsables : la diminution des objectifs contradictoires, principal frein pour 39 % des personnes interrogées, contre 45 % l’an dernier. Les contraintes budgétaires perdent même dix points, à 41 %. La première difficulté est désormais incarnée par le manque d’indicateurs de mesure (45 %), ce qui n’empêche pas cette proposition de reculer de deux points. Le quatrième frein recensé, le manque d’expertise interne est lui aussi sur le recul, passant en un an de 38 % à 33 % de citations.

Le TCO et le recyclage pas assez répandus


Pour autant, le baromètre souligne plusieurs points à améliorer. La logique de coût total de possession (TCO) n’est pas encore généralisée. Seulement 23 % y ont recours de manière systématique, tandis que 46 % la mettent en œuvre « parfois », 20 % « rarement » et 9 % « jamais ». Les coûts de fin de vie, de destruction et de recyclage sont encore moins pris en compte : 6 % « systématiquement », 39 % « parfois », contre 33 % « rarement » et 22 % « jamais ».
Le coût complet, dont la méthodologie est traitée dans la future norme ISO 20400, va d’ailleurs faire l’objet au sein de l’Obsar de groupes de travail sectoriels (propreté, transport et logistique, communication, énergie…). En matière d’environnement, les composantes de l’économie circulaire ne sont pas non plus assez répandues. Pour 55 % des répondants, le principal objectif réside dans la réduction des consommations, contre 21 % pour le recyclage, 17 % pour la diminution des impacts des matières premières et des produits finis, 7 % pour la deuxième vie (réparation et réutilisation).
Encore plus que les précédentes, l’édition 2016 du baromètre de l’Obsar met en lumière une certaine maturité, atteinte par la démarche des achats responsables. Un constat toutefois à tempérer par les axes de progrès signalés par l’étude et par la forte sensibilité au sujet de ses répondan
Méthodologie
Pour cette septième édition du baromètre, le panel comprend 351 responsables achats répondants, contre 414 l’an dernier. À hauteur de 68 %, la représentation du secteur privé progresse de cinq points par rapport à l’an dernier, soit 38 % pour l’industrie, 23 % pour les services et 7 % pour le commerce. La sphère publique pèse 30 % des participants et les associations 2 %. Les entreprises de plus de 1 000 salariés,  constituent 46 % du panel.

Une démarche de plus en plus prioritaire
Selon 42 % des répondants, la politique d’achats responsables représente une priorité pour leur organisation. Une proportion qui gagne neuf points en un an. Avec 48 %, la réponse « un élément parmi d’autres » reste en tête, mais perd six points par rapport à l’an dernier.

Source : Baromètre 2016 des achats responsables de l’Obsar






Les motivations défensives à la baisse
Pour 49 % des répondants ayant déployé une politique d’achats responsables, l’image de l’entreprise constitue l’une des trois premières motivations. Elle devance le respect des réglementations et des normes (43 %). Deux optiques défensives qui poursuivent toutefois leur recul. Malgré une hausse de cinq points, répondre à la demande des clients (17 %) reste scotché à la dernière place.

Source : Baromètre 2016 des achats responsables de l’Obsar



Le recours au TCO pas assez systématique
Parmi les 85 % de répondants ayant mis en œuvre une démarche d’achats responsables, 23 % appréhendent systématiquement le coût complet des produits, 46 % seulement parfois, rarement pour 20 % et même jamais pour 9 %.


Par Matthieu Maury

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